Depuis mercredi
dernier nous sommes entrés dans le temps du Carême.
Quarante jours au
désert pour répondre à l’invitation du Seigneur : Convertissez-vous et
croyez à l’Evangile.
Quarante jours au désert.
Les quarante jours
du carême nous rappellent les quarante années du peuple de Dieu dans le désert
avant d’arriver à la Terre Promise. Il a fallu quarante années pour que le
Peuple de l’Alliance comprenne que les chemins de Dieu sont amour et vérité et
que le Seigneur est un Dieu de tendresse et de pitié.
Nous avons devant
nous quarante jours pour grandir dans la foi et pour découvrir ou redécouvrir
la route que le Seigneur nous propose pour nous sauver.
Marcher dans le
désert est une expérience unique. Une marche dans le désert doit être bien
préparée car le désert est le lieu de la faim, de la soif, du froid et de la
chaleur, du risque de mort. Quand on marche dans le désert on doit savoir où l’on
va et suivre strictement la route du guide, de celui qui connaît le chemin.
La marche au désert
est une bonne image pour nous représenter le carême.
Pendant quarante
jours nous allons utiliser la prière, le jeûne et le partage pour mieux écouter
la voix du Seigneur qui nous dit une fois de plus :
Convertissez-vous et croyez à l’Evangile.
Le but du Carême
est résumé dans cette phrase : Convertissez-vous et croyez à l’Evangile.
Pendant quarante jours, la prière, le jeûne ou
la privation des choses qui ne sont pas essentielles pour la vie et le partage
vont nous aider à découvrir les domaines dans lesquels nous devons nous
convertir. Nous avons tous besoin de conversion, nous avons tous besoin de
changer nos cœurs pour vivre dans la vérité et pour aimer sans condition.
L’Évangile est
notre guide et le chemin que l’Évangile nous propose est une route qui nous
conduit tout droit vers l’amour, la justice et la vérité. La vie et le monde
nous proposent souvent des chemins bien déguisés pour nous détourner de
l’Evangile et nous tromper avec des faux moments de bonheur passagers.
Le temps de Carême
nous invite à prendre l’Evangile comme guide, comme référence et comme compagnon
pour avancer dans la paix et dans le bonheur que Dieu nous propose.
Convertissez-vous
et croyez à l’Evangile, voila l’activité qui doit guider notre Carême.
Laissons-nous
illuminer par l’Esprit Saint pour qu’il nous montre le chemin de conversion et
illumine notre intelligence pour croire à l’Evangile.
2ème lecture : de la 2ème lettre de St Paul aux
Corinthiens 5,20—6,2
Evangile : selon St Mathieu 6,1-6.16-18
En ce mercredi
des Cendres je vous invite à entrer dans le temps de carême avec les mains et
le cœur ouverts.
Nous avons
besoin d’ouvrir notre cœur et d’ouvrir nos mains vers Dieu et vers les autres.
Nous avons
besoin de Dieu et nous avons besoin de nos frères et sœurs pour vivre dans un
monde, qui à cause de la peur et de la méfiance, s’enferme dans l’égoïsme et
dans l’individualisme.
L’Église nous
propose le jeûne, la prière et le partage pour nous aider à ouvrir nos mains et
notre cœur vers Dieu et vers nos frères et sœurs.
Le jeûne, la
prière et le partage vécus par le Christ et suivis par les chrétiens doivent
être orientés vers Dieu et ouverts à nos frères et sœurs.
Profitons de ce
temps de carême pour faire l’expérience d’un jeûne ouvert à Dieu et partagé
avec nos frères et sœurs. Profitons de ce carême pour vivre des moments de
prière qui nous rapprochent de Dieu et qui nous intègrent dans la communauté.
Profitons de ce temps de carême pour ouvrir notre cœur à l’amour que Dieu
partage avec nous et pour ouvrir nos mains pour partager avec nos frères et
sœurs nos joies, nos peines, nos richesses et nos pauvretés.
