32ème Dim du temps de l’Église C OC/LA, le 6 novembre 2016

posted Nov 2, 2016, 2:15 PM by German Sanchez

32ème Dim du temps de l’Église C

OC/LA, le 6 novembre 2016

Baptême à Newport Beach de Camille Hussonnois

1ère lecture : du 2º Livre des Martyrs d’Israël 7,1-2.9-14

Psaume 16 (17)1.5-6.8.15

2ème lecture: de la 2ème lettre de Paul aux Thessaloniciens 2,16—3,5

Evangile: Saint Luc 20,27-38

La liturgie d’aujourd’hui nous parle de la résurrection des morts.

Tout le monde ne croit pas à la résurrection des morts. Il y a même des chrétiens qui mettent en doute ou qui nient la résurrection et pensent qu’après la mort il n’y a plus rien ou qu’il y aurait une fusion avec la nature ou le cosmos. Nous assistons à des pratiques étranges : on incinère le défunt et on distribue les cendres entre les membres de la famille ou les amis ; on arrive à acheter des cendres dans une brocante ou à utiliser les cendres d’un défunt pour faire de bijoux… je ne continue pas la liste pour ne pas vous scandaliser.

Il est indispensable d’affirmer aujourd’hui que nous croyons à la résurrection des morts et que nous voulons que notre corps ou nos cendres soient respectés et conservés dans un lieu digne et sûr et non pas dans un jardin ou dans une maison dont on ne sait pas qui va l’acheter demain ou la détruire dans l’avenir.

 Il n’est pas simple de parler de la résurrection pour deux raisons :

1.- personne n’est venu après la mort (sauf le Christ) pour nous dire ce qui se passe dans l’autre vie

2.- la résurrection fait partie de notre foi et pour le moment nous n’avons pas d’explications et nous devons simplement prendre la décision d’y croire ou de ne pas y croire.

Je vais vous raconter une petite histoire qui va vous aider à faire le choix de croire ou de ne pas croire en la résurrection des morts. Il s’agit du dialogue de deux bébés dans le ventre de leur mère. Le premier croit à la vie après la naissance et le deuxième n’y croit pas du tout.

Le 1er bébé dit : Tu crois à la vie après la naissance ? 

Le deuxième bébé répond: la naissance... À quoi ressemblerait une vie hors du ventre?

Le premier bébé dit : Eh bien, il y a beaucoup d'histoires à propos de "l'autre côté"... On dit que là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d'émotions, des milliers de choses à vivre... Par exemple il paraît que là-bas on va manger avec notre bouche.

Le deuxième bébé répond: Mais c'est n'importe quoi ! Nous avons notre cordon ombilical et c'est ça qui nous nourrit. Tout le monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche ! Et, bien sûr, il n'y a jamais eu de revenant de cette autre vie... Donc, tout ça, ce sont des histoires de personnes naïves. La vie se termine à la naissance. C'est comme ça, il faut l'accepter.

Le premier bébé dit : Eh bien, permets-moi de penser autrement. C'est sûr,  je ne sais pas exactement à quoi va ressembler cette vie après la naissance, et je ne pourrai rien te prouver. Mais j'aime croire que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.

Le deuxième bébé répond: "Maman"? Tu veux dire que tu crois en "maman" ? Ah ! Et où se trouve-t-elle ?

Le premier bébé dit : Mais partout, tu vois bien ! Elle est partout autour de nous ! Nous sommes faits d'elle et c'est grâce à elle que nous vivons. Sans elle nous ne serions pas là.

Le deuxième bébé répond: C'est absurde ! Je n'ai jamais vu aucune maman donc c'est évident qu'elle n'existe pas.

Le premier bébé dit : Je ne suis pas d'accord, ça c'est ton point de vue. Car parfois, lorsque tout devient calme, on peut entendre quand elle chante... On peut sentir quand elle caresse notre monde... Je suis certain que notre « vraie vie » va commencer après la naissance...

Voilà une belle histoire qui nous invite à croire qu’après cette vie il y a une rencontre avec Celui qui prend soin de nous tous les jours et qui nous attend avec amour comme toutes les mamans attendent leur bébé à la naissance.

Maintenant demandez-vous si vraiment vous croyez à la résurrection des morts que nous proclamons chaque fois que nous récitons le credo.

Amen P Germán
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