Réflexions Dominicales

2ème Dim Avent Année Liturgique C OC/LA, le 8/9 Décembre 2018

posted Dec 6, 2018, 6:45 PM by German Sanchez

2ème Dim Avent Année Liturgique C

OC/LA, le 8/9 Décembre 2018

1ère lecture: livre de Baruch 5,1-9

Psaume : Ps 125(126) 1-2.2-3.3-4.5-6  

2ème lecture: lettre de St Paul aux Philippiens 1,4-6.8-11

Evangile: Saint Luc 3,1-6

En ce 2ème dimanche de l’Avent la Liturgie nous invite à la conversion, au changement pour pouvoir accueillir le Prince de la Paix qui va naître le jour de Noël.

Aujourd’hui je vous propose quatre chemins de conversion, de changement.

Regardons notre relation avec Dieu, avec nous-mêmes, avec les autres et avec la création.

Notre relation avec Dieu.

Pour célébrer Noël d’une façon chrétienne nous devons ouvrir notre cœur pour accueillir l’enfant Jésus dans notre vie. Tout bébé invite à la contemplation. L’enfant Jésus dans la crèche nous rappelle que nous devons commencer et finir la journée avec un moment de contemplation. Notre relation avec Dieu passe par la contemplation, par le silence, par l’écoute. Une bonne relation avec Dieu se construit dans l’écoute de sa Parole et dans la prise en compte de ses conseils.

Notre relation avec nous-mêmes.

Une des conversions ou changements que nous devons faire souvent se trouve dans notre relation avec nous-mêmes. Nous devons vivre dans l’action de grâces pour tous les dons que le Seigneur nous a confiés. Remercier le Seigneur pour toutes les fois qu’il pardonne nos erreurs et nous invite à prendre le bon chemin, le chemin de l’amour. Nous aimer nous-mêmes comme Dieu nous aime pour découvrir tout ce qu’il y a de beau, de bon et de grand dans notre vie. La fête de Noël nous invite à regarder la faiblesse de l’enfant Jésus pour découvrir dans nos faiblesses la présence de Dieu. Noël nous donne la possibilité d’avoir une relation de vérité avec nous-même pour grandir avec Jésus.

Notre relation avec les autres.

Noël nous rappelle que nous ne sommes pas seuls dans le monde. Nous vivons avec des frères et sœurs qui sont aussi visités et aimés par Dieu. Notre relation avec les autres doit être une relation d’amour, de pardon, de compréhension, de solidarité, de fraternité. Noël est pour les chrétiens la célébration de la fraternité universelle. L’enfant de Bethléem est le frère de tous les hommes et les femmes de la terre. Dieu est venu pour sauver toute l’humanité et nous les chrétiens nous devons témoigner de cette universalité du Salut par notre façon d’aimer, de pardonner et d’aider les autres. Nous devons changer notre relation avec les autres pour que tous comprennent que Dieu va naître dans notre cœur et que Noël est une fête pour tous.

Notre relation avec la création.

Si l’Évangile nous rappelle le nom de tous les leaders qui gouvernaient la société à l’époque de la naissance de Jésus, c’est pour faire prendre conscience que Noël est la célébration d’un événement de l’histoire. Dieu est né dans un village en Palestine, il est venu au milieu de la création pour nous enseigner à l’aimer et à la respecter.

Dans toutes les crèches l’enfant Jésus est au milieu de la création. Noël nous rappelle que la création et l’enfant Jésus sont les plus beaux dons que Dieu nous a confiés. Jésus au milieu de la création nous rappelle que nous devons avoir une relation de respect, d’amour, d’admiration et de reconnaissance pour elle.

En ce temps de préparation, essayons de voir les points que nous devons changer ou convertir dans notre relation avec Dieu, avec nous-même, avec les autres et avec la création pour que le Prince de la Paix qui va naître en Palestine puisse naître aussi dans notre vie le jour de Noël.

Amen.

P Germán

1º Dimanche de l’Avent Année Liturgique C LA Le 2 décembre 2018

posted Nov 28, 2018, 2:27 PM by German Sanchez

1º Dimanche de l’Avent

Année Liturgique C

LA Le 2 décembre 2018

1ère lecture : du livre du Prophète Jérémie 33,14-16

Psaume : 24 (25) 24(25)4-5.8-9.10.14

2ème lecture : 1ère  lettre aux Thessaloniciens 3,12--4,2

Evangile: de Saint Luc 21,25-28.34-36

Aujourd’hui commence l’année Liturgique C avec le temps de l’Avent.

