Réflexions Dominicales

28ème Dim du temps de l’Église C Vide-grenier LA, le 13 octobre 2019

posted Oct 8, 2019, 4:21 PM by German Sanchez

28ème Dim du temps de l’Église C

Vide-grenier

LA, le 13 octobre 2019

1ère lecture : du 2ème livre des Rois 5,14-17

Psaume : 97(98)1,2-3,3-4

2ème lecture : 2eme lettre de St Paul à Timothée 3,8-13

Évangile : Saint Luc 17,11-9

La liturgie d’aujourd’hui nous invite à réfléchir sur le baptême et notre appartenance à la communauté.

Le Baptême :

Le baptême est le 1er sacrement que nous recevons. Il nous ouvre la porte de la communauté, nous permet d’entrer dans la famille de Dieu et de faire partie de la communauté de chrétiens.

La majorité d’entre nous ont été baptisés tout petits. Mais pour que nous prenions conscience de la richesse de notre baptême, l’Église nous propose des liturgies comme celle d’aujourd’hui ou la veillée pascale ou le baptême du Christ qui nous aident à découvrir que nous sommes chrétiens parce que nous avons été baptisés. Que par le baptême nous avons accepté d’être appelés enfants de Dieu et que par le baptême nous nous engageons à vivre ce que nous sommes : des fils et des filles d’un Père qui nous aime et des frères et sœurs de tous les humains.

Le baptême est un très beau cadeau que les parents nous ont offert mais il ne donne pas de fruits si nous ne vivons chaque jour comme des baptisés.

Beaucoup de baptisés ne savent pas que parce qu’ils sont baptisés au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, l’Église qui les a baptisés a inscrit leur nom sur les registres de la famille de la Trinité.

Nous sommes, par le baptême, des frères et sœurs de Jésus, nous sommes des frères et sœurs de tous les chrétiens et nous sommes envoyés dans le monde pour dire à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté que la mission de l’humanité est de construire une seule famille pour que tous soient respectés et pour que tous découvrent l’amour de Dieu.

La communauté.

Le baptême ne peut pas se vivre sans la communauté. Nous avons besoin de la communauté pour être baptisés et pour recevoir les autres sacrements. Nous avons besoin de la communauté pour nourrir la foi et pour comprendre les Écritures. Sans la communauté, notre baptême devient invisible. Sans la communauté notre foi s’étiole et finit par disparaître.

L’Évangile dit que parmi les 10 lépreux qui avaient été guéris par Jésus il n’y en a qu’un qui revient lui rendre grâce. Nous pouvons nous demander combien de baptisés reviennent dans l’Église pour remercier la communauté pour ce cadeau qu’elle leur a offert. Combien de baptisés reviennent à la communauté pour vivre la fraternité que le baptême leur a donnée comme mission de vivre.

La communauté est le lieu dans lequel nous pouvons montrer au monde que nous sommes de la même famille, de la famille de Jésus. Nous ne pouvons pas continuer à être des chrétiens anonymes qui vivent la fraternité en théorie et qui ne connaissent pas leur frères et sœurs dans le Christ.

Aujourd’hui nous avons le vide-grenier ici. Nous pouvons rencontrer sur le parking ceux et celles qui comme nous ont été baptisés et ont accepté d’intégrer la famille de Dieu. Prenons le temps de partager avec nos frères et sœurs chrétiens qui font partie d’un groupe diffèrent du notre dans la paroisse. Si les gens qui passent dans la rue voient que les chrétiens de Saint Sébastien vivent comme des frères et sœurs, je suis sûr que nous aurons beaucoup d’autres baptisés qui vont vouloir revenir à la communauté où ils ont été baptisés pour vivre comme nous.

