Réflexions Dominicales

2º Dimanche del’Avent A Baptême d’Alix AvrilCabanes à Newport Beach OrangeCounty-Los Angeles, le 7 et 8 déc. 2019

posted Dec 5, 2019, 6:34 PM by German Sanchez   [ updated Dec 5, 2019, 6:45 PM ]

2º Dimanche de l’Avent A

Baptême d’Alix Avril Cabanas à Newport Beach

Orange County-Los Angeles, le 7 et 8 déc. 2019

1ère lecture : du livre d’Isaïe 11,1-10

Psaume : 71 (72) 1-2,7-8,12-13,17

2ème lecture :de la lettre de St Paul aux Romains 15,4-9

Evangile : de Saint Mathieu 3,1-12

Depuis dimanche dernier nous sommes dans le temps de l’Avent, temps de préparation pour accueillir l’enfant Jésus qui va naitre dans le cœur de tous les hommes et les femmes de bonne volonté qui acceptent de faire une place à Dieu dans leur cœur.

La liturgie de ce deuxième dimanche de l’Avent nous invite à regarder autour de nous, à nous accueillir les uns les autres comme des frères et sœurs et à changer notre cœur.

Regarder autour de nous pour connaitre mieux le monde dans lequel nous vivons.

Aujourd’hui nous sommes de plus en plus attirés par les animaux. Il y a des associations qui les protègent, qui les soignent et qui les aident à vivre mieux. Nous avons pris conscience de l’importance de préserver le règne animal pour l’équilibre de la création et pour la survie de l’humanité.

Dans le monde animal règne toujours la loi de la jungle. Le plus petit se fait toujours manger par le plus grand, le plus fort se sert du plus faible et les moins intelligents se font dominer par les plus rusés.

Les médias n’arrêtent pas de nous avertir que ce qui se passe dans notre humanité ressemble beaucoup à ce qui se passe dans le règne animal.

Il est triste de constater que l’agressivité, la violence, la haine et la méchanceté existent partout dans le monde. Nous sommes tous fatigués, choqués, outrés par la souffrance que les plus forts imposent aux plus faibles de notre monde.

Nous devons nous accueillir les uns les autres comme des frères et sœurs. Nous ne pouvons pas permettre que la loi de la jungle soit aussi la loi qui domine dans nos familles, dans nos communautés, dans notre société, dans notre pays et dans notre monde. Nous avons besoin de reconnaitre que tous les hommes et toutes les femmes sont des enfants de Dieu et qu’entre nous le plus grand est celui qui sert et non pas celui qui domine ou qui se fait servir. Le temps de l’Avent nous prépare à accueillir Dieu qui est le plus grand de tous et qui se fait tout petit pour nous montrer le chemin que nous devons suivre pour vivre dans la justice et dans la paix.

La fraternité est la devise de tous les chrétiens. L’enfant Jésus est né dans une crèche pour se faire proche de tous et non pas seulement de ceux et celles qui habitent dans des châteaux et qui gouvernent notre monde.

Nous devons changer notre cœur parce que nous pouvons inventer des nouvelles lois et nous pouvons construire beaucoup de prisons pour enfermer ceux et celles qui ne respectent pas les lois mais si nous ne changeons pas notre cœur, notre monde ne sera pas mieux pour nous ni pour les générations qui viennent.

Nous devons devenir comme les enfants qui aiment et se laissent aimer. Nous les adultes, nous nous posons beaucoup trop de questions avant d’aimer et d’accueillir les autres. Nous devons remplir nos cœurs de confiance, de désintéressement, d’humilité, de douceur et de joie pour préparer la naissance de Dieu dans notre monde d’aujourd’hui.

Si dans nos cœurs il y a toujours des sentiments de justice, de paix et de fraternité, nous allons transformer le monde. Il n’y aura plus de divisions autour de nous et nous ferons diminuer la violence et les guerres qui sont en train de détruire notre humanité.

En ce temps de préparation pour célébrer la plus belle fête de la chrétienté, regardons le monde, accueillons-nous les uns les autres et changeons nos cœurs.

Bonne préparation vers Noël.

P. Germán

Thanksgiving Day Novembre 28, 2019

posted Nov 22, 2019, 5:17 PM by German Sanchez

Thanksgiving Day

Novembre 28, 2019

Lc 17 : 11-19

En cette fête d’action de grâces, je vous invite cette année à remercier le Seigneur pour le don de la fraternité.

Nous sommes des hommes et des femmes venus de pays différents et de cultures très riches.

Dans notre communauté il y a des enfants, des jeunes, des adultes et des personnes âgées.