Pour célébrer Noël d’une façon chrétienne nous devons découvrir les signes de la présence de Dieu parmi nous et nous engager dans le combat pour la justice.

Découvrir les signes de la présence de Dieu parmi nous :

Alors que la nature donne l’impression de s’endormir, les chrétiens sont invités à se redresser et à relever la tête pour découvrir les signes que Dieu nous donne. Nous devons nous rappeler qu’Il est né, qu’Il a vécu en Palestine, qu’Il est présent parmi nous et qu’Il reviendra.

Nous commençons aujourd’hui à nous préparer pour célébrer un grand événement historique. Dieu est né à Bethléem et Il a vécu dans un pays que nous connaissons tous, malheureusement à cause de la guerre fratricide qu’il affronte depuis des innombrables années. Le premier signe que nous devons rappeler aujourd’hui c’est la naissance de Jésus qui est un fait historique. Notre foi n’est pas une illusion ou un conte de fées, elle est fondée sur un évènement historique que personne ne peut nier.

Un autre signe que nous pouvons exploiter en ce temps de préparation est la présence du Pape François à la tête de l’Église. Ses paroles, ses actes et son infatigable invitation à rejoindre les périphéries sont encore un signe de la présence de Dieu parmi nous. Le monde a besoin d’hommes et de femmes comme le pape François pour que la justice, la fraternité et la paix règnent partout.

Chacun peut découvrir d’autres signes dans sa vie, dans sa famille, dans son travail et dans sa communauté qui sont comme un clin d’œil que l’Esprit de Dieu nous fait pour nous inviter à nous redresser, à lever la tête et à nous sentir fier de nous préparer pour célébrer la naissance de Celui qui est venu pour nous montrer le chemin de la justice.

Le temps de l’Avent est une invitation à nous engager dans le combat pour la justice.

Les chrétiens doivent profiter de ce temps pour renouveler leur engagement dans le combat pour la justice. Nous avons devant nous quatre semaines pour découvrir toutes les injustices qu’il y a autour de nous et que nous pouvons combattre.

Dieu, le créateur et le maître du monde n’a pas eu un lieu digne pour naître. Quand ses parents ont demandé un lieu pour se réfugier, « la nuit de noël », personne n’a voulu les accueillir. Le Roi de l’Univers, le maître de la vie a dû naître dans une mangeoire. Voulait-Il nous dire qu’Il fallait que nous mangions son Corps et son Sang dans l’Eucharistie pour que nous soyons assez forts pour lutter contre toute injustice ?

Essayons de découvrir dans l’histoire, dans notre vie et dans le monde les signes qui nous permettent de nous redresser et de relever la tête pour nous sentir fiers de célébrer la naissance du Prince de la Paix. Nourrissons-nous de l’Eucharistie pour lutter contre toute injustice et pour construire avec Dieu un règne de paix, de fraternité et d’amour dans lequel tous et toutes se sentent chez eux. Amen. 

P. Germán

Le Christ Roi Année Liturgique B Los Angeles, le 25 novembre 2018

posted Nov 23, 2018, 5:06 PM by German Sanchez   [ updated Nov 23, 2018, 5:07 PM ]

Le Christ Roi

Année Liturgique B

Los Angeles, le 25 novembre 2018

1ère lecture : Livre du Livre de Daniel 7,13-14

Psaume : 92(93)1.1-2.5

2ème lecture: de l’Apocalypse selon St Jean 1,5-8

Evangile: Saint Jean 18,33b-37

Ce dimanche est le dernier de l’année liturgique B. Dimanche prochain nous commençons une nouvelle année liturgique avec le premier dimanche de l’Avent. Pour finir l’année, l’Eglise nous invite à célébrer le Christ Roi de l’Univers.

Je vous propose aujourd’hui de réfléchir sur la question que Pilate fait à Jésus avant de le livrer pour être crucifié et l’affirmation que Jésus fait devant le tribunal qui va le condamner à mort.

Pilate demande à Jésus : « Es-tu le Roi des Juifs ? »

Jésus déclare solennellement : « Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité.

Pilate demande à Jésus : « Es-tu le Roi des Juifs ? »

Aujourd’hui tous les baptisés devraient répondre à Pilate : « Oui, Jésus est notre Roi et aujourd’hui nous célébrons sa royauté ».