Convertissons-nous
et croyons à l’Évangile qui nous invite à utiliser le jeûne, la prière et le
partage pour ouvrir nos mains et nos cœurs à Dieu et à nos frères et sœurs.
Que ce temps de carême purifie nos cœurs pour
que nous puissions célébrer dans la paix et dans la joie, la Pâque du Seigneur.
P Germán
1ère
lecture : du
livre d’Isaïe 43,18-19.21-22.24b-25
Psaume :40(41)
2-3.4-5.13-14
2ème lecture: 2eme lettre de St Paul aux Corinthiens 1,18-22
Evangile: Saint Marc 2,1-12
En ce dernier
dimanche, avant d’entrer dans le temps du Carême, la liturgie nous invite à
réfléchir sur le pardon des péchés et ses conséquences.
Commençons
par les conséquences du péché.
Saint Marc
nous dit que la communauté présente à Jésus un paralysé pour qu’il le guérisse
et Jésus, pour répondre à leur demande, commence par lui pardonner ses péchés.
Ce passage
nous dit clairement qu’il y a un lien étroit entre la paralysie et le péché.
Nous nous reconnaissons tous pécheurs, serions nous aussi des paralysés ?
Si nous
faisons un examen de conscience honnête nous allons découvrir que tous nos
péchés : l’égoïsme, l’orgueil, la malhonnêteté, le manque du respect des
autres... en somme, le manque d’amour, nous paralysent et nous empêchent de
marcher et d’avancer dans la construction d’un monde meilleur, d’un monde où la
paix et la justice règnent. Le péché nous paralyse dans la construction du
Royaume de Dieu, le péché nous paralyse et nous empêche d’avancer dans nos
relations d’amitié, d’amour, de fraternité.
Le péché
paralyse et rend malade. Le péché nous enferme en nous-même et nous empêche
d’ouvrir notre cœur à Dieu et aux autres.
Nous avons
donc besoin d’un médecin pour soigner la paralysie produite par nos péchés et
le seul qui peut soigner cette maladie est Dieu.
Le pardon des péchés est un acte
réservé depuis l’antiquité à Dieu seul. Les scribes et les docteurs de la loi
qui ont assisté à des scènes dans lesquelles Jésus pardonnait les péchés aux
uns et aux autres étaient scandalisés.
Seul Dieu
peut pardonner les péchés. Aujourd’hui nous devons affirmer notre foi.
Croyons-nous
que Jésus est Dieu et qu’il avait le pouvoir de pardonner les péchés et de
guérir des conséquences du péché ?
Croyons-nous
que par les sacrements Jésus continue à agir dans l’Église ? Croyons-nous
que par le sacrement de la réconciliation, Jésus continue à pardonner les
péchés et à nous guérir de cette maladie qui nous empêche de vivre en paix, de
vivre dans la justice, de vivre en enfants de Dieu et frères de Jésus ?
Oui, les
scribes et les docteurs de la loi avaient raison. Seul Dieu peut pardonner les
péchés et Jésus a montré qu’il est Dieu quand il a redonné la santé à celui qui
était paralysé par son péché.
Si vous vous
considérez pécheur, si vous croyez que le péché vous paralyse dans vos
relations d’amour, d’amitié et dans vos relations sociales, si vous croyez que
Jésus est Dieu et si vous croyez que Jésus a laissé à l’Eglise le sacrement
pour pardonner les péchés ; alors, profitez du temps de carême qui
approche pour recevoir le sacrement de la réconciliation, pour bénéficier de la
guérison que le Seigneur nous propose gratuitement.