Entre nous il y a des ouvriers, des étudiants, des femmes ou des hommes qui s’occupent du ménage, il y a des personnes qui ont fait beaucoup d’études, il y en a d’autres qui n’ont pas fait d’études mais qui connaissent beaucoup de choses grâce aux expériences qu’ils ont vécues. Nous sommes des professionnels, des artistes, des cuisiniers et des représentants de beaucoup de métiers nécessaires pour que la société puisse exister.

Nous sommes tous très différents les uns des autres et ces différences font la richesse de notre communauté. Nous sommes tous indispensables pour que l’humanité puisse avancer et nous sommes tous uniques par notre personnalité et par notre histoire.

Aujourd’hui nous sommes rassemblés dans cette église parce que nous sommes tous des enfants aimés de Dieu. Nous sommes des frères et sœurs de Jésus rassemblés dans l’église pour prier, chanter, écouter la Parole de Dieu, communier et partir en mission dans le monde.

Rendons grâce à Dieu pour cette fraternité que nous partageons ici et prions pour que chaque jour le respect et l’amitié entre nous grandissent pour que la société découvre en nous la famille de Dieu qui travaille dans la construction de la fraternité universelle.

Je vous invite à vous tourner vers votre voisin de droite ou de gauche, devant ou derrière vous ; cherchez quelqu’un que vous ne connaissez pas bien et dites-lui : Bonne fête d’Action de Grâces mon frère ou ma sœur.

P Germán

34ème Dim du temps de l’Église Christ Roi de l’Univers Année Liturgique C Los Angeles, le 24 novembre 2019

posted Nov 20, 2019, 11:08 AM by German Sanchez   [ updated Nov 25, 2019, 5:49 PM ]

34ème Dim du temps de l’Église

Christ Roi de l’Univers

Année Liturgique C

Los Angeles, le 24 novembre 2019

1ère lecture : du 2ème Livre de Samuel 5,1-3

Psaume 121(122) 1-2.3-4.4-5

2ème lecture: de la 2ème lettre de Paul aux Colossiens 1,12-20

Evangile : Saint Luc 23,35-43

Pour célébrer la fête du Christ Roi de l’Univers, l’Église nous propose un très beau texte pris de la lettre Saint Paul aux Colossiens et l’Évangile qui nous rappelle que Jésus fut crucifié au milieu de deux larrons.

Ces deux textes nous aident à comprendre les caractéristiques du Christ Roi.

Le Christ est un Roi qui guide son peuple et qui pardonne.

Le Christ guide son peuple.

La première mission du Christ est de nous guider. Il connait le chemin qui conduit vers le Père puisqu’il vient de la maison du Père et il désire nous conduire vers sa maison qui est aussi notre maison. Il est la lumière qui éclaire notre route et qui chasse nos ténèbres. Grâce à la lumière du Christ nous pouvons marcher sans trébucher sur les routes que la vie nous propose tout au long de notre existence.

Le Christ est notre guide parce qu’il est au milieu de nous pour nous enseigner à vivre comme frères et sœurs et pour nous aider à construire un monde meilleur pour tous. Il est notre guide parce qu’il est notre frère ainé et il nous accompagne tous les jours dans la lutte contre l’injustice et contre le mal.

Jésus est notre guide parce qu’Il est la tête de l’Église, il est le commencement, le premier né d’entre les morts. Il est le chemin qui nous conduit vers la résurrection, vers la vie avec Dieu.

Il est présent dans l’Église chaque fois que nous recevons un sacrement. Il guide le Pape, les évêques, les prêtres, les religieux, les religieuses, il guide tous les baptisés. Il est venu dans le monde pour aider tous les hommes et les femmes de bonne volonté à construire un Royaume de Paix et de Justice, un Royaume dans lequel nous serons tous des frères et sœurs, un Royaume dans lequel il n’y aura plus de larmes ni de souffrance.

Le Christ est un roi qui pardonne.

Il connait notre cœur et il sait que notre faiblesse humaine nous détourne souvent du chemin qu’Il nous propose.

Il est patient avec nous et il pardonne nos erreurs, notre manque de foi et de confiance. Il nous relève chaque fois que la tristesse et la solitude nous éloignent de Lui et de nos frères et sœurs.

Le Christ est un roi qui pardonne parce qu’il est venu dans le monde pour réconcilier notre humanité avec Dieu et pour nous aider à nous réconcilier entre nous.

Nous pouvons crier aujourd’hui : que vive le Christ roi si nous nous laissons guider par Lui et si nous accueillons son pardon chaque fois que nous nous éloignons du chemin qu’il nous propose.