En même temps, nous devons nous demander si dans notre vie de tous les jours nous agissons comme des membres de ce Royaume dans lequel Jésus est le Roi.

Parfois nous oublions que notre Roi s’appelle Jésus et qu’il nous demande simplement d’aimer Dieu et d’aimer notre prochain. Notre mission est d’aimer pour aider le Roi à construire son Royaume et pour l’aider à le faire connaître. Tous les hommes et les femmes de bonne volonté d’ici et du monde entier sont invités à devenir membres du Royaume de Dieu.

Quand nos paroles et nos actes ne sont pas remplis d’amour, nous sommes en train de servir à un autre roi qui peut s’appeler l’argent ou l’égoïsme.

Aujourd’hui nous devons affirmer, proclamer et nous engager à suivre le seul Roi qui nous promet la vraie vie et ce Roi s’appelle Jésus.

Le deuxième point que je vous propose pour votre réflexion est la déclaration que Jésus fait devant ses accusateurs : « Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. »

La vérité est indispensable dans la vie de toute personne, de toute communauté, société et pays. Nous sommes tous témoins de la difficulté que nous avons de vivre et témoigner toujours de la vérité. Nous avons besoin de l’aide de Dieu pour découvrir la vérité de notre vie. Nous avons besoin de la force de l’Esprit Saint pour défendre la vérité toujours et dans toutes circonstances. Comme Jésus, nous sommes aussi envoyés dans le monde pour témoigner de la vérité qui nous habite et qui habite la création. Nous ne pouvons pas nous laisser tromper par des publicités mensongères ou des propositions édulcorées. La vérité, la seule vérité que nous devons annoncer est que nous sommes dans le monde pour apprendre à aimer. Seul l’amour est la vérité de l’homme, de la femme et de la création.

Tout ce qui est contraire à l’amour s’oppose au témoignage que Jésus est venu rendre et à la mission que nous avons sur la terre.

Le Christ est notre Roi et la vérité est la mission que nous avons dans ce Royaume que nous sommes en train de construire.

Si nous vivons unis au Christ qui est notre Roi et si la vérité fait partie de notre vie, nos frères et sœurs vont se sentir attirés par notre témoignage et le Royaume de Dieu grandira au milieu de nous et grâce à nous.

Vive Christ Roi ! Donne-nous Seigneur la force pour aimer, défendre et vivre dans la vérité.

Amen   P Germán

33ème Dim du temps de l’Église Année Liturgique B LA, 18 Novembre 2018

posted Nov 15, 2018, 11:21 AM by German Sanchez

33ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique B

LA, 18 Novembre 2018

1ère lecture : du livre de Daniel 12,1-3

Psaume : 16:5,8,9-10,11

2ème lecture: de la lettre aux Hébreux 10,11-14.18

Evangile: Saint Marc 13,24-32

Avant de terminer l’année liturgique B que nous allons conclure dimanche prochain avec la fête du Christ Roi, l’Église nous rappelle que nous sommes de passage sur la terre et que tout passe et que la Parole de Dieu reste.

Nous sommes de passage.

Nous vivons dans un monde sécularisé. Dieu a été mis à l’écart et à sa place nous avons mis des idoles comme l’argent, le bien-être, le confort, le profit, le moment présent,…

Nous avons oublié que nous ne sommes pas les propriétaires de la création, ni les créateurs, ni les maitres. Et les textes apocalyptiques nous rappellent qu’il y a beaucoup de catastrophes naturelles, beaucoup de manifestations de la nature que nous ne comprenons pas, que nous ne pouvons pas prévoir et que nous ne savons pas contrôler non plus.

Nous sommes de passage sur la terre et nous sommes les administrateurs de la création qui est belle, complexe et qui a besoin de notre intelligence et de notre amour pour donner le meilleur, pour le bénéfice de tous.

Dans ce passage sur la terre nous ne sommes pas seuls. Dieu est avec nous, Saint Michel, le chef des anges est à nos côtés pour nous aider à lutter contre toutes les forces du mal qui détruisent l’homme et abîment la création.

C’est une erreur de mettre Dieu à la porte de la création. Il est le maitre et le Seigneur, il reviendra pour nous demander des comptes et sans Lui nous nous éloignons de son plan.

Et le plan de Dieu est que nous aimions la création, que nous profitions d’elle, que nous prenions soin d’elle, que nous la protégions et que nous la conservions belle pour les générations qui viennent. Nous sommes de passage et il y en aura d’autres qui viendront après nous et qui ont les mêmes droits que nous sur cette belle œuvre que Dieu nous a confiée.