Ne nous
laissons pas paralyser par nos péchés, laissons nous guérir par le pardon de
Dieu.
posted Feb 7, 2012 7:48 PM by German Sanchez
[
updated Feb 11, 2012 12:42 PM
]
6ème Dim du
temps de l’Église
Année Liturgique B
Notre Dame de
Lourdes
Los Angeles, 12 février 2012
1ère lecture : du livre des Lévites 13,1-2.44-46
Psaume :32(32)1-2.5.11
2ème lecture: 1ere lettre de St Paul aux Corinthiens
10,31--11,1
Evangile: Saint Marc 1,40-45
Le 11
février, l’Eglise célèbre la journée mondiale de prière pour les malades et en
même temps nous célébrons la fête de Notre Dame de Lourdes.
Depuis le
début des apparitions de Notre Dame à Lourdes en 1858, une foule innombrable de
malades va à Lourdes pour se recueillir devant la grotte et pour se laver et
boire de l’eau qui sort du rocher.
Les Évangiles
nous parlent d’une des multiples guérissons que Jésus a fait dans sa vie
publique.
Aujourd’hui
nous prions particulièrement pour les personnes malades que nous connaissons.
Après l’homélie, nous allons imposer les mains et bénir avec l’huile des
malades ceux et celles qui désirent recevoir le sacrement des malades.
Aujourd’hui,
dans l’archidiocèse de Los Angeles, nous ouvrons la campagne 2012 « Together in mission » (Unis dans la
mission).
Le thème de
cette année est « Soyez des
imitateurs du Christ » 1 Co 11,1.
Avec la crise
économique, les paroisses et les écoles catholiques situées dans les quartiers
défavorisés de notre archidiocèse ont de plus en plus du mal à rester ouvertes.
La fermeture
d’une paroisse ou d’une école catholique est toujours un drame pour les
familles concernées et un échec pour l’Église.
Sur les bancs
et à la porte de l’église, nous avons placé des prospectus qui nous informent
avec beaucoup de détails sur l’argent récolté en 2011 et sur les paroisses et
les écoles qui ont été soutenues grâce à l’argent de « Together in mission ».
Aujourd’hui
nous n’allons pas vous demander de l’argent.
Nous vous
demandons simplement de compléter les enveloppes que nous avons placées sur les
bancs pour faire votre promesse d’engagement pour l’année 2012. Ecrivez
clairement votre nom et votre adresse pour que nous puissions vous envoyer un
rappel de votre engagement, un remerciement et une lettre pour la réduction
d’impôts à la fin de l’année.
Aujourd’hui
nous vous invitons à vous engager à donner la somme que vous croyez que vous
pouvez donner en cette année 2012.
Marquez sur
l’enveloppe la somme que vous voulez donner par mois.
Si vous
désirez que l’archidiocèse fasse les prélèvements mensuels à partir de votre
carte bancaire, remplissez les renseignements prévus par la même enveloppe.
Une fois que
votre enveloppe est complétée avec les renseignements nécessaires, vous pouvez
la déposer dans le panier de la quête.
Merci pour
votre générosité et n’oubliez pas que le Seigneur bénit ceux et celles qui sont
sensibles à la souffrance des autres et qui partagent avec ceux et celles qui
sont dans le besoin.
posted Feb 1, 2012 11:35 AM by German Sanchez
[
updated Feb 5, 2012 11:06 PM
]
5ème Dim du temps de l’Église
Année Liturgique B
Orange, Los Angeles, 4-5 février 2012
1ère lecture : du livre de Job 7,1-4.6-7
Psaume :147(148)1-2.3-4.5-6
2ème lecture: 1ere lettre de St Paul aux Corinthiens 9,16-19.22-23
Evangile: Saint Marc 1,29-39
L’Évangile de
Saint Marc nous invite ce dimanche à fixer les yeux sur une journée-type de
Jésus.
En regardant
Jésus vivre nous pouvons trouver un modèle pour organiser notre vie.
1.- Jésus
visite ses amis
2.- Jésus
combat le mal
3.- Jésus
prie.
1.- Jésus visite ses amis.
Nous savons
que Jésus était un homme très occupé et très demandé. L’Évangile nous dit que
souvent il devait aller se cacher pour échapper aux foules qui le cherchaient.
