• stsebastianfrgerma

Ce n’est pas fini



Pour continuer à parler du Covid je vous propose trois mots : merci, responsabilité et fraternité

Merci. Je pense que nous avons tous l’obligation de dire merci. Il y a tellement de personnes que nous devons remercier que je ne vais en nommer que quelques-unes.

Nous devons remercier les scientifiques qui, depuis le début de cette épidémie, travaillent pour comprendre l’origine, les caractéristiques et l’évolution du virus. À tous les chercheurs qui passent des heures et des heures pour produire des vaccins efficaces et des médicaments pour éviter le pire face à cette maladie. Au personnel médical qui ne compte pas les heures de travail, ni la fatigue, ni les risques qu’ils prennent pour venir en aide aux personnes affectées par le covid. Nous devons remercier tous les responsables politiques et religieux qui cherchent tous les jours à accompagner et à guider les gens. Jour après jour ils nous aident à mieux comprendre l’évolution de la situation. Ils nous guident et nous montrent les chemins qui nous permettent d’agir d’une façon responsable et solidaire.

Merci à tous les bénévoles qui participent dans les campagnes de dépistage, de vaccination, d’information et d’accompagnement des personnes fragiles ou malades. J’en ai rencontré beaucoup et je les ai remerciés.

Il y a encore beaucoup de personnes qui travaillent en silence et qui contribuent d’une façon importante au bon fonctionnement de notre société en ce temps de crise.

Après avoir dit merci, il me semble que nous devons parler de Responsabilité. Ce n’est pas fini. Nous sommes très nombreux à être vaccinés et je m’en réjouis. Grâce au vaccin il y a de moins en moins de morts. Un bon nombre de personnes qui ont accepté de se faire vacciner l’ont fait pour se protéger mais surtout pour protéger les autres. La décision de se vacciner est un acte de responsabilité même si nous savons que la protection n’est pas à 100%. Je crois profondément qu’aujourd’hui nous n’avons pas d’autre choix que le vaccin pour éviter de nous trouver dans un hôpital rempli, en majorité par des gens qui n’ont pas été vaccinés.

Mais la vaccination ne nous dispense pas de continuer à vivre d’une manière responsable. Il y a quelques jours je suis allé rendre visite à un jeune homme hospitalisé dans une maison de convalescence. Les visites étaient très restreintes et les précautions avec les visiteurs très sérieuses. (Voir la photo).

Les mesures d’hygiène que nous avons développées pendant ces derniers mois doivent continuer à être présentes dans notre vie de tous les jours. Les distances, surtout avec les personnes qui ne partagent pas notre maison, doivent continuer à être respectées. Les déplacements qui ne sont pas nécessaires doivent être évités. Les précautions à prendre, si nous avons un symptôme quelconque de début d’une maladie, doivent être rigoureusement respectées. Le porte du masque doit continuer à se faire, jusqu’à ce que le virus soit complétement connu et dominé par la science. Je dirai que même s’il n’est pas obligatoire, nous devons le porter quand nous sommes avec des personnes que nous ne connaissons pas ou au milieu d’une multitude. La sortie de cette crise dépend beaucoup de la responsabilité de chacun.

La fraternité est une valeur qui s’est beaucoup développée en ces temps difficiles que nous avons vécu. Personne ne se sauve seul disait le Pape François. Nous sommes des frères et sœurs embarqués dans le même bateau. Mon frère et ma sœur sont les voisins qui ont besoin d’un peu de nourriture quand ils sont testés positifs et sont obligés de rester à la maison. Mon frère et ma sœur sont aussi les gens d’Inde, d’Afrique, d’Amérique Latine ou d’autre pays qui n’ont pas encore accès au vaccin, qui ne peuvent pas se faire tester à cause du prix. Mon frère et ma sœur sont tous les gens qui n’ont pas accès aux médecins ou qui n’ont pas un centime pour acheter des médicaments. Il y a beaucoup de gens ici et dans le monde entier qui n’ont pas une assurance maladie qui leur permette de visiter un médecin, d’être soigné dans un hôpital ou de prendre un médicament. Mon frère et ma sœur sont aussi tous ces pauvres gens, ici dans notre ville qui ont perdu leur travail et qui ont du mal à manger et à payer leurs factures.

La fraternité doit changer le monde et nous devons nous engager dans ce chemin pour participer dans la transformation de notre société et dans la construction d’un monde meilleur pour tous.

Ce n’est pas fini et en attendant que cela soit fini, n’oublions pas de dire merci, de vivre d’une manière responsable et de travailler pour que la fraternité universelle soit le moteur du changement de notre société.

Bonne semaine

P. Germán le 8 août 2021

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