Profitons des occasions que la paroisse nous donne pour vivre la fraternité. Le monde a besoin de témoins de fraternité et nous sommes ces témoins que le monde attend.  Amen. P Germán

27ème Dim du temps de l’Église C OC et LA, le 5/6 octobre 2019

posted Oct 2, 2019, 1:22 PM by German Sanchez   [ updated Oct 5, 2019, 10:23 PM ]

27ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

OC et LA, le 5/6 octobre 2019

1ère lecture : du livre d’Habacuc 1,2-3.2,2-4

Psaume : 94(95)1-2.6-7.8-9

2ème lecture: 2ème lettre de St Paul à Timothée 1,6-8.13-14

Evangile: Saint Luc 17,5-10

Chaque année, au mois de septembre, l’archevêque invite tous les prêtres qui travaillent dans l’archevêché, à se rassembler autour de lui pour avoir une demi-journée de réflexion, de prière et d’amitié.

Cette année nous nous sommes retrouvés, le lundi 23, dans les salles de la cathédrale pour la réflexion et la prière et nous avons fini la journée par un diner sur le parvis de la cathédrale. Nous étions plus de 500 prêtres. Je vous parlerai plus de cette rencontre dans un des bulletins paroissiaux du mois d’octobre.

Le temps de réflexion a été dirigé par Mgr. Robert Barron qui est très connu à la radio et à la télévision américaine depuis qu’il est prêtre. Il est actuellement évêque auxiliaire de Los Angeles et il continue à animer des émissions à la radio, à la télévision et surtout à écrire des livres.

Mgr Barron nous a invité à réfléchir sur les personnes qui se disent sans religion.

Il nous a dit qu’en 1970 97% des américains se disaient religieux et 3% se déclaraient sans religion.  En 2019 75% des américains se disent religieux et 25% sans religion. 

Pour chaque personne qui rejoint l’Église aujourd’hui aux USA il y a 6,5 qui la quittent.

Ce qui m’a le plus impressionné est que 50% des baptisés-confirmés se disent sans religion.

Mgr. Barron nous a parlé des raisons que les jeunes donnent pour quitter l’Eglise et nous a proposé 9 points que nous pouvons utiliser pour renverser la situation.

Cette longue introduction pour parler des textes d’aujourd’hui.

Le prophète Habacuc crie vers Dieu à cause de la violence et des injustices qu’il constate au milieu de son peuple. Dans l’Évangile, les disciples demandent à Jésus d’augmenter en eux la foi.

Mgr. Barron disait que si nous voulons que les jeunes reviennent à l’Église et découvrent la beauté de la foi, nous devons leur proposer des engagements concrets pour lutter contre l’injustice et pour construire la paix. La foi qui n’agit pas est une foi belle et bien morte. Jc 2,17. Nous ne pouvons pas être chrétiens si les autres ne découvrent pas dans notre vie un engagement pour la paix et une lutte contre les injustices. La Foi dont parle la liturgie d’aujourd’hui est un engagement dans la politique, dans la vie sociale et dans la communauté chrétienne. Nos églises vont se remplir si notre foi devient de plus en plus visible dans nos engagements.

Nos enfants et petits-enfants viendront à l’Église s’ils voient que nous sommes de plus en plus engagés dans des actions concrètes parce que nous sommes chrétiens. Ils acceptent volontiers des invitations pour s’engager eux aussi. Proposons leur l’exemple de Saint Francois d’Assise ou de Mère Theresa de Calcutta ou du Pape François qui n’ont pas peur de défendre les pauvres et les petits.

Un autre point que les jeunes apprécient est la vie fraternelle, la communauté. Ils garderont dans leur mémoire des souvenirs profonds des moments de fraternité vécus dans la communauté chrétienne. Ils cherchent des lieux où les hommes et les femmes s’aident, se respectent et s’aiment. Ils savent qu’une communauté fraternelle est une source de paix, de joie et de bonheur pour le présent et pour l’avenir.

Je vais finir avec la prière des apôtres, Seigneur fais grandir en nous la foi pour que les jeunes et les enfants aient envie de venir à l’Église. 