Amen

P. Germán

33ème Dim du temps de l’Église C Los Angeles, 17 novembre 2019

posted Nov 11, 2019, 4:44 PM by German Sanchez

33ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

Los Angeles, 17 novembre 2019

1ère lecture : du Livre du prophète Malachie 3,19-20a

Psaume 97 (98)5-6.7-8.9

2ème lecture : de la 2ème lettre de Paul aux Thessaloniciens 3,7-12

Evangile : Saint Luc 21,5-19

Nous sommes presque à la fin de l’année liturgique C et dans quinze jours nous commençons la nouvelle année liturgique A.

En ce dimanche avant la fête du Christ Roi qui est le dernier dimanche de l’année liturgique, l’Eglise nous invite à méditer sur quelques textes que nous appelons apocalyptiques.

Ce sont des textes qui parlent de la fin du monde, du retour du Christ en gloire et de l’installation d’un monde nouveau.

Si nous écoutons la radio et regardons les informations à la télévision nous découvrons les innombrables souffrances de notre monde.

Il faut toujours vivre avec optimisme et regarder le monde avec un regard positif mais il faut aussi être réaliste et reconnaître que notre monde a besoin d’un changement profond et radical.

Nous avons besoin d’un autre monde dans lequel il n’y ait plus de souffrance. Mais rien ne changera si nous ne nous engageons pas à faire régner la justice dans nos familles, dans notre communauté et dans notre société.

Les politiques et ceux et celles qui nous gouvernent sont responsables du bien-être de tous. Ils doivent travailler pour que la justice soit vécue dans tous les secteurs de la société et des finances et pour que tous les hommes et les femmes soient respectés et vivent dignement.

Nous aussi nous sommes responsables de l’avenir et de la construction d’un monde meilleur.

L’Eglise et la liturgie nous invitent aujourd’hui à nous engager dans la construction d’un monde meilleur dans lequel tous vivront en paix et tous auront le nécessaire pour vivre comme enfants de Dieu, maîtres et gardiens de la création.

Nous voulons tous que ce monde dans lequel nous vivons change. Nous voulons faire disparaître la souffrance, les inégalités, la corruption, les injustices et les guerres.

Nous voulons un monde nouveau pour tous. Un monde dans lequel tous les hommes et les femmes se sentent chez eux. Nous voulons que le Christ vienne établir au milieu de nous son royaume. Nous attendons un monde nouveau dans lequel nous serons tous frères et sœurs et le Seigneur sera notre guide, notre conseiller et notre défenseur.

Alors, demandons-nous ce que nous pouvons commencer à faire aujourd’hui autour de nous pour que chaque jour le monde nouveau se construise.

Engageons-nous et invitons nos amis et ceux et celles que nous connaissons à nous aider à faire que notre monde change. Si nous unissons nos forces et si nous laissons l’Esprit de Dieu agir en nous, nous aurons la lumière et la force nécessaires pour combattre le mal sous toutes ses formes. Tous les habitants de la terre découvriront que ce monde, cette maison commune que nous appelons la création est une belle œuvre de Dieu et que nous ne pouvons pas la laisser dans les mains de quelques-uns qui sont en train de la détruire.

Vivons dans l’espérance de ce monde nouveau et ne tardons pas à nous engager activement dans le combat pour la justice qui fera que le Royaume de Dieu arrive vite au milieu de nous.

Amen. P Germán

32ème Dim du temps de l’Église C Los Angeles, le 10 novembre 2019

posted Nov 8, 2019, 6:16 PM by German Sanchez   [ updated Nov 11, 2019, 4:42 PM ]

32ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

Los Angeles, le 10 novembre 2019

1ère lecture : du 2º Livre des Martyrs d’Israël 7,1-2.9-14

Psaume 16 (17)1.5-6.8.15

2ème lecture: de la 2ème lettre de Paul aux Thessaloniciens 2,16—3,5

Evangile: Saint Luc 20,27-38

La liturgie d’aujourd’hui nous invite à centrer notre réflexion sur un élément fondamental dans la foi des chrétiens : la résurrection des morts et la vie éternelle.

Tous les dimanches et les jours des fêtes, nous récitons le credo dans l’Eucharistie et ensemble nous disons : « je crois à la résurrection des morts et à la vie éternelle ».

La résurrection des morts et la vie éternelle sont et ont toujours été un problème difficile à affronter. Nous voudrions des explications rationnelles et des comparaisons qui puissent nous aider à comprendre le comment de la résurrection et les détails de la vie éternelle. Mais il n’y a pas d’explication et il n’y a pas de comparaison possible entre notre vie d’aujourd’hui et la vie éternelle. Il faut simplement y croire.