Marc nous dit que très tôt le matin, Simon et ses compagnons se mirent à sa
recherche et quand ils l’ont trouvé ils lui disent : «Tout le monde te cherche »
et Jésus leur répond : « Partons ailleurs ». Nous imaginons
Jésus comme un chef d’entreprise ou un président de la république, un évêque ou
un pape. Peut être comme vous et moi. Très occupés. Parfois un peu débordés par
tous les engagements et par toutes les activités que la société moderne nous
propose.
Et pourtant,
Jésus prend le temps d’aller rendre visite à la belle mère d’un de ses
compagnons, Simon.
L’Évangile
nous dit que dès que Jésus a appris que la belle mère de Pierre était
souffrante il est allé la voir et nous pouvons dire que ce jour-là il est resté
à manger avec la famille puisque Marc nous dit qu’une fois que la fièvre la
quitta, elle les servait.
Les
occupations, le travail et nos activités ne peuvent pas nous empêcher de voir
et d’écouter les préoccupations de nos amis. Nous les chrétiens et tout homme
et femme de bonne volonté, nous devons nous intéresser les uns aux autres pour
partager nos peines et nos joies. Nous vivons en société pour nous aider
mutuellement.
Une autre
caractéristique dans les activités de Jésus est qu’il
2.- Combat le mal.
Jésus est
connu par beaucoup, y compris par des gens qui ne sont pas chrétiens, comme
quelqu’un qui a toujours lutté contre le mal, contre le péché et pour la
justice. Les Évangiles nous disent que partout où il passait il faisait le
bien. Le combat du mal doit être une des priorités de tous les chrétiens et de
tout homme et femme qui travaillent pour le bien être de la société.
Parfois nous
ne sommes pas conscients du fait que dans notre vie professionnelle, sociale et
familiale nous sommes souvent responsables du mal autour de nous et que par
notre travail et par nos activités dans le travail, la société et la famille,
nous pouvons combattre le mal et œuvrer pour le bien.
Tout ce que
vous et moi faisons, peut contribuer au bien être et au bonheur des
autres. La profession, le travail ou l’activité que chacun réalise peut être
orienté vers la lutte contre le mal. Essayons de suivre les pas de Jésus sur ce
chemin pour faire le bien partout où nous passons et pour lutter contre le mal
dans toute situation.
Je vois déjà
quelques uns qui disent : Jésus a fait tout cela parce qu’il était Dieu
mais moi, je suis très loin d’être un saint.
Alors, je
vous dis que pour faire comme Jésus, une fois de plus, nous devons regarder les
instruments dont il se sert.
Malgré ses
occupations, malgré sesactivités et
malgré le peu du temps qu’il possédait pour nous transmettre la Bonne Nouvelle
de son Père
3.- Jésus prie. La prière est
indispensable dans la vie de tout chrétien, dans la vie de tout croyant. Il n’y
a que les orgueilleux, ceux et celles qui croient qu’ils (elles) sont capables
de tout faire tout seuls, qui croient qu’ils (elles) n’ont pas besoin de Dieu.
Aujourd’hui nous sommes en bonne santé, nous
avons un travail, nous avons une famille qui s’entend bien et nous vivons dans
un pays dans lequel la paix et la justice sont à peu près présentes. Mais tout
peut basculer d’un jour à l’autre. Nous ne sommes pas toujours les maîtres de
tout ce qui arrive dans notre vie, dans nos familles et dans notre société. La
prière est une façon de reconnaître que tout dépend de nous mais que nous ne
sommes pas les maîtres de tout. Parfois nous disons que nous n’avons pas le
temps de prier. Mais quand je vois que Jésus priait, que le Pape prend le temps
de prier, que des gens beaucoup plus importants que moi trouvent le temps de
prier, je me dis que dire qu’on n’a pas le temps de prier est un grand
mensonge.