Tout passe et la Parole de Dieu reste. Nous sommes témoins de la vitesse à laquelle tout passe. Les événements se succèdent, les bons et les mauvais moments passent. Un jour nous aussi nous partirons et nous allons nous rencontrer avec le Seigneur face à face. Le plus important n’est pas de savoir quand allons-nous partir mais de nous préparer pour profiter de cette rencontre. Il y a ceux et celles qui cherchent auprès de charlatans pour savoir le jour et l’heure. Il y a ceux et celles qui perdent du temps avec l’horoscope pour essayer de savoir ce que la journée leur réserve. Dans toutes les époques il y a des curieux de l’avenir et des gens qui se trompent dans les prédictions.

Pour nous les chrétiens, le plus important est de nous rappeler que, dans toute situation de bonheur ou de souffrance, l’histoire du monde est dans de bonnes mains, les mains de Dieu. Que le seul roc sur lequel nous pouvons construire notre avenir est la Parole de Dieu.

Aujourd’hui nous sommes ici pour profiter de la vie, de la famille, de nos amis. Nous sommes ici pour construire notre communauté et notre société pour nous et pour ceux et celles qui viendront après nous. Nous sommes ici pour construire un avenir meilleur pour tous et nous vivons dans la confiance parce que nous savons que même si le soleil ne brille plus,  la Parole de Dieu ne disparaîtra jamais.

N’oublions pas que nous sommes de passage et que dans ce pèlerinage il nous faut seulement regarder le Seigneur pour qu’il nous montre le chemin à suivre et nous enseigne à aimer pour vivre dans la paix.

.  Amen.  P. Germán

32ème Dim du temps de l’Église Année Liturgique B LA, le 11 Novembre 2018

posted Nov 10, 2018, 5:59 PM by German Sanchez

32ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique B

LA, le 11 Novembre 2018

1ère lecture : du 1er livre des Rois 17,10-16

Psaume : 145(146)7.8-9.9-10

2ème lecture: de la lettre aux Hébreux 9,24-28

Evangile: Saint Marc 12,38-44

Il y a cent ans la première guerre mondiale finissait et nous célébrons aujourd’hui cet anniversaire dans la joie. Dans le monde il y a encore beaucoup trop de pays qui sont en guerre et ces guerres sont à l’origine du déplacement de beaucoup de familles qui cherchent un avenir meilleur pour leurs enfants ou simplement qui n’ont pas d’autre solution que de fuir pour éviter de mourir de faim ou mourir au milieu de la guerre.

Le grand défi pour beaucoup de gouvernements aujourd’hui est l’immigration.

En Europe, ici aux USA et en Colombie, pays que je connais bien, l’immigration est devenue l’arme pour gagner des élections et les immigrants sont devenus le sujet de conversation et la une de tous les journaux. 

L’immigration est un problème complexe et je ne voudrais pas le présenter comme quelque chose de banal.

Il y a des gens qui sont favorables à l’accueil avec une politique d’accueil bien sûr, et ceux qui croient que la solution est de fermer les frontières et de les renvoyer chez eux.

Je pense que la liturgie d’aujourd’hui nous invite à réfléchir sur notre façon d’accueillir, de partager et de faire confiance.

Accueillir,

La veuve de Sarepta accueille ce visiteur, cet étranger de passage, qui lui demande un peu de pain et un peu d’eau. Elle l’accueille sans savoir qui il est. Elle ne sait pas qu’elle a fait entrer chez elle un envoyé de Dieu, un prophète, un saint. Il est une erreur fondamentale de croire que tous les immigrants qui demandent à être accueillis sont des criminels, des terroristes ou des délinquants. Je suis sûr que parmi ces immigrants il y a beaucoup de gens bien, des hommes et des femmes intelligents et d’enfants qui seront demain des citoyens remarquables si nous les accueillons aujourd’hui. Accueillir l’immigrant c’est ouvrir sa maison à Dieu qui vient nous rendre visite par l’intermédiaire de celui ou celle qui a faim ou soif.

Partager,

La veuve de Sarepta n’a qu’une cruche d’eau, un peu de farine et un peu d’huile pour faire une galette et attendre la mort. Elle partage ce qu’elle a pour elle et pour son enfant avec le visiteur qui a faim et soif. Et dans l’Évangile, Jésus fait l’éloge de la pauvre veuve qui donne deux pièces de monnaie dans la quête du Temple. Ces deux femmes partagent le peu qu’elles ont parce qu’elles savent que celui qui donne reçoit et que plus on donne, plus on reçoit. Le don ne répond pas aux lois mathématiques. Le résultat de la division de ses biens pour les partager est la multiplication de ceux-ci.