Pour m’aider à croire à la résurrection des morts et à la vie éternelle et pour m’aider à regarder la mort avec un regard d’espérance, j’aime penser à la chenille et au papillon ou au grain de blé et à la tige de blé. Rien à voir entre l’un et l’autre et pourtant l’un est la continuation et la réalisation de l’autre. La chenille et le grain de blé passent par la mort pour pouvoir donner un beau papillon et une belle tige. Si la chenille savait qu’elle allait devenir papillon, elle serait pressée pour que cela arrive le plus vite possible. Si le grain de blé savait qu’il allait devenir une belle tige de blé, il attendrait heureux sa transformation.

La résurrection et la vie éternelle vont transformer nos corps mortels, qui souffrent, qui attrapent des maladies et qui vieillissent en corps immortels sans souffrance, sans douleur, sans péché mais seulement remplis d’amour.

Blaise Pascal qui était un mathématicien, physicien, écrivain, inventeur et théologien Catholique français (1623-1662) dit que la vérité s’apprend non seulement avec la raison mais aussi avec le cœur. Le pari de Pascal dit que nous avons intérêt à croire parce que en croyant nous avons tout à gagner. Et si jamais Dieu n’existait pas, nous n’aurions rien perdu.

La foi c’est croire ce que nous ne voyons pas encore et ce que nous n’arrivons pas encore à expliquer.

Cela dit, nous devons nous préparer pour la résurrection et pour la vie éternelle.

Chaque jour nous devrions vivre comme si c’était le dernier jour de notre existence. Nous ne savons ni le jour, ni l’heure, ni la forme de notre mort. Chaque fois que nous allons nous coucher nous devrions nous préparer à rencontrer le Seigneur et à partir d’ici en étant en paix avec ceux et celles qui sont autour de nous.

La science a fait beaucoup de progrès et aujourd’hui nous mourrons plus vieux qu’avant. Mais de temps en temps la mort d’un enfant, d’un jeune ou d’un jeune adulte nous rappelle que la vie ne nous appartient pas. L’amour que nous avons dans notre cœur, nous devons le partager aujourd’hui et non pas demain car nous ne sommes pas sûr d’être ici demain.

Le seul chemin pour se préparer pour la résurrection et pour la vie éternelle c’est le chemin de l’amour. Seulement ceux et celles qui ont accepté d’aimer et de se laisser aimer seront aptes à rencontrer Dieu et à accepter l’amour de Dieu dans la vie éternelle.

L’Église nous invite aujourd’hui à croire à la résurrection des morts et à nous préparer pour la vie éternelle.

Amen. P Germán

31ème Dim du temps de l’Église C Semaine Nationale pour promouvoir les vocations

posted Oct 30, 2019, 12:22 PM by German Sanchez

31ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

Semaine Nationale pour promouvoir les vocations

OC et LA, le 3 novembre 2019

1ère lecture : du Livre de la Sagesse 11,23—12,2

Psaume 144(145) 1-2.8-9.10-11.13.14

2ème lecture: de la 2ème lettre de Paul aux Thessaloniciens 1,11—2,2

Evangile: Saint Luc 19,1-10

Si nous prenons le temps pendant cette semaine de relire l’histoire de la rencontre entre Jésus et Zachée, je suis sûr que nous allons découvrir plusieurs éléments qui vont nous aider à grandir dans la foi et à prendre le chemin de la sainteté.

Cet Évangile nous donne des idées pour devenir ce que nous sommes : les membres de la famille de Dieu, des hommes et des femmes habités par l’Esprit Saint et désireux de vivre comme Jésus nous a dit de vivre.

Jésus est dans nos villes.

L’histoire que nous venons d’entendre dit que Jésus entra à Jéricho et traversa la ville. Jéricho était considérée comme une des villes les plus anciennes de notre civilisation. Elle était une ville très connue, grande et importante à l’époque de Jésus. Dans le choix de Jéricho, Jésus a un message pour nous qui habitons dans des villes très agitées, remplies de publicité et pleines de propositions qui souvent nous éloignent de Dieu. Jésus est au milieu de nous. Il est venu dans le monde pour entrer dans nos villes et pour traverser nos quartiers. Jésus n’est pas seulement dans le ciel, ou dans la terre Sainte ou dans des sanctuaires très visités par beaucoup de pèlerins. Il est surtout et avant tout dans les rues de notre ville. Il n’est pas enfermé dans les églises ou dans les murs du Vatican. Il est à la porte de chez nous.