Amen

 P Germán

26ème Dim du temps de l’Église C LA, le 29 septembre 2019

posted Sep 29, 2019, 8:44 AM by German Sanchez

26ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

LA, le 29 septembre 2019

1ère lecture : du livre d’Amos 6,1a.4-7

Psaume : 145(146)7.8-9.9-10

2ème lecture: 1ere lettre de St Paul à Timothée 6,11-16

Evangile: Saint Luc 16,19-31

La Parabole du riche et du pauvre Lazare est bien connue dans nos églises et je dirai qu’elle est malheureusement d’une extrême actualité.

Il s’agit d’un riche dont nous ne connaissons pas le nom et d’un pauvre nommé Lazare.

Entre les deux il s’est creusé un grand abîme impossible à franchir.

Un riche sans nom et un pauvre appelé Lazare.

La Bible utilise toujours des signes ou images pour transmettre des messages importants. Quand la richesse corrompt notre cœur et nous enferme dans notre milieu, dans notre confort, dans notre vanité et dans nos plaisirs nous sommes en train de perdre une partie de notre humanité. Nous nous éloignons de nos frères et sœurs et de Dieu. Nous devenons des anonymes noyés dans l’orgueil, dans l’indifférence et dans l’autosuffisance. Les pauvres ont un nom, ils s’appellent Lazare, Georges, Carlos, Marie, Anne… leurs noms sont inscrits dans le cœur de Dieu. Ils sont chers pour Dieu.

Quand la richesse devient le dieu de notre existence, nos yeux se ferment à la pauvreté et à la souffrance qui se trouvent à la porte de chez nous.

Aujourd’hui il y a de plus en plus de « Lazare » qui se trouvent dans les rues, à la porte de nos églises, sous les ponts des autoroutes et dans les belles plages de Californie.

Nous sommes en train de nous habituer à les voir. Peu à peu ils font partie du « panorama de la ville ».

J’ai entendu des réflexions très désagréables, méchantes et inhumaines concernant les sans-abris, les chômeurs, les sans-papiers et tous les pauvres qui comme le pauvre Lazare n’ont pas un toit pour s’abriter ou une table pour partager un morceau de pain.

Nous ne pouvons pas nous habituer à la misère. Il faut que nous cherchions des solutions stables et justes pour aider ces personnes à retrouver leur dignité. Nous ne pouvons pas nous taire ou fermer les yeux à cette réalité dont nous sommes tous responsables. Nous devons exiger des dirigeants de la société qu’ils mettent en route des projets pour éviter que l’abîme entre les pauvres et les riches continue à grandir.

La parabole dit qu’entre le riche et le pauvre Lazare un grand abîme impossible à franchir s’était creusé.

Aujourd’hui nous voyons dans nos villes et dans nos pays que l’abîme entre les pauvres et les riches continue à grandir. Nous ne pouvons pas rester indifférents devant cette catastrophe humaine. Nous pouvons faire beaucoup pour éviter que cet abîme devienne infranchissable et qu’il soit trop tard pour rétablir une communication, une aide, une solidarité et un peu de fraternité entre les pauvres et les riches.

N’ayons pas peur de regarder les pauvres en face. Ne craignons pas de leur dire quelques mots pour que nous puissions continuer à exister et pour éviter que nous disparaissions dans l’indifférence.

Essayons de partager un peu de nourriture ou de vêtements ou du temps avec les gens qui sont dans le besoin. Engageons-nous financièrement et avec notre temps à aider ceux et celles qui luttent contre la misère.

Le Pape François dit que quand on ne voit plus les pauvres on est en train de sombrer dans la corruption.

Amen P Germán

25ème Dim du temps de l’Église C Rentrée du catéchisme à LA, le 22 septembre 2019

posted Sep 19, 2019, 10:11 AM by German Sanchez   [ updated Sep 22, 2019, 7:04 AM ]

25ème Dim du temps de l’Église   C

Rentrée du catéchisme à LA

LA, le 22 septembre 2019

1ère lecture : du livre d’Amos 8,4-7

Psaume : 112(113) 1-2.4-6.7-8

2ème lecture: de la 1ère lettre de St Paul à Timothée 2,1-8

Evangile: Saint Luc 16,1-13

Aujourd’hui Jésus nous invite à faire le choix entre servir Dieu ou servir l’argent et à prier.

