23º Dimanche A OC/LA, 3-4 septembre 2011

posted Sep 1, 2011, 4:42 AM by German Sanchez   [ updated Sep 1, 2011, 4:44 AM ]

23º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Orange County/Los Angeles,3-4 septembre 2011

1ère lecture : du Livre d’Ezéquiel 33,7-9

Psaume : 94(95)

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 13,8-10

Évangile : selon St Mathieu 18,15-20

Vous avez sûrement remarqué que d’habitude, dans mes homélies, je prends deux ou trois points pour les développer.

Aujourd’hui c’est le retour de vacances et beaucoup parmi nous, nous commençons une nouvelle année scolaire ou du travail et comme le thème de l’Evangile est difficile, j’ai décidé de vous proposer une réflexion sur un seul sujet : la correction fraternelle.

Nous savons que nous avons tous besoin d’être corrigés. Si nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui, c’est parce que nos parents, nos éducateurs à l’école et à l’université et nos  supérieurs hiérarchiques ou nos collègues de travail nous ont corrigé. Il arrive aussi que des amis très proches nous fassent remarquer des erreurs et nous aident à retrouver le bon chemin.

La correction fraternelle est indispensable pour vivre en famille et en société. Nous devons accepter d’être corrigés  et nous devons participer à la correction des autres.

Mais nous avons aussi fait l’expérience de la difficulté que nous avons à accepter une correction ou à nous sentir responsables de la correction de nos frères et sœurs. Souvent nous disons : « de quoi je me mêle ou ce ne sont pas mes oignons. »

Et pourtant, Jésus nous dit, dans l’Evangile de Saint Matthieu, que nous devons corriger nos frères et sœurs quand nous voyons qu’ils ou elles sont sur la mauvaise route.

En tant que baptisés, en tant que disciples du Christ qui est venu pour montrer à toute l’humanité le chemin du bonheur, nous devons nous sentir responsables du bon comportement de tous les hommes.

La liturgie de ce dimanche nous aide aussi à comprendre que la correction fraternelle ne peut pas être faite n’importe comment.

Je dirai, que la Parole de Dieu nous montre le chemin pour que la correction fraternelle soit efficace et pour qu’elle soit vraiment fraternelle et non une leçon de morale ou une accusation désagréable.

Avant toute correction fraternelle nous devons prier. Jésus nous dit que si deux ou trois se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, le Père du ciel le leur donnera. Prier pour que l’Esprit Saint nous donne les paroles et les gestes pour ne pas blesser notre frère ou sœur et prier pour que notre frère ou sœur qui se trouve dans l’erreur soit sensible à notre démarche et la prenne comme un acte d’amour et non pas d’orgueil ou de méchanceté de notre part.

Le deuxième élément pour que la correction fraternelle soit vraiment chrétienne est l’amour du prochain. St Paul dit que celui qui aime ne fait du mal à personne et que l’amour est l’accomplissement parfait de la loi. Nous ne devons pas corriger quelqu’un si nous ne le faisons pas dans l’amour fraternel. Il vaut mieux se taire quand dans notre cœur il n’y a pas des sentiments d’amour pour la personne que nous voulons corriger. Nous voyons bien que dans la famille, entre parents et enfants ou vice-versa et entre mari et femme ou vice-versa, la correction fraternelle se produit facilement et donne des fruits quand elle est animée par l’amour. Mais quand l’amour est absent ou quand la correction est animée par des sentiments de méchanceté de vengeance, de jalousie,… ou outre la correction devient un élément de conflit et de séparation.

Aide nous Seigneur à vivre la correction fraternelle dans la prière et dans l’amour pour que nous grandissions tous ensemble sur la route que tu nous montres.

Amen.  P Germán
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