28ème Dim du temps de l’Église Année Liturgique B LA, 11 Octobre 2015

posted Oct 6, 2015, 2:26 PM by German Sanchez

28ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique B           LA, 11 Octobre 2015

1ère lecture : du livre de la Sagesse 7,7-11

Psaume : 89,12-13.14-15.16-17

2ème lecture: de la lettre aux Hébreux 4,12-13

Evangile: Saint Marc 10,17-30 ou 17-27

L’Évangile de ce dimanche nous invite à réfléchir sur notre rapport avec l’argent. La dernière encyclique du Pape François : Laudato Si (Loué sois-tu) qui parle de l’importance fondamentale de prendre soin de la création, nous rappelle souvent la place de l’argent dans la gestion et dans l’administration de cette maison commune que nous appelons la terre. Le texte du Pape a été salué par des scientifiques, des politiques de droite et de gauche, des économistes et des personnes de bonne volonté croyantes ou pas. Partout dans le monde il y a des groupes qui se sont constitués pour réfléchir à ce texte qui fait partie de la doctrine sociale de l’Église. Il est considéré par beaucoup comme le texte le plus important écrit par l’Église depuis le Concile Vatican II.

La famille Marcel (Aurélie et Julien) et moi-même nous vous proposons une petite rencontre le premier vendredi de chaque mois à partir de 19h, pour approfondir ce texte, échanger des idées et chercher des façons concrètes pour mettre en pratique la réflexion du Pape François.

L’argent n’est pas condamné par la Bible, ni par Jésus et encore moins par l’Église.

On reconnaît l’importance de l’argent et nous savons tous qu’il est impossible de vivre sans un minimum d’argent.

Par contre, ce qui est condamné clairement et sans ambiguïté c’est l’argent gagné avec des moyens malhonnêtes ou l’argent acquis sans respecter les droits et la dignité de toutes les personnes engagées dans le procès de production et de consommation.

Il ne suffit pas seulement de gagner l’argent en respectant la justice. Il faut aussi l’utiliser pour le bien commun.

L’équilibre écologique, le bien-être de l’humanité est indissociable de la notion du bien commun.

Le Pape François dit que le bien commun c’est « l’ensemble des conditions sociales qui permettent, tant aux groupes qu’à chacun de leurs membres, d’atteindre leur perfection d’une façon plus totale et plus aisée ». # 156 Pour comprendre cette phrase nous pouvons penser à la famille. L’équilibre de nos familles dépend du respect du bien commun. Tout doit être mis en place dans nos familles pour que chacun, depuis le plus petit et jusqu’au plus ancien, puisse atteindre sa perfection, c’est-à-dire, la sainteté, le bonheur. Dans la famille où un des membres ne pense qu’à lui et oublie le bonheur des autres, les conflits et la division arrivent et la famille se sépare et se détruit. Il en va du même dans la société.

L’argent doit être au service du bien commun qui « présuppose le respect de la personne humaine comme telle, avec des droits fondamentaux et inaliénables ordonnés à son développement intégral » # 157.

L’origine des conflits dans nos familles, des problèmes dans nos communautés, des difficultés dans le travail et souvent des guerres entre les peuples vient du non-respect des droits de l’autre.

Nous avons tous l’obligation d’utiliser l’argent pour le bien commun pour que notre humanité ne se détruise pas. Le Pape François dit : « Toute la société et d’une manière spéciale l’État, a l’obligation de défendre et de promouvoir le bien commun. » # 157b

Voilà pourquoi Saint Jean Paul II nous a dit souvent qu’il fallait construire une civilisation fondée sur l’amour et non pas sur l’argent. Permettez-moi de finir cette homélie avec un extrait de la prière que le Pape François a écrite pour conclure son encyclique : « Dieu d’amour,… illumine les détenteurs du pouvoir et de l’argent pour qu’ils se gardent du péché de l’indifférence, aiment le bien commun, promeuvent les faibles et prennent soin de ce monde que nous habitons. » # 246b. .

Amen.  P. Germán
Comments