La prière est
la condition indispensable pour suivre l’exemple de Jésus. Demandons souvent au
Seigneur avec confiance et persévérance : « Seigneur, apprends-nous à
prier comme Jean Baptiste le fit pour ses disciples ».
posted Jan 26, 2012 9:20 AM by German Sanchez
[
updated Jan 30, 2012 4:24 PM
]
4ème Dim du temps de l’Église
Année Liturgique B
Los Angeles, le 29 Janvier 2012
1ère lecture : du livre de Deuteronome 18,15-21
Psaume :94(95)1-2.6-7.7-9
2ème lecture: 1ere lettre de St Paul aux Corinthiens 7,32-35
Evangile: Saint Marc 1,21-28
En lisant
l’Évangile de ce dimanche nous pouvons avoir l’impression que le plus important
de ce passage réside dans l’exorcisme que Jésus réalise en ses premiers jours
de vie publique.
Je vous
propose une réflexion sur trois détails de ce récit qui me semblent importants
pour tous les chrétiens.
L’Evangile
nous dit souvent que Jésus enseignait dans le Temple et qu’il était toujours
accompagné par ses disciples. Parlons donc de l’enseignement, du Temple et de la
communauté.
L’enseignement est important
dans la vie de tout homme et de toute femme.
Nous devons
nous instruire pour être actifs dans la société. Nous devons apprendre pour
nourrir notre foi. Un homme ou une femme qui ne s’instruit pas aura du mal à vivre
au milieu des autres. Un(e) chrétien(ne) qui n’instruit pas sa foi et qui ne
grandit pas dans la connaissance de Dieu risque de construire sa propre
religion et donc de s’éloigner de Dieu, de Jésus Christ.
Nous avons
tous besoin d’instruire notre foi et c’est la raison pour laquelle Jésus passa
une grande partie de sa vie à enseigner.
L’Évangile
nous dit que Jésus allait au Temple
pour enseigner. Aujourd’hui l’Église continue sa mission de nous instruire.
Dans ces bâtiments que nous appelons « notre église » nous nous
rassemblons pour apprendre et pour participer à la vie que Dieu nous donne
grâce aux sacrements. Tous les dimanches, dans la messe, l’Église nous transmet
un message pour nous aider à grandir dans la foi et pour nous aider à mieux
connaître Dieu qui s’est fait homme pour être plus proche de nous. Tous les
dimanches, dans la messe, l’Église nourrit notre foi par les sacrements. Une
foi qui ne se nourrit pas de l’enseignement dominical et des sacrements, est
une foi qui est en danger de mort. Une foi qui ne reçoit pas l’enseignement
dominical de l’Église n’est pas une foi catholique.
Le troisième
détail de l’Évangile de ce dimanche, en plus de l’enseignement et de
l’importance du Temple est le fait que Jésus est toujours accompagné par ses
disciples. La vie de Jésus sur la terre et la continuité de sa mission après la
résurrection ont été marquées par la présence d’une communauté de disciples, des hommes et des femmes qui
s’instruisaient, qui enseignaient, qui célébraient et qui témoignaient
ensemble.
La communauté
est indispensable dans la vie de tous les baptisés. Notre foi ne peut pas être
vécue en solitaire. Nous avons besoin de la communauté et la communauté a
besoin de nous. Il m’est arrivé de discuter avec des gens qui disent qu’ils
n’ont pas besoin de l’Église pour vivre leur foi. Un mois ou une année après,
les mêmes personnes, viennent à la paroisse pour demander un baptême, un
mariage ou des funérailles. Ces événements les obligent à reconnaître qu’elles
ont bien besoin de l’Église.
