24º Dimanche du temps de l’Église A Los Angeles, 17 septembre 2017

posted Sep 16, 2017, 3:25 PM by German Sanchez   [ updated Sep 16, 2017, 3:36 PM ]

24º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Los Angeles, 17 septembre 2017

1ère lecture : du Livre de Ben Sirac le Sage 27,30—28,7

Psaume : 102(103) 1-2.3-4.9-10.11-12

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 14,7-9

Évangile : selon St Matthieu 18,21-35

La liturgie d’aujourd’hui nous invite à parler du pardon.

Demander pardon et pardonner aux autres sont deux attitudes indispensables dans la vie de tous.

Demander pardon :

Qui n’a jamais commis d’erreur ou fait du mal aux autres ?

Nous savons qu’il nous arrive souvent de blesser ceux et celles que nous aimons. Nous savons que parfois nous faisons souffrir, sans le vouloir, notre prochain. Nous devons le reconnaître pour être vrais avec nous-mêmes et avec les autres. Quand nous disons une parole qui blesse ou quand nous faisons quelque chose qui s’oppose à l’amour de l’autre, nous nous éloignons ou nous séparons de la personne que nous avons fait souffrir.

La séparation des autres, la rupture d’une amitié, les conflits avec nos frères et sœurs nous font souffrir parce que nous avons tous besoin de l’amitié, de l’amour, du respect et de l’affection des autres.

La demande de pardon est une démarche qui est toujours difficile et qui montre notre désir de vivre heureux et d’aimer les autres. La demande de pardon permet à l’autre de comprendre que nous avons commis une erreur et que nous n’avions pas l’intention de faire du mal. La demande de pardon est indispensable dans toutes les relations pour que la confiance perdue par une mauvaise parole ou par un acte malveillant soit rétablie.

Nous devons apprendre à demander pardon pour ne pas vivre dans l’orgueil et dans le mensonge. Nous ne sommes pas parfaits et nous devons le reconnaître devant les autres. Comme les autres, nous aussi, nous avons du mal à aimer toujours et à montrer cet amour dans toutes nos paroles et nos actes.

Dans le pardon il y a le premier pas qui est la demande de pardon et ensuite il y a le pardon.

Pardonner aux autres.

Les enfants, les parents, les couples, les professeurs, les étudiants et tous ceux et celles qui partagent une activité savent que dans la vie de tous les jours nous devons apprendre à pardonner. Pardonner aux autres parce que nous aussi nous avons besoin d’être pardonnés. Donner le pardon aux autres ou demander à Dieu de les pardonner pour nous débarrasser de sentiments mauvais comme la vengeance ou la haine qui nous font mal, qui font souffrir les autres et qui détruisent nos relations d’amitié, de travail et d’amour.

Il est indispensable d’apprendre à pardonner pour vivre en paix avec soi-même, avec Dieu et avec les autres. Refuser le pardon nous conduit à nous isoler, à nous couper des autres, à nous séparer de ceux et celles qui nous aiment et qui partagent avec nous leur amitié, leur connaissance, leur amour.

Dans la prière que nous disons tous les jours, nous demandons au Seigneur de nous pardonner, comme nous pardonnons autres. Le pardon de Dieu nous aide à nous relever chaque fois que nous tombons dans l’erreur ou dans le manque d’amour. Le pardon de Dieu nous rappelle que nous sommes capables de faire chaque fois mieux et que dans notre cœur il y a beaucoup d’amour et de bonté que nous pouvons partager avec les autres.

Demandons pardon et pardonnons aux autres pour vivre mieux.

Amen.  P Germán

Vous n’aurez pas ma haine

 

Je voudrais partager avec vous ce témoignage sur le pardon.  

La femme d’Antoine Leiris fut assassinée lors de l’attaque terroriste au Bataclan en novembre 2015. Ils ont un bébé de 17 mois. Antoine a écrit une lettre aux terroristes.

 « Vendredi soir vous avez volé la vie d’un être d’exception, l’amour de ma vie, la mère de mon fils mais vous n’aurez pas ma haine. Je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux pas le savoir, vous êtes des âmes mortes. Si ce Dieu pour lequel vous tuez aveuglément nous a fait à son image, chaque balle dans le corps de ma femme aura été une blessure dans son cœur.

Alors non je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr… répondre à la haine par la colère ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes. Vous voulez que j’ai peur, que je regarde mes concitoyens avec un œil méfiant, que je sacrifie ma liberté pour la sécurité. Perdu… Bien sûr je suis dévasté par le chagrin, je vous concède cette petite victoire

Nous sommes deux, mon fils et moi, mais nous sommes plus fort que toutes les armées du monde. Je n’ai d’ailleurs pas plus de temps à vous consacrer, je dois rejoindre Melvil qui se réveille de sa sieste. Il a 17 mois à peine, il va manger son goûter comme tous les jours, puis nous allons jouer comme tous les jours et toute sa vie ce petit garçon vous fera l’affront d’être heureux et libre. Car non, vous n’aurez pas sa haine non plus.»

Ce beau témoignage de pardon peut nous aider à pardonner pour éviter la souffrance.

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