Faire le choix entre servir Dieu ou servir l’argent.

La parabole que nous venons d’entendre parle d’un administrateur infidèle, malhonnête et corrompu. Jésus fait son éloge pour le présenter comme l’exemple de la malhonnêteté. Il n’est pas présenté comme un exemple à suivre mais comme une image de ceux et celles qui vivent dans la corruption, dans le mensonge et qui utilisent l’argent pour exploiter les autres et pour abuser des plus faibles de la société.

Si nous sommes ici dans cette église c’est parce que nous avons déjà fait le choix de servir Dieu. Nous voulons être honnête, nous ne voulons pas tromper les autres pour abuser de leurs connaissances et leurs qualités. Nous voulons vivre dans la joie et dans la fidélité aux principes que Jésus nous a transmis.

Nous voulons partager et respecter les autres pour faire disparaître les injustices et la pauvreté. Nous voulons que tous les hommes et les femmes de la terre vivent comme des frères et sœurs parce que nous avons tous le même Père qui nous a créés et parce que nous sommes tous des frères et des sœurs de Jésus qui est venu sur la terre pour nous enseigner à aimer.

Tous les jours nous devons faire le choix entre honnêteté et malhonnêteté, entre fidélité et infidélité, entre égoïsme et générosité, entre corruption et droiture, entre le respect ou l’exploitation des autres. Entre la construction d’une famille humaine ou la destruction de la société.

Certains agissent avec la corruption et la malhonnêteté comme avec les drogues : ils pensent pouvoir les utiliser et arrêter quand ils veulent. Ils se trompent. La corruption et la malhonnêteté produisent accoutumance, pauvreté, souffrance et haine. C’est un cercle vicieux.

La conclusion de l’Évangile est très claire : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent ».

Si nous cherchons à suivre les pas de Jésus, alors, nous allons être artisans de justice et de paix, ouvriers de fraternité et prophètes d’espérance pour l’humanité.

Une fois que nous avons fait le choix de suivre le Christ, nous sommes invités à Prier.

Nous devons prier parce que nous savons que nous sommes tout-le-temps tentés d’abandonner Jésus pour courir derrière l’argent, le pouvoir et la domination.

Nous devons prier pour que la joie soit toujours dans notre cœur pour que les autres découvrent le bonheur de suivre le Christ. Nous devons prier pour les chefs d’Etat et pour ceux et celles qui exercent l’autorité afin que tous travaillent pour la fraternité et le respect de tous.

En cette année scolaire qui commence, choisissons de vivre avec Jésus et prions pour nous et pour les autres pour que nous soyons tous des hommes et des femmes remplis de joie et heureux de construire un monde meilleur pour tous.

Amen. P Germán

24ème Dim du temps de l’Église Année Liturgique C Dimanche de la catéchèse aux USA Los Angeles, le 15 septembre 2019

posted Sep 13, 2019, 5:52 PM by German Sanchez

24ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

Dimanche de la catéchèse aux USA

Los Angeles, le 15 septembre 2019

1ère lecture : du livre de l’Exode 32,7-11.13-14

Psaume : 50(51)3-45.12-13.17.19

2ème lecture : de la 1ere lettre de St Paul à Timothée 1,12-17

Evangile : Saint Luc 15,1-32

La liturgie de ce dimanche est très riche en enseignements.

Les lectures sont très simples et nous pouvons dire qu’elles n’ont presque pas besoin d’être interprétées ou expliquées. Je suis sûr que nous pouvons tirer des leçons importantes pour notre vie de chacune de ces lectures.

De la 1ère lecture et jusqu’à l’Évangile, la Parole de Dieu nous parle de notre condition humaine et de l’immense amour de Dieu pour l’humanité.