Les trois
détails que j’ai tirés de l’Évangile de ce dimanche peuvent nous aider à
comprendre l’importance de l’enseignement de Jésus que nous trouvons dans notre
participation à la liturgie dominicale et à la vie de la paroisse.
posted Jan 19, 2012 10:02 AM by German Sanchez
[
updated Jan 19, 2012 5:07 PM
]
3ème Dim du
temps de l’Église
Année Liturgique B
Los Angeles, le 22
Janvier 2012
1ère
lecture : du livre de Jonas 3,1-5.10
Psaume :24(25) 4-5.6-7.8-9
2ème lecture: 1ere lettre de St Paul aux Corinthiens 7,29-31
Evangile: Saint Marc 1,14-20
Nous sommes
dans la Semaine de Prière pour l’unité des chrétiens (du 18 au 25 janvier). Le
thème proposé pour cette semaine est : « Tous, nous serons transformés par la Victoire de notre Seigneur Jésus
Christ ».(1Cor 15,51-58)
Il me semble
que l’appel du prophète Jonas, de Saint Paul et de Jésus peuvent nous aider à
prier et à agir pour l’unité des chrétiens : « Le Royaume de Dieu est tout proche, convertissez-vous et croyez à la
Bonne Nouvelle ».
Il est temps
que les divisions entre les chrétiens s’arrêtent. Il est temps que tous les
chrétiens se rassemblent pour annoncer au monde que Dieu est amour et que Jésus
est venu dans le monde pour associer tous/toutes ses disciples dans la
construction de la paix, de la réconciliation, de la fraternité universelle.
Il est vrai que dans les derniers 50 ans nous avons beaucoup progressé
dans le respect et dans la compréhension mutuelle entre tous les disciples du
Christ. Il est vrai aussi que, dans cette même période, nous avons vu naître
des églises nouvelles et des groupes religieux qui se réclament du Christ.
La division entre les chrétiens est un scandale. La division est un
contre témoignage que nous, les chrétiens, donnons à ceux et celles qui ne
connaissent pas encore le Seigneur.
Alors, que pouvons-nous faire, vous et moi pour travailler pour l’unité
des chrétiens ?
Je vous propose la prière et l’action.
La prière :
En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, je vous invite à
prier tous les jours de la semaine pour que le Seigneur nous donne la joie de
vivre le plus tôt possible l’unité entre tous les chrétiens pour que l’humanité
découvre que le Royaume de Dieu est au milieu de nous et pour que tous les
hommes et toutes les femmes croient à la Bonne Nouvelle.
La prière est importante dans la vie de tous les chrétiens et l’action aussi.
Chacun peut trouver dans cette semaine, une action de réconciliation.
Nous les catholiques, nous qui nourrissons notre foi avec le pain et le vin de
l’unité, nous devons donner l’exemple de la réconciliation, du pardon, de
l’unité. Commençons par nous réconcilier dans notre cœur avec ceux et celles
avec qui nous nous sommes séparés, éloignés ou disputés.
Essayons de dire une parole ou de poser un acte qui nous rapproche de
ceux ou celles avec qui nous ne parlons plus depuis un certain temps.
Dans notre langage et dans notre comportement, évitons les phrases et
les actions qui séparent et qui divisent. Faisons tout pour que l’unité et la
réconciliation soient une réalité dans nos familles, dans nos lieux de travail
et dans notre société.
Le Royaume de Dieu est tout proche et en cette semaine, l’Eglise nous invite à croire à l’Evangile en travaillant pour
l’unité et pour la réconciliation pour que le monde croie que Jésus transforme
notre existence.
Les lectures que la
liturgie de ce jour nous propose et la fête de Saint Sébastien que nous célébrons
nous invitent à :
Remercier le
Seigneur et à prier pour la liberté religieuse dans le monde entier.
Remercier le Seigneur:
Je vous invite à
rendre grâce à Dieu pour la chance que nous avons de pouvoir proclamer
librement notre foi, de pouvoir nous rassembler pour prier quand nous le
désirons et d’avoir une église et une paroisse qui nous aident à rencontrer le
Seigneur et à grandir dans la foi, dans l’espérance et dans la charité.
Rendons grâce au
Seigneur pour la chance que nous avons de partager, avec des frères et des
sœurs qui viennent de tous les continents, cette communauté qui nous accueille
et qui grandit jour après jour grâce à l’engagement de chacun.
