• stsebastianfrgerma

24º Dimanche du temps de l’Église A

Los Angeles, 13 septembre 2020

1ère lecture : du Livre de Ben Sirac le Sage 27,30—28,7

Psaume : 102(103) 1-2.3-4.9-10.11-12

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 14,7-9

Évangile : selon St Matthieu 18,21-35

Les lectures de ce dimanche parlent de trois qualités de Dieu qui peuvent devenir nôtres si nous nous laissons guider par l’Esprit Saint.

Miséricorde, compassion et pardon.

Le premier livre que Jorge Bergoglio a écrit, en tant que Pape François et publié le 16 janvier 2016 en 86 pays, est un très beau livre qu’il a intitulé, « le nom de Dieu est miséricorde ».

Très souvent, dans les évangiles, les auteurs disent que Jésus est rempli de compassion chaque fois qu’il rencontre un malade, une personne qui souffre, un exclu de la société, un pécheur victime de son mal, une famille qui pleure la mort d’un être cher, une multitude qui a faim ou un peuple qui vit comme un troupeau sans berger.

La parabole de l’évangile de ce matin parle d’un roi qui remet une énorme dette à quelqu’un qui, en sortant du palais du roi, venant d’être pardonné, refuse de remettre une petite dette à un de ses employés qui se met à genou pour lui demander d’attendre un peu avant qu’il puisse lui payer sa dette.

La miséricorde, la compassion et le pardon sont des caractéristiques de la relation que Dieu entretient avec chacun de nous. Elles sont présentes dans toute relation d’amour ou d’amitié sincère, vraie et durable.

Nous avons tous besoin d’accueillir et de donner beaucoup de miséricorde, de compassion et de pardon tout au long de la vie à toutes les personnes que nous rencontrons.

Nous savons que les personnes qui pratiquent la miséricorde, c’est-à-dire, qui s’interdisent tout jugement et condamnation mais aussi les individus qui ont de la compassion pour ceux et celles qui pleurent et les êtres qui pardonnent facilement, sont des hommes et des femmes qui ont un cœur pacifié, ouvert et joyeux. Ce sont des personnes qui vivent mieux que les autres et qui profitent de l’existence parce qu’elles ont de bonnes relations avec tous.

Nous sommes témoins des couples qui se déchirent parce qu’ils ne connaissent pas la miséricorde, la compassion ou le pardon. Des enfants qui grandissent sans jamais voir un de leur parent ou d’autres membres de la famille parce que à un moment de leur histoire on n’a pas eu miséricorde, compassion ou pardon devant l’erreur de celui ou celle qu’on a exclu du cercle familial.

Nous voyons, même dans nos familles, des individus qui vivent dans la haine, dans la rancune et dans la recherche de vengeance pour quelques pièces d’argent mal distribuées dans un héritage ou, pire encore, à cause d’un malentendu, d’une calomnie ou d’une erreur de quelqu’un qu’ils aimaient avant. Dans la première lecture d’aujourd’hui, Ben Sirac le Sage dit que dans ces cas-là, nous avons besoin de guérison.

Dans notre vie personnelle, dans la vie sociale et dans la relation entre les pays il faut que la miséricorde, la compassion et le pardon existent pour que nous puissions construire ensemble une paix durable et un monde meilleur pour tous.

Je sais que ce n’est pas facile de pardonner, d’être miséricordieux ou d’avoir de la compassion pour quelqu’un qui nous a profondément blessé. Je parle par expérience. Je sais que nous sommes tous tentés par la condamnation, la vengeance et la haine. Mais, si nous laissons l’Esprit de Dieu agir dans notre cœur nous allons être surpris de la force que le Seigneur nous donne pour savoir être comme Lui : miséricordieux et compassionnés. Pour savoir pardonner comme Lui nous pardonne.

Bonne semaine et vivons en paix pour vivre heureux. Amen.P Germán

3 views

Recent Posts

See All

© 2020 by ACFLA. Proudly created with Wix.com

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now