Je vous propose de relire ces textes dans la semaine et d’écouter avec attention ce que Dieu vous dit personnellement.

Aujourd’hui je voudrais simplement mettre en lumière trois points pouvant nous aider à mieux nous connaître et à aimer un peu plus notre Dieu.

1.- Nous sommes tous des pécheurs

2.- Notre vie est précieuse devant Dieu.

3.- Dieu ne se fatigue pas de nous chercher et il nous trouvera un jour ou l’autre.

1.- Nous sommes tous des pécheurs.

Les informations annoncent tous les jours un conflit nouveau ici ou là.

Je ne peux pas faire la liste de tous les pays qui sont en guerre actuellement. Je risque d’en oublier la moitié et l’homélie serait trop longue.

Nous sommes tous des pécheurs. Nous avons tous l’obligation et la responsabilité de faire un examen de conscience pour essayer de changer notre façon de vivre pour que le monde soit meilleur pour tous. Je sais que vous allez me dire que vous n’avez rien à voir avec le terrorisme. Et c’est vrai. Mais si nous parlons de justice, du respect de l’autre, de l’amour pour la nature, du partage de nos richesses avec les plus pauvres, de notre façon d’aider les malades, les personnes âgées et les plus nécessiteux de la société, alors nous devons reconnaître que nous ne faisons pas toujours ce qu’il faut. Nous avons tous besoin de la miséricorde de Dieu pour aimer davantage nos frères et sœurs et la création que Dieu a mis dans nos mains.

2.- Notre vie est précieuse devant Dieu. Toute la liturgie d’aujourd’hui et toute la Bible nous disent que chacun de nous est important pour Dieu. Les yeux de Dieu ne font pas de différence entre le riche et le pauvre, le blanc et le noir, le docteur et l’ouvrier, entre celui/celle qui a un passeport et celui qui n’a pas de documents. Pour Dieu nous sommes tous des perles précieuses. Il nous aime inconditionnellement. Voilà pourquoi la vie de tous et de toutes doit être respectée. Parce Dieu nous aime et parce que nous sommes tous l’image de Dieu.

3.- Dieu ne se fatigue pas de nous chercher et il nous trouvera un jour ou l’autre. Les trois paraboles de l’Évangile nous rappellent que Dieu ne se fatigue jamais de nous chercher, qu’Il nous trouvera un jour et qu’Il fera la fête pour nous. Chaque fois que nous faisons quelque chose qui s’oppose à l’amour, nous nous faisons du mal et nous blessons le cœur de Dieu. Dieu ne peut pas dormir en paix, si je peux m’exprimer ainsi, en voyant que nous sommes en train de souffrir à cause du mal qui est en nous et autour de nous.

Ouvrons nos cœurs en cette semaine pour permettre à Dieu de changer en nous tout ce qui nous empêche d’être heureux. Ouvrons nos cœurs pour nous laisser aimer par Dieu. Ouvrons nos cœurs pour que Dieu nous trouve et nous prenne sur ses épaules.

Amen. P Germán

23ème Dim du temps de l’Église C Journée mondiale de Grands-Parents OC et LA, le 7/8 septembre 2019

posted Sep 6, 2019, 5:21 PM by German Sanchez

23ème Dim du temps de l’Église C

Journée mondiale de Grands-Parents

OC et LA, le 7/8 septembre 2019

1ère lecture : du livre de la Sagesse 9,13-18

Psaume : 89(90) 3-4,5-6,12-13,14-17

2ème lecture: lettre de St Paul à Philémon 9b-10.12.17

Evangile: Saint Luc 14,25-33

L’Evangile d’aujourd’hui dit que des grandes foules faisaient route avec Jésus. Beaucoup le suivaient après un miracle, un signe prodigieux ou un enseignement particulier. D’autres le suivaient parce qu’ils voyaient en lui le Messie, l’envoyé de Dieu, le libérateur ou le Grand Roi d’Israël.

Mais Jésus ne veut tromper personne. Il sait très bien ce qui l’attend à Jérusalem ; il sait très bien qu’il faut passer par la croix, par la souffrance et par le pardon.