Merci Seigneur pour
l’église et pour la communauté de Saint Sébastien qui nourrit notre foi et nous
envoie dans le monde pour témoigner de l’amour de Dieu pour notre création.
Prions aussi pour la liberté religieuse dans le monde
entier.
Il y a encore des
pays où il est interdit de prier en public. Il y a encore des pays où nos
frères et sœurs croyants doivent se cacher pour vivre leur foi. Il y a encore
aujourd’hui des martyrs comme St Sébastien. Par l’intercession de St Sébastien,
prions le Seigneur pour que dans tous les pays soit respecté le droit
fondamental de la liberté religieuse. Que tous les hommes et les femmes de
notre monde puissent prier et grandir dans leur foi protégés par la loi et
respectés par le gouvernement de leur pays.
Bonne fête à ceux
et celles qui font partie de notre communauté Saint Sébastien.
posted Jan 13, 2012 5:17 PM by German Sanchez
[
updated Jan 14, 2012 6:12 PM
]
2ème Dim du
temps de l’Église
Année Liturgique B
Los Angeles, le 15
Janvier 2012
1ère lecture : 1er livre de Samuel 3b-10.19
Psaume :39(40)2.4.7-8.8-9.10
2ème lecture: 1ere lettre de St Paul aux Corinthiens 6,13c-15a.17-20
Evangile: Saint Jean 1,35-42
Après les fêtes de Noël et de fin d’année, nous rentrons dans le temps
ordinaire qui sera interrompu par le carême pour reprendre après le temps
pascal.
Durant ce temps nous pouvons réfléchir à notre façon de vivre le
baptême dans la vie de tous les jours.
Aujourd’hui nous sommes invités à reconnaître l’appel du Seigneur et à
y répondre.
Reconnaître l’appel du
Seigneur.
Tous les hommes et les femmes de ce monde sont appelés par le Seigneur
à suivre un chemin particulier.
Comme le jeune Samuel, nous aussi, nous avons parfois du mal à
reconnaître la voix du Seigneur et à découvrir le chemin que le Seigneur nous
propose.
L’Église nous enseigne que la prière et la communauté sont deux moyens
qui peuvent nous aider à discerner l’appel du Seigneur, la vocation que Dieu
propose à chacun de nous.
Il est important que dans toutes les étapes de la vie nous prenions le
temps de faire silence dans notre cœur pour écouter la voix du Seigneur.
Nous avons besoin de la communauté, de nos frères et sœurs chrétiens,
qui ont reçu comme nous, l’Esprit de Dieu, pour nous aider à comprendre, à
interpréter et à prendre les moyens pour suivre l’appel du Seigneur.
Répondre à l’appel du
Seigneur.
Il ne suffit pas d’entendre l’appel, il ne suffit pas de comprendre le
chemin que le Seigneur nous propose il faut que nous décidions de répondre
comme le jeune Samuel : « Me voici Seigneur je viens faire ta
volonté ».
Si nous décidons de suivre la voie que le Seigneur nous propose, si
nous empruntons le chemin que le Seigneur nous montre, nous pouvons vivre dans
la confiance et dans la paix.
Celui qui écoute la voix du Seigneur et qui suit son chemin n’est
jamais déçu car le Seigneur l’accompagne et l’Esprit de Dieu lui montre
toujours la parole et le comportement qu’il doit utiliser en toute situation.
Nous pouvons nous demander si dans ce que nous faisons et dans ce que
nous vivons aujourd’hui, nous sommes en train de suivre le chemin que le
Seigneur nous a montré ou si nous devons changer de route pour suivre l’appel
du Seigneur et pour vivre illuminés par l’Esprit de Dieu.
Parmi les appels que le Seigneur fait se trouve l’appel à la vie
religieuse. L’Eglise et le monde ont besoin d’hommes et de femmes qui entendent
l’appel du Seigneur pour servir la communauté et nous avons besoin d’hommes et
des femmes qui répondent à cet appel pour que les communautés chrétiennes
puissent continuer à se développer ici et ailleurs.
