• stsebastianfrgerma

22º Dimanche du temps de l’Église Année Liturgique A

Los Angeles, 30 aout 2020

1ère lecture : du livre de Jérémie 20,7-9

Psaume : 62(63)2.3-4.5-6.8-9

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 12,1-2

Évangile : selon St Matthieu 16,21-27

Dans la Parole de Dieu de ce dimanche il y a deux affirmations qui méritent un peu de réflexion : « tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes » et « Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? ».

« Tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes ». Je pense que Pierre a dû être très déçu et profondément triste de cette réflexion, un peu désagréable de la part de Jésus. J’imagine que personne parmi nous a envie d’entendre ces paroles quand nous sommes prêts à prendre une décision. Et pourtant, il me semble que souvent nous devons nous demander si nous sommes en train de suivre la pensée de la foule, les arguments que nous prenons de la presse, de la télévision ou des réseaux sociaux ou si nous voulons conformer nos paroles, nos actes et nos pensées à la pensée de Dieu.

Il est important que tous les chrétiens comprennent que nos pensées doivent se conformer à la pensée de Dieu si nous voulons suivre Jésus et accomplir la mission qu’Il nous confie.

Alors, quelle est la pensée de Dieu ? Que veut-il que je fasse, que tu fasses, que nous fassions pour que le monde voit que notre vie est guidée par l’Esprit Saint ?

La réponse à cette question se trouve dans l’Evangile que nous venons d’entendre : prends ta croix et suis le Christ. Accepte-toi tel que tu es, avec tes qualités et tes défauts. N’essaie pas de ressembler à tel artiste ou à tel idole d’Instagram ou à tel ami qui se débrouille toujours bien. Porte tes défauts et tes qualités et accepte que Dieu t’aime comme tu es et non pas comme tes amis de Facebook voudraient que tu sois.

La pensée de Dieu est que toi et moi, nous sommes des personnes importantes dans la construction du monde et dans la transformation de notre société.

« Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? ».

Le Coronavirus est en train de nous faire comprendre que le prix de la vie est beaucoup plus important que tout l’argent, tout le pouvoir et tous les honneurs rassemblés. Il ne sert à rien d’avoir tant de technologie si nous n’arrivons pas à la maitriser et si un jour c’est elle qui nous maitrise et nous fait peur avec un petit virus qui a échappé des mains de scientifiques intelligents.

Il ne sert à rien d’avoir le monde entier dans ses mains et oublier que la vie de tous et la vie dans tous les continents doivent être la première préoccupation des politiciens, des scientifiques, des religions et de la société tout entière. Nous devons mettre l’homme/la femme au milieu de la création et la création au milieu de toutes nos ambitions. A quoi bon d’avoir des avions qui ont une capacité de 850 passagers si maintenant nous ne voulons plus être enfermés dans une cabine pendant 10 heures, non seulement à cause du virus mais aussi à cause de la pollution qu’ils produisent.

Quel avantage de tout avoir si nous perdons l’essentiel de la vie qui est l’amour, le partage, la solidarité, la responsabilité et la confiance.

Comme Pierre, nous ne voulons pas écouter ce que Jésus dit, mais comme Pierre, nous devons être humbles pour accepter que le Seigneur nous propose une autre façon de penser et d’agir, pour vivre mieux.

Amen.

P Germán

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