Confiance.

Aussi bien la veuve de Sarepta que la pauvre veuve de l’Évangile partagent le peu qu’elles ont avec les autres parce qu’elles vivent dans la confiance. Ceux et celles qui ont peur et qui ne croient pas dans la bonté de Dieu, refusent de donner ou de partager parce qu’ils ont toujours peur de manquer. Si nous avons peur de donner ou si nous ne donnons pas assez c’est parce que nous n’avons pas assez confiance dans la générosité de Dieu. Nous avons oublié qu’il nous a tout donné et qu’il continue à donner sans que nous n’ayons aucun mérite.

Regardons ces deux femmes de la liturgie d’aujourd’hui et n’ayons pas peur d’accueillir, de partager et de faire confiance.

Amen. P. Germán

31ème Dim du temps de l’Église Année Liturgique B OC/LA, 3/4 Novembre 2018

posted Nov 2, 2018, 4:11 PM by German Sanchez

31ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique B

OC/LA, 3/4 Novembre 2018

1ère lecture : du livre du Deutéronome 6,2-6

Psaume : 18(19)

2ème lecture: de la lettre aux Hébreux 7,23-28

Evangile: Saint Marc 12,28b-34

 

Si je vous demande combien de commandements, combien de préceptes ou combien de lois il y a dans l’Église catholique, je ne suis pas sûr que nous arrivions à nous mettre d’accord ce matin, ni sur le nombre, ni sur le contenu des lois que nous devons respecter pour être des bons catholiques.

Il y a parmi vous ceux et celles qui sont en train de penser aux dix commandements ou les dix paroles que Dieu donna à Moïse sur le Sinaï (1.-Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton intelligence.

2.- Tu n’auras pas d’idoles

3.-Tu ne prononceras pas le nom de ton Dieu à faux

4.- Tu sanctifieras les fêtes

5.- Tu honoreras ton père et ta mère

6.- Tu ne tueras pas et ne commettras pas d’homicide.

7.- Tu ne commettras pas d’adultère.

8.- Tu ne voleras pas.

9.- Ne rends point contre ton prochain un faux témoignage.

10.- Ne convoite pas la maison de ton prochain ;)

pour aider le peuple à vivre heureux. Ces dix paroles restent d’actualité même si je ne suis pas sûr que nous les connaissions par cœur.

Il y a aussi le code du droit canonique et je suis sûr que de ses 1752 articles nous ne connaissons même pas les 10%.

Au temps de Jésus, les juifs avaient seulement 613 lois qu’ils devaient connaître par cœur et qu’ils devaient respecter pour rester dans la communauté.

Un docteur de la loi, en voyant que les gens étaient perdus et qu’ils n’arrivaient pas à connaître par cœur tous les lois, demanda à Jésus quel est le plus grand de tous les commandements.

Aujourd’hui nous pouvons aussi constater que parmi les catholiques, il y en a beaucoup qui ont arrêté toute pratique religieuse parce qu’ils ne veulent pas entendre parler de la liste innombrable des lois de l’Église.

Alors, nous aussi, nous sommes tentés de poser la même question à Jésus : quel est le premier de tous les commandements ?

Et Jésus nous donne aujourd’hui la même réponse qu’il donna au docteur de la loi il y a plus de deux mille ans : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton intelligence et tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Le prochain, nous savons comment nous devons faire puisque nous devons l’aimer comme nous-même. C'est-à-dire, nous devons faire pour le prochain tout ce que nous aimons que le prochain fasse pour nous : lui pardonner quand il nous fait du tort, aller le voir quand il est en prison ou malade, le consoler quand il pleure, être juste quand il travaille pour nous, l’accueillir quand il est étranger, lui donner à boire et à manger quand il a soif ou faim,… etc. Tout ce que nous aimerions que l’on fasse pour nous dans le cas où nous serions dans le besoin.

Mais comment aimer Dieu ? Pour aimer Dieu nous devons faire sa volonté et sa volonté est que nous aimions notre prochain.

La réponse est claire et courte. Si nous voulons vivre notre baptême, si nous voulons être catholiques, si nous voulons vivre en paix avec Dieu et avec les autres il n’y a qu’une loi: aime Dieu et ton prochain comme toi-même. 