N’ayons pas peur de parler de la vocation sacerdotale et religieuse
dans nos foyers. Peut-être que parmi nos enfants il y en a un ou une à qui le
Seigneur a proposé de suivre le chemin de la vie religieuse. Aidons les enfants
et les jeunes à répondre positivement à l’appel du Seigneur et prions pour que
dans nos communautés il y ait des jeunes qui n’aient pas peur de consacrer leur
vie aux autres.
2ème lecture: lettre de St Paul aux Ephésiens 3,2-3a.5-6
Evangile: Saint Matthieu 2,1-12
Aujourd’hui nous célébrons l’Épiphanie et demain le baptême du
Seigneur.
Cette année nous
commémorons les 50 ans de l’ouverture du Concile Vatican II. Le 11 octobre 1962
le pape Jean XXIII ouvrait le 21ème Concile Œcuménique de l’Église Catholique,
connu sous le nom de Vatican II.
Une des multiples
richesses que ce Concile nous apporta a été la mise en valeur et l’invitation à
redécouvrir l’importance des sacrements et en particulier celle du baptême.
Dans une des quatre
constitutions dogmatiques appelée « Lumen Gentium » (Lumière des
Nations) le Concile déclara : «Les
baptisés … sont consacrés… pour être une demeure spirituelle et un sacerdoce
saint… (cf. 1 P 2, 4-10). C’est pourquoi tous les disciples du Christ,
persévérant dans la prière et la louange de Dieu (cf. Ac 2, 42-47), doivent
s’offrir en victimes vivantes, saintes, agréables à Dieu (cf. Rm 12, 1), porter
témoignage du Christ sur toute la surface de la terre, et rendre raison, sur
toute requête, de l’espérance qui est en eux d’une vie éternelle (cf. 1 P 3,
15). » LG II,10.
Le Concile nous
rappelle que par le baptême nous avons été consacrés pour porter en nous
l’Esprit Saint et pour devenir la demeure de Dieu parmi les hommes.
Si les Rois mages
ont trouvé l’enfant Jésus à Bethléem c’est parce qu’ils ont suivi l’étoile qui
les guidait. Si nous voulons trouver le Christ aujourd’hui, nous devons suivre
l’Esprit Saint que nous avons reçu le jour de notre baptême et qui est chargé
de nous conduire, de nous guider, de nous illuminer et de nous défendre.
Le Christ est la
lumière des nations et la mission que l’Eglise confie aux chrétiens le jour de
leur baptême est justement de se laisser illuminer par le Christ pour devenir
lumière pour le monde. Mt 5,14
Les Rois mages ont
utilisé leur science (l’astrologie) pour découvrir le Messie. La science ne
s’oppose pas à la foi, mieux encore, elles doivent être complémentaires. Par
les enseignements du Concile Vatican II, entre autres, l’Eglise nous aide à
grandir dans la compréhension de la signification de tous les éléments qui
composent la foi comme les sacrements.
Depuis le Concile,
l’Eglise propose une formation pour ceux et celles qui demandent un sacrement.
Il y a encore des gens qui demandent un sacrement sans se rendre compte de la
valeur de ce cadeau que Dieu nous fait pour nous aider à vivre dans la lumière
et dans la paix. Il est très agréable, pour nous prêtres, de célébrer un
sacrement avec des personnes qui savent ce qu’elles sont en train de faire et
qui apprécient la valeur et la beauté de cette intervention, de cette
manifestation, de cette Epiphanie de Dieu dans leur vie.
Prenons conscience
aujourd’hui de la chance que nous avons de porter l’Esprit de Dieu dans notre
vie et engageons-nous à l’écouter pour que l’Epiphanie, la manifestation du
Seigneur se fasse en nous et par nous pour le bien de toute l’humanité.
Bonne année à tous et à toutes et que cette année 2012 nous aide à
mieux connaître les richesses et la beauté de notre foi.