Jésus nous cherche.

Un autre détail important de cette rencontre est le fait que c’est Jésus qui cherche à rencontrer Zachée.

Zachée a manifesté sa curiosité ou son désir de connaitre Jésus. Il surmonte les difficultés imposées par la foule, il dépasse ses limites causées par sa petitesse. Mais c’est Jésus qui fait le plus important pour que la rencontre puisse se produire. Jésus lève les yeux pour voir Zachée perché sur un arbre et c’est Jésus qui s’invite à la maison de Zachée pour y passer la nuit.

Si nous faisons un petit geste pour aller à la rencontre de Jésus, nous pouvons être sûrs qu’il fera le reste pour que nous puissions le connaitre un peu mieux et pour que nous puissions l’accueillir dans notre cœur et dans notre vie. Si le Seigneur n’est pas encore avec nous ce n’est pas sa faute mais c’est simplement que nous n’avons pas encore pris la décision de lui ouvrir la porte pour qu’il puisse rentrer dans notre demeure.

Aujourd’hui et non pas demain.

Dans l’Évangile nous avons lu que Jésus dit à Zachée : «il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison » et « le salut est entré aujourd’hui dans cette maison ». La rencontre avec le Seigneur doit se faire aujourd’hui. Nous avons toujours des excuses pour ne pas l’accueillir sous notre toit, nous avons toujours de bonnes raisons pour repousser à demain notre relation avec Dieu.

Mais l’Evangile de ce dimanche nous rappelle que la rencontre avec Jésus doit se faire aujourd’hui et que le bonheur, la paix et le salut que Dieu nous propose sont pour aujourd’hui.

Alors, comme Zachée, accueillons le Seigneur chez nous et faisons la liste de tout ce qui va changer dans notre vie pour vivre désormais comme des enfants de Dieu, des frères et des sœurs de Jésus, des hommes et des femmes de la famille de Dieu.

Amen P Germán

30ème Dim du temps de l’Église C LA, le 27 octobre 2019

posted Oct 25, 2019, 10:45 AM by German Sanchez

30ème Dim du temps de l’Église C

LA, le 27 octobre 2019

1ère lecture : du livre de Ben Sirac le Sage 34,12-14.16.18

Psaume : 33(34) 2-3,17-18,9-23

2ème lecture : 2eme lettre de St Paul à Timothée 4,6-8.16.18

Evangile : Saint Luc 18,9-14

"Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient tous les autres".

En méditant l'Evangile de ce dimanche, je me suis dit que si Jésus venait parmi nous aujourd'hui, probablement il utiliserait la même parabole pour nous inviter à réfléchir sur la relation que nous avons avec Dieu et avec nos frères et sœurs.

-Devant Dieu, sommes-nous des justes ou des pêcheurs ?

-Devant tous nos frères et sœurs, les méprisons-nous ou les traitons-nous comme nos semblables ?

1.- Devant Dieu, nous considérons-nous comme des justes ou des pêcheurs ?

Pour que notre prière soit sincère, chrétienne et efficace, il est important que nous nous présentions devant Dieu comme des pécheurs que nous sommes et non pas comme des justes que nous ne sommes pas. Il est vrai que nous n'avons pas tué quelqu'un, que nous n'avons pas volé, que nous respectons nos parents, que nous ne prenons pas la femme ou le mari de notre prochain… Etc. La liste de tout ce que nous ne faisons pas est longue. Mais soyons honnêtes avec nous-mêmes.  Demandons-nous si parmi les choses que nous faisons et dont nous sommes fiers, figurent aussi le partage avec les pauvres, la visite des malades, des personnes âgées ou en prison, la lutte contre toute injustice, le travail pour la paix, l'engagement dans la société et dans l'Église pour la construction d'un monde meilleur, …

Probablement que nous devons tous reconnaître que nous devons encore faire des progrès avant de nous présenter devant Dieu comme des personnes justes. Quand nous reconnaissons devant Dieu que nous sommes pêcheurs car nous ne faisons pas tout ce que nous pourrions faire pour le bien de notre humanité, quand nous reconnaissons devant Dieu que dans notre vie il y a des paroles et des actes qui ne sont pas tout à fait animés par l'amour, alors nous sommes devant le Seigneur tel que nous sommes: des hommes et des femmes pécheurs qui ont besoin de la lumière et de la force qui viennent de Dieu.

Celui (celle) qui se croit juste croit qu'il n'a pas besoin de Dieu et dans sa vie il n'y a pas de place pour Dieu.