  Amen.  P. Germán

30ème Dim du temps de l’Église Année Liturgique B LA, 28 Octobre 2018

posted Oct 26, 2018, 6:44 PM by German Sanchez   [ updated Oct 27, 2018, 3:05 PM ]

30ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique B  LA, 28 Octobre 2018

1ère lecture : du livre de Jérémie 31,7-9

Psaume : 125,1-2.2-3.4-5.6

2ème lecture: de la lettre aux Hébreux 5,1-6

Evangile: Saint Marc 10,46-52

Aujourd’hui se termine à Rome le Synode des évêques consacré aux jeunes. Dans quelques semaines le Pape François nous présentera un texte qu’il aura écrit lui-même après avoir écouté les participants à ce Synode. En attendant ce texte du Pape prions pour lui. Que l’Esprit Saint l’illumine et lui donne la force nécessaire pour qu’il continue à guider l’Église sur la route de l’Évangile. Prions pour que ce Synode ouvre les portes de l’Église pour qu’elle accueille tous les jeunes de bonne volonté qui désirent se laisser guider par l’Esprit Saint.

De l’Évangile d’aujourd’hui je vous propose trois points qui me semblent importants.

Dans l’Église et dans la société il ne devrait pas y avoir d’exclus.

Jésus nous invite à nous lever et à marcher.

Jésus dit aujourd’hui : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »

Dans l’Église et dans la société il ne devrait pas y avoir d’exclus.

Bartimée était aveugle, mendiait au bord du chemin et quand il se mit à appeler Jésus, beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire. Dans notre monde il y a beaucoup de gens exclus. La société exclut des gens parce qu’ils sont différents, parce qu’ils ont un handicap ou un problème physique ou psychologique, parce qu’ils sont pauvres, parce qu’ils sont au bord de la route du système financier ou du travail. Autour de nous il y a beaucoup de personnes qui se sentent exclues et qui sont vraiment en marge de la société.

Jésus arrête son chemin et appelle Bartimée. Il veut le rencontrer, lui parler et l’aider à sortir de sa situation d’exclu. Par son attitude, Jésus nous rappelle que dans la société et dans l’Église il ne doit pas y avoir d’exclus. Aujourd’hui nous pouvons regarder autour de nous pour identifier les personnes qui se sentent exclues. Nous sommes invités à suivre l’exemple de Jésus. Sortons de notre indifférence, prenons le temps de rencontrer les exclus et essayons d’ouvrir les portes de l’Église et de changer les lois de la société pour qu’il n’y ait plus d’exclus. 

Jésus nous invite à nous lever et à marcher.

Que nous soyons exclus ou que nous soyons bien intégrés dans la société et dans l’Église, Jésus nous invite à nous lever et à marcher. L’Église doit nous rappeler tous les jours que nous sommes des hommes et des femmes en marche. Nous devons sortir de la monotonie ou de la paresse ou de la peur ou du conformisme. Les disciples du Christ ne doivent pas avoir peur d’aller toujours en avant, de chercher toujours des solutions aux problèmes et aux difficultés. Ayons confiance dans la lumière et dans la force que l’Esprit Saint nous donne dans chaque sacrement. Marchons ensemble avec le Christ vers un monde meilleur et une Église plus proche de l’Évangile.

Jésus dit aujourd’hui : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Depuis que Jésus est venu sur la terre et depuis qu’il nous a donné l’Esprit Saint, Dieu s’est engagé pour nous aider, jusqu’à la fin du monde, à trouver le bonheur et la paix pour nous et pour les autres. N’hésitons pas à lui demander de l’aide. Si nous suivons ses conseils nous allons marcher avec Lui et avec Lui nous allons travailler pour l’abolition de toute exclusion.

Confiance. Dieu est avec nous pour lutter contre toute souffrance et nous devons toujours nous engager dans la recherche du bonheur et de la paix pour tous. 

  Amen.    P. Germán

28ème Dim du temps de l’Église Année Liturgique B LA, 14 Octobre 2018

posted Oct 13, 2018, 4:05 PM by German Sanchez

28ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique B           LA, 14 Octobre 2018

1ère lecture : du livre de la Sagesse 7,7-11

Psaume : 89,12-13.14-15.16-17

2ème lecture: de la lettre aux Hébreux 4,12-13

Evangile: Saint Marc 10,17-30 ou 17-27

La liturgie d’aujourd’hui nous parle de la Sagesse, la richesse et la Parole de Dieu.

