7º Dim de l’Église B le 22 février 2009

posted Feb 21, 2009, 7:54 PM by German Sanchez   [ updated Feb 21, 2009, 10:59 PM ]

7º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique B

Los Angeles, le 22 février 2009

1ère lecture : du livre d’Isaïe 43,18-19,21-22,24b-25

Psaume : Ps 41(42)2-3,4-5,13-14

2ème lecture : de la 2ème lettre de St Paul aux Corinthiens 1,18-22

Evangile : selon St Marc 2,1-12

 

Pour nous préparer à accueillir le Carême, qui commence mercredi prochain avec les Cendres, la Liturgie nous invite à réfléchir sur le péché, ses conséquences et sa guérison.

Si nous faisons une enquête sur la définition du péché nous allons être surpris de la diversité de réponses.

Je suis sûr que nous croyons tous à l’existence du péché (bien que les statistiques disent que seulement 42% des français croient au péché), je pense que nous l’avons tous rencontré dans la vie des autres et dans notre propre existence.

Mais, quand il s’agit de définir le péché nous avons plus du mal à nous mettre d’accord.

Il y en a qui définissent le péché comme tout acte qui s’oppose aux dix commandements. Cette définition n’est pas fausse mais elle n’est pas complète. Avec cette définition on peut affirmer que l’on n’a pas péché car on aime Dieu, on va à la messe le dimanche et les jours de fête, on n’a jamais tué… on respecte les 10 commandements, donc on n’a jamais péché.

Le catéchisme de l’Église Catholique au No. 1849 dit que : « Le péché est une faute contre la raison, la vérité, la conscience droite ; il est un manquement à l’amour véritable, envers Dieu et envers le prochain, à cause d’un attachement pervers à certains biens. Il blesse la nature de l’homme et porte atteinte à la solidarité humaine. Il a été défini comme ‘une parole, un acte ou un désir contraires à la loi éternelle’ » (St Augustin, Faust. 22,27 ; St Thomas d’A., S.Th. 1-2,71,6)

Si nous définissons le péché comme toute parole, acte ou désir qui va contre le 1er et le plus grand des commandements : « Aime Dieu et ton prochain comme toi-même » nous allons découvrir que le péché est présent dans nos vies et qu’il nous est difficile de vivre ce commandement tous les jours et dans toutes les circonstances.

Le péché s’oppose à l’Amour. Tout acte, toute parole, tout silence ou passivité qui n'est pas animé par l’Amour de Dieu, du Prochain et de Nous-mêmes doit être considéré comme péché.

Le péché est le contraire de ces trois forces d’Amour qui nous animent. Le péché est l’ennemi de ces trois énergies ou puissances qui nous donnent la force, le courage et la joie de Vivre. Le péché est l’absence de l’Amour de Dieu, de l’Amour du prochain et de l’Amour de nous-mêmes.

Si nous regardons notre propre vie et nos journées à la maison, au travail et dans la société nous allons découvrir :

- que les jours nous ne sommes pas bien avec nous-mêmes, quand nous avons du mal à nous accepter tels que nous sommes, à nous aimer;

 - que les situations dans lesquelles nous n’avons pas voulu partager ou nous n’avons pas respecté ou eu pitié ou compassion d’un de nos frères ou sœurs ;

- que les dimanches et les jours de fêtes pendant lesquels nous avons abandonné Dieu ou que nous n’avons pas voulu écouter ou accepter la Parole et la voix de Dieu dans notre vie ;

ces jours là et dans ces situations précises nous avons été comme paralysés, nous n’avons pas avancé, nous n’avons pas été des artisans de bonheur pour nous-mêmes ni pour les autres.

Le manque d’Amour paralyse, l’absence d’Amour nous rend malades, égoïstes, tristes, dépressifs et nous enferme en nous-mêmes.

Il n’y a pas de médicament, il n’y a pas de spécialiste dans la médecine traditionnelle ni dans les nouvelles formes de médecine parallèle, il n’y a pas de gourou ou de personne –si charismatique soit-elle- qui puisse nous guérir du péché, du manque d’Amour dans nos vies.

Le seul capable de pardonner et de guérir est Jésus. Celui qui est l’Amour, Celui qui a vécu l’Amour jusqu’au bout, Celui qui est le Fils de Dieu est le Seul capable de nous pardonner et de nous faire marcher vers le bonheur.

Le péché est tout ce qui s’oppose à l’Amour. L’Église a reçu le Sacrement du Pardon, de la réconciliation et de la pénitence pour nous manifester l’Amour de Dieu et pour nous guérir de tous nos manques d’Amour.

Le péché paralyse tandis que l’Église et Dieu veulent une humanité qui avance.

Laissons nous réconcilier, acceptons ce médicament gratuit de Dieu, reconnaissons nos péchés pour que Dieu puisse nous dire : « Toi aussi, prends ton brancard, prends ta vie en main et marche. Je suis avec toi jusqu’à la fin des temps ».

Amen 

P Germán
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