Celui (celle) qui se croit juste construit et conduit sa vie sans Dieu et se prive de l'intervention de Dieu qui désire nous relever, nous écouter, nous bénir, en somme nous aimer.

Les paroles de Jésus, que St. Luc nous rapporte dans l'Évangile de ce dimanche, nous invitent aussi à réfléchir sur la relation que nous avons avec les autres.

2.- Devant tous nos frères et sœurs, les méprisons-nous ou les traitons-nous comme nos semblables ?

Nous vivons dans un monde qui, en théorie, appartient à tous les hommes et les femmes qui l'habitent. Devant Dieu, nous sommes tous pécheurs.

Alors, entre nous, entre tous les hommes et les femmes de notre humanité il doit y avoir des relations de respect, de fraternité, de compréhension, de solidarité et d'amour. Nous ne pouvons pas mépriser, exploiter ou considérer certains de nos frères et sœurs inférieurs à nous. La paix dans nos familles, dans nos communautés, dans nos sociétés et dans notre monde ne peut pas exister s'il y a parmi nous des hommes et des femmes qui méprisent, exploitent et dévalorisent leurs frères et sœurs.

Il est évident qu'il y a dans l'humanité des hommes et des femmes plus intelligents que les autres, plus riches que les autres, en meilleure santé que les autres, avec plus d'études que les autres, avec plus de chances que les autres... mais il est aussi évident que nous sommes tous et toutes des enfants aimés de Dieu. Nous sommes tous égaux devant Dieu et nous avons tous besoin de sa lumière et de sa force pour profiter de tout ce qu'Il a mis dans nos mains pour le bien-être de tous.

Notre prière est sincère, chrétienne et efficace si nous nous présentons devant Dieu comme des pécheurs que nous sommes. Nos relations avec nos frères et sœurs seront saines, productives et heureuses si nous traitons tous nos frères et sœurs avec le respect qu'ils méritent car nous sommes tous l'image de Dieu sur la terre. Apprends-nous Seigneur à prier et à respecter tous nos frères et sœurs.

Amen P Germán

29ème Dim du temps de l’Église C JOURNEE MONDIALE DE PRIERE POUR LES MISSIONS LA, le 20 octobre 2019

posted Oct 17, 2019, 6:09 PM by German Sanchez

29ème Dim du temps de l’Église C

JOURNEE MONDIALE DE PRIERE

POUR LES MISSIONS

LA, le 20 octobre 2019

1ère lecture : du livre de l’Exode  17,8-13

Psaume : 120(121)1-2,3-4,5-6,7-8

2ème lecture: 2eme lettre de St Paul à Timothée 3,14—4,2

Evangile: Saint Luc 18,1-8

Le thème de la journée mondiale de prière pour les missions est : Baptisés et envoyés : L’Eglise du Christ en mission dans le monde.

Le thème de cette année nous invite à prendre conscience de notre Baptême et de notre mission dans le monde.

Le Baptême.

Je vous parle souvent dans les homélies, dans mes interventions au catéchisme ou dans les rencontres avec les uns et les autres, de l’importance du baptême. Souvent j’écris des réflexions sur le baptême dans les textes que nous publions toutes les semaines dans le bulletin paroissial. J’espère que vous le lisez et le partagez avec des personnes qui ne viennent pas à la messe. Chaque fois que nous baptisons un bébé, un enfant ou un adulte dans l’église, j’insiste sur l’importance de vivre le baptême tous les jours pour que nous puissions découvrir ce que nous sommes.

Nous sommes des enfants de Dieu. Nous faisons partie de la famille de Dieu. Dans notre cœur habite l’Esprit Saint. Nous sommes les frères et sœurs de Jésus. Nous avons une dignité, une valeur, une richesse inimaginable. Dieu est avec nous, dans notre cœur, dans notre vie, dans notre intelligence. Nous pouvons parler avec Lui, il peut nous conseiller, nous illuminer, nous fortifier, nous pardonner, nous relever, nous conduire vers le chemin de la paix, du bonheur, de l’amour.

Par le baptême nous acceptons d’être inscrits dans le cœur de Dieu et nous acceptons de travailler avec Lui pour que la Terre devienne ce qu’elle était au début : un Paradis pour tous.

Notre Mission dans le monde est d’annoncer à tous les hommes et les femmes de Bonne Volonté que la vie est belle, que la vie de tous a beaucoup de valeur parce que Dieu est en nous. Nous avons la mission d’annoncer autour de nous et aux extrémités de la terre que Dieu est ici pour tous.