L’histoire de l’homme riche de l’Évangile est bien connue par les chrétiens et souvent nous l’utilisons pour dire que pour les riches il est difficile de suivre le Christ.

Mais dans cette parabole, nous pouvons découvrir aussi la place de la Sagesse dans notre vie, les dangers de la richesse et la lumière de la Parole de Dieu.

La Sagesse.

Nous avons tous besoin de sagesse, de discernement pour décider ce qui est beau, ce qui est bien et ce qui est nécessaire pour notre vie et pour notre bonheur.

Le jeune homme riche de l’Évangile était sage. Il cherchait le vrai bonheur. Il respectait tous les commandements et il voulait grandir encore dans sa proximité avec Dieu. Alors il demande à Jésus le chemin pour avoir le Royaume de Dieu. Jésus lui dit qu’il faut qu’il se détache de tout et qu’il le suive.

Il était très riche et quand Jésus l’invite à vendre tous ses biens pour les donner aux pauvres il devient triste et s’en alla.

La richesse.

Les biens matériels sont nécessaires et Dieu les a mis dans nos mains pour que nous en profitions. Mais la richesse devient dangereuse pour notre vie quand elle devient notre première préoccupation et notre raison de vivre.

La richesse est bonne quand nous savons nous détacher d’elle pour la partager avec les autres et pour l’utiliser toujours pour le bien commun. Elle est un moyen dans notre vie et non pas la fin de notre existence. Il ne faut pas oublier que jamais aucun vivant n’est parti de cette terre avec les richesses qu’il avait ici-bas.

Si la richesse nous empêche de vivre en harmonie avec tous nos frères et sœurs et si la richesse est un obstacle pour suivre le Christ, alors nous sommes en train de devenir esclaves d’elle. Nous avons besoin de nous réveiller avant que soyons complètement séparés du Christ.

La Parole de Dieu est comme une épée à deux tranchants nous dit Saint Paul. Elle est toujours présente dans notre cœur dans toute situation et elle a la lumière et la force pour que nous puissions utiliser la sagesse et le discernement pour choisir le chemin qui nous conduit vers Jésus et qui nous rapproche de nos frères et sœurs.

Il n’y a pas de meilleur conseiller pour nous aider à trouver une solution à tous nos doutes et interrogations. Il n’y a pas de meilleure arme pour nous aider à combattre tous les ennemis de la paix, de la justice et de l’amour. Il n’y a pas de meilleur chemin pour marcher vers le bonheur que la Parole de Dieu.

En cette semaine, essayons de lire la Parole de Dieu pour utiliser la Sagesse qui habite dans notre cœur et pour découvrir l’utilisation que nous devons faire de nos richesses.

Amen.  P. Germán

27ème Dim de l’Église Année Liturgique B Orange County-Los Angeles, 6-7 oct. 2018

posted Oct 5, 2018, 6:26 PM by German Sanchez

27ème Dim de l’Église

Année Liturgique B

Orange County-Los Angeles, 6-7 oct.  2018

1ère lecture : Livre de la Genèse 2,18-24

Psaume : 127 (128)1-2.3.4-5.6

2ème lecture: lettre aux Hébreux 2,9-11

Evangile: Saint Marc 10,2-16 ou 2-12

La liturgie d’aujourd’hui nous invite à parler de la famille.

Prenons quelques instants pour parler de la famille selon le dessein de Dieu et de la famille dans la société d’aujourd’hui.

La famille selon le dessein de Dieu. La première lecture nous rappelle le texte de la Genèse dans lequel, par amour, Dieu créa l’homme et la femme pour qu’ils soient les administrateurs de la création et collaborateurs de son projet. Il les créa homme et femme, deux personnes différentes qui partagent la même dignité, deux êtres de la même chair avec des caractéristiques physiques et psychologiques bien différentes.

L’homme et la femme sont créés par Dieu pour qu’ils soient complémentaires et non pas pour qu’ils vivent dans la rivalité. 

 Dieu leur donne le pouvoir de se multiplier pour créer des familles qui habitent la terre, qui  profitent de la création, la protègent, l’aiment et l’embellissent.

Dans le projet de Dieu, l’homme et la femme doivent quitter leur père et leur mère pour devenir à leur tour des parents. Dans l’amour, de l’un pour l’autre, ils sont appelés par Dieu, pour former une famille et continuer le projet de création qu’Il partage avec nous.