Dans son message pour la journée mondiale de prière pour la mission, le Pape François dit qu’il est convaincu de l’importance de renouveler l’engagement missionnaire de l’Eglise aujourd’hui pour que l’Evangile soit annoncé à toutes les nations et pour que le Salut proposé par le Christ soit à la portée de tous.

Le Pape a raison de nous rappeler que nous sommes l’Église et que nous ne pouvons pas garder pour nous ce trésor que nous avons découvert au moment de notre baptême.

Nous savons que nous avons été créés pour être frères et sœurs et par le baptême nous acceptons d’être frères de Jésus pour travailler avec Lui dans la mission qui consiste à annoncer à toutes les créatures que Dieu nous aime et qu’il est avec nous pour nous guérir et nous sauver.

Nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir pour découvrir l’immense valeur de notre baptême et la joie d’annoncer partout que Dieu est avec nous.

Prenons l’exemple de Moise, Aaron et Hour qui se rassemblent pour prier pour le peuple. N’oublions pas de prier quand le doute trouble notre conscience ou quand le mal déstabilise notre foi. Dieu écoute toujours notre prière. Il est avec nous et Il compte sur nous pour que nous annoncions la Bonne Nouvelle à toutes les Nations. Prions pour les missionnaires qui partent au loin pour annoncer l’Évangile et soyons généreux avec ceux et celles qui travaillent avec les plus pauvres de notre planète.

Amen P Germán

28ème Dim du temps de l’Église C Vide-grenier LA, le 13 octobre 2019

posted Oct 8, 2019, 4:21 PM by German Sanchez

28ème Dim du temps de l’Église C

Vide-grenier

LA, le 13 octobre 2019

1ère lecture : du 2ème livre des Rois 5,14-17

Psaume : 97(98)1,2-3,3-4

2ème lecture : 2eme lettre de St Paul à Timothée 3,8-13

Évangile : Saint Luc 17,11-9

La liturgie d’aujourd’hui nous invite à réfléchir sur le baptême et notre appartenance à la communauté.

Le Baptême :

Le baptême est le 1er sacrement que nous recevons. Il nous ouvre la porte de la communauté, nous permet d’entrer dans la famille de Dieu et de faire partie de la communauté de chrétiens.

La majorité d’entre nous ont été baptisés tout petits. Mais pour que nous prenions conscience de la richesse de notre baptême, l’Église nous propose des liturgies comme celle d’aujourd’hui ou la veillée pascale ou le baptême du Christ qui nous aident à découvrir que nous sommes chrétiens parce que nous avons été baptisés. Que par le baptême nous avons accepté d’être appelés enfants de Dieu et que par le baptême nous nous engageons à vivre ce que nous sommes : des fils et des filles d’un Père qui nous aime et des frères et sœurs de tous les humains.

Le baptême est un très beau cadeau que les parents nous ont offert mais il ne donne pas de fruits si nous ne vivons chaque jour comme des baptisés.

Beaucoup de baptisés ne savent pas que parce qu’ils sont baptisés au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, l’Église qui les a baptisés a inscrit leur nom sur les registres de la famille de la Trinité.

Nous sommes, par le baptême, des frères et sœurs de Jésus, nous sommes des frères et sœurs de tous les chrétiens et nous sommes envoyés dans le monde pour dire à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté que la mission de l’humanité est de construire une seule famille pour que tous soient respectés et pour que tous découvrent l’amour de Dieu.

La communauté.

Le baptême ne peut pas se vivre sans la communauté. Nous avons besoin de la communauté pour être baptisés et pour recevoir les autres sacrements. Nous avons besoin de la communauté pour nourrir la foi et pour comprendre les Écritures. Sans la communauté, notre baptême devient invisible. Sans la communauté notre foi s’étiole et finit par disparaître.

L’Évangile dit que parmi les 10 lépreux qui avaient été guéris par Jésus il n’y en a qu’un qui revient lui rendre grâce. Nous pouvons nous demander combien de baptisés reviennent dans l’Église pour remercier la communauté pour ce cadeau qu’elle leur a offert. Combien de baptisés reviennent à la communauté pour vivre la fraternité que le baptême leur a donnée comme mission de vivre.

La communauté est le lieu dans lequel nous pouvons montrer au monde que nous sommes de la même famille, de la famille de Jésus. Nous ne pouvons pas continuer à être des chrétiens anonymes qui vivent la fraternité en théorie et qui ne connaissent pas leur frères et sœurs dans le Christ.

Aujourd’hui nous avons le vide-grenier ici. Nous pouvons rencontrer sur le parking ceux et celles qui comme nous ont été baptisés et ont accepté d’intégrer la famille de Dieu. Prenons le temps de partager avec nos frères et sœurs chrétiens qui font partie d’un groupe diffèrent du notre dans la paroisse. Si les gens qui passent dans la rue voient que les chrétiens de Saint Sébastien vivent comme des frères et sœurs, je suis sûr que nous aurons beaucoup d’autres baptisés qui vont vouloir revenir à la communauté où ils ont été baptisés pour vivre comme nous.

Profitons des occasions que la paroisse nous donne pour vivre la fraternité. Le monde a besoin de témoins de fraternité et nous sommes ces témoins que le monde attend.  Amen. P Germán

27ème Dim du temps de l’Église C OC et LA, le 5/6 octobre 2019

posted Oct 2, 2019, 1:22 PM by German Sanchez   [ updated Oct 5, 2019, 10:23 PM ]

27ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

OC et LA, le 5/6 octobre 2019

1ère lecture : du livre d’Habacuc 1,2-3.2,2-4

Psaume : 94(95)1-2.6-7.8-9

2ème lecture: 2ème lettre de St Paul à Timothée 1,6-8.13-14

Evangile: Saint Luc 17,5-10

Chaque année, au mois de septembre, l’archevêque invite tous les prêtres qui travaillent dans l’archevêché, à se rassembler autour de lui pour avoir une demi-journée de réflexion, de prière et d’amitié.

Cette année nous nous sommes retrouvés, le lundi 23, dans les salles de la cathédrale pour la réflexion et la prière et nous avons fini la journée par un diner sur le parvis de la cathédrale. Nous étions plus de 500 prêtres. Je vous parlerai plus de cette rencontre dans un des bulletins paroissiaux du mois d’octobre.

Le temps de réflexion a été dirigé par Mgr. Robert Barron qui est très connu à la radio et à la télévision américaine depuis qu’il est prêtre. Il est actuellement évêque auxiliaire de Los Angeles et il continue à animer des émissions à la radio, à la télévision et surtout à écrire des livres.

Mgr Barron nous a invité à réfléchir sur les personnes qui se disent sans religion.

Il nous a dit qu’en 1970 97% des américains se disaient religieux et 3% se déclaraient sans religion.  En 2019 75% des américains se disent religieux et 25% sans religion. 

Pour chaque personne qui rejoint l’Église aujourd’hui aux USA il y a 6,5 qui la quittent.

Ce qui m’a le plus impressionné est que 50% des baptisés-confirmés se disent sans religion.

Mgr. Barron nous a parlé des raisons que les jeunes donnent pour quitter l’Eglise et nous a proposé 9 points que nous pouvons utiliser pour renverser la situation.

Cette longue introduction pour parler des textes d’aujourd’hui.

Le prophète Habacuc crie vers Dieu à cause de la violence et des injustices qu’il constate au milieu de son peuple. Dans l’Évangile, les disciples demandent à Jésus d’augmenter en eux la foi.

Mgr. Barron disait que si nous voulons que les jeunes reviennent à l’Église et découvrent la beauté de la foi, nous devons leur proposer des engagements concrets pour lutter contre l’injustice et pour construire la paix. La foi qui n’agit pas est une foi belle et bien morte. Jc 2,17. Nous ne pouvons pas être chrétiens si les autres ne découvrent pas dans notre vie un engagement pour la paix et une lutte contre les injustices. La Foi dont parle la liturgie d’aujourd’hui est un engagement dans la politique, dans la vie sociale et dans la communauté chrétienne. Nos églises vont se remplir si notre foi devient de plus en plus visible dans nos engagements.

Nos enfants et petits-enfants viendront à l’Église s’ils voient que nous sommes de plus en plus engagés dans des actions concrètes parce que nous sommes chrétiens. Ils acceptent volontiers des invitations pour s’engager eux aussi. Proposons leur l’exemple de Saint Francois d’Assise ou de Mère Theresa de Calcutta ou du Pape François qui n’ont pas peur de défendre les pauvres et les petits.

Un autre point que les jeunes apprécient est la vie fraternelle, la communauté. Ils garderont dans leur mémoire des souvenirs profonds des moments de fraternité vécus dans la communauté chrétienne. Ils cherchent des lieux où les hommes et les femmes s’aident, se respectent et s’aiment. Ils savent qu’une communauté fraternelle est une source de paix, de joie et de bonheur pour le présent et pour l’avenir.

Je vais finir avec la prière des apôtres, Seigneur fais grandir en nous la foi pour que les jeunes et les enfants aient envie de venir à l’Église. 

Amen

 P Germán

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