Ce texte est choisi souvent par les couples qui désirent recevoir le sacrement du mariage.

L’Église bénit ces couples qui par amour acceptent de vivre le projet que Dieu nous propose, s’engagent à quitter les parents pour former une nouvelle famille et à chercher toujours avec son partenaire le meilleur chemin pour devenir co- créateurs avec Dieu et administrateurs de la création.

La complémentarité vécue tous les jours, le respect de l’autre et la responsabilité partagée de construire un monde meilleur pour tous aident le couple à développer l’amour de l’un pour l’autre et les conduisent vers le bonheur d’avoir une famille stable.

La famille dans la société d’aujourd’hui. Nous sommes témoins de la crise que vit la famille dans la société de notre époque. Nous connaissons tous des familles qui se sont formées avec des critères et des caractéristiques bien différents des critères et des caractéristiques de la famille traditionnelle. Nous ne sommes pas chargés de juger qui que ce soit.

Nous voulons simplement rappeler que dans le projet de Dieu il y a l’amour de l’un pour l’autre, le respect de la dignité de l’autre, le désir de participer avec Dieu dans la procréation et l’engagement de travailler en couple dans l’administration de la création.

La famille est indispensable dans la société aujourd’hui et demain. Le Pape Francois dit dans l’Exhortation Apostolique sur l’amour dans la famille, « Amoris Laetitia – La Joie d’aimer » : « la famille est la première école des valeurs, où on apprend l’utilisation correcte de  la liberté ». AL 274

Sans la famille, la société n’a plus l’école qui nous enseigne à aimer gratuitement, comme Dieu nous aime.

Amen    P Germán

26ème Dim du temps de l’Église B LA, 30 Septembre 2018

posted Sep 29, 2018, 3:46 PM by German Sanchez

26ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique B

LA, 30 Septembre 2018

1ère lecture : du livre des Nombres 11,25-29

Psaume : 18, 8.10.12-13.14

2ème lecture: de la lettre de St Jacques  5,1-6

Evangile: Saint Marc 9, 38-43.45.47-48

De la liturgie d’aujourd’hui je retiendrai cette affirmation de Jésus : « Qui n’est pas contre nous est avec nous ».

De cette phrase nous pouvons sortir  deux questions pour guider la réflexion de cette semaine :

1.- Sommes-nous avec Jésus ?

2.- Qui est avec nous ?

1.- Sommes-nous avec Jésus ?

Nous sommes baptisés et nous allons à la messe tous les dimanches. A priori, nous sommes avec Jésus. Mais le baptême et la messe ne sont pas suffisants pour déterminer que nous sommes de vrais disciples du Christ. L’appartenance au Christ demande un engagement.  Les vrais disciples du Christ sont ceux et celles qui luttent pour la justice, ceux et celles qui travaillent pour l’unité, pour la réconciliation, pour la paix dans la famille, dans la communauté et dans la société. Les disciples du Christ sont des hommes et des femmes qui cherchent toujours à aider les autres, à accueillir les personnes seules, à visiter les malades, à faire le bien partout.

Si nous sommes avec Jésus nous pouvons passer à la deuxième question de notre réflexion :

2.- Qui est avec nous ?

Le christianisme est une religion qui a toujours mis en valeur la communauté. Jésus a commencé sa mission sur la terre aidé par une petite communauté de disciples. Le développement de la foi se fait dans l’histoire grâce à des communautés qui se rassemblent pour prier, pour se nourrir de la Parole de Dieu et des sacrements et pour organiser le service des plus nécessiteux.

La communauté paroissiale, l’Église, les groupes de prière, les associations, les personnes qui se rassemblent pour se battre pour un idéal humanitaire ou spirituel, tous ceux et celles qui se réunissent pour mettre en commun leurs talents et leurs richesses pour construire un monde meilleur, toutes ces personnes-là sont avec nous.

L’égoïsme ou la jalousie n’ont pas de place dans le christianisme. Nous devons chercher les autres, découvrir les bonnes activités autour de nous pour les soutenir avec notre engagement, avec notre prière et avec notre participation financière.

Il y a beaucoup de bonnes idées autour de nous. Il y a beaucoup de groupes dans la paroisse, dans la société et dans le monde qui cherchent des bénévoles pour travailler pour le bien des autres.

La liturgie et l’Église nous invitent aujourd’hui à nous engager avec tous les hommes et les femmes de bonne volonté dans la construction d’un monde meilleur.

Amen.   P. Germán

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