Jésus dit clairement à ceux et celles qui veulent le suivre que pour être son disciple il faut faire le choix de l’amour pour Lui et porter sa croix.

Faire le choix de l’amour pour Jésus.

Dieu est amour et Jésus est le visage de Dieu sur la terre. Il nous a montré le grand amour de Dieu pour nous et pour la création et il veut que nous fassions de même.

Notre vie est animée par l’amour. L’amour pour nos parents, l’amour pour un homme ou pour une femme, l’amour pour nos enfants, l’amour pour nos frères et sœurs, l’amour pour ceux et celles qui nous font du bien. Celui qui aime est heureux parce nous avons été créés pour aimer et parce que, comme disait le Pape émérite Benoit, nous sommes sur la terre pour apprendre à aimer. Nous n’avons pas d’autre mission sur la terre ou d’autre but dans la vie que l’amour. Si nous avons compris cela, nous sommes sur la bonne route mais si le but de notre vie est un autre, je crois que nous avons besoin de chercher un conseiller de vocation ou un guide spirituel. Il me semble que ceci est valable pour tout homme et pour toute femme de bonne volonté, qu’il soit croyant ou pas. Mais pour être Chrétien il faut préférer à tous ces amours que nous venons d’énumérer, l’amour pour le Christ. Parce que quand le Christ est le centre de notre vie toutes les frontières et toutes les barrières qui cloisonnent notre cœur éclatent.

Si le Christ est notre moteur alors nous allons pardonner sans mesure ; nous serons compréhensifs et miséricordieux, même avec ceux et celles qui nous font du mal. Avec le Christ nous allons gagner toutes les batailles que nous devons affronter tout au long de notre existence.

Le Chrétien doit porter sa croix. Nous savons que dans le monde il y a beaucoup de guerres à combattre et que la première guerre que nous devons affronter est une guerre intérieure qui s’appelle égoïsme, la peur et l’orgueil.

Notre croix nous oblige à renoncer à tout désir de domination et à toute violence pour nous engager avec les autres, chrétien ou pas, dans la lutte contre le mal sous toutes ses formes.

Celui qui porte sa croix avec Jésus il renonce à tout mensonge, à toute haine fratricide, à toute corruption, à l’utilisation des armes, tout trafic de drogues et d’humains, à toute violence et à toute exploitation de l’autre et de la nature. Celui qui porte sa croix comme Jésus ne se couche pas en paix sans se réconcilier avec son frère et sa sœur. Il travaille tous les jours pour le bien de tous et il ouvre son cœur pour penser aux autres avant de penser seulement à soi.

Être disciple de Jésus n’est pas simple mais c’est très beau. Être chrétien ne signifie pas faire partie d’une élite d’hommes et de femmes qui se disent de la famille de Dieu. Pour être chrétien nous devons faire le choix de Jésus et porter avec Lui la croix pour combattre tout le mal qui nous fait souffrir et qui détruit notre humanité.

Maintenant que nous savons ce que veut dire être chrétien, demandons-nous si nous voulons être disciples du Christ. Amen.  P Germán

21ème Dim du temps de l’Église C Los Angeles, le 25 août 2019

posted Aug 21, 2019, 3:27 PM by German Sanchez

21ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

Los Angeles, le 25 août 2019

1ère lecture : du prophète Isaïe 66,18-21

Psaume :116(117)1.2

2ème lecture : de la lettre aux Hébreux 12,5-7.11-13

Evangile : Saint Luc 13,22-30

Il y a des passages dans la Bible qui ont besoin d’être expliqués pour éviter des interprétations contradictoires avec l’Esprit de la Parole de Dieu.

L’Évangile d’aujourd’hui semble dire qu’il y aura peu de personnes accueillies au festin du Royaume de Dieu et qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents de ceux qui seront rejetés.

Il me semble que l’essentiel du message d’aujourd’hui n’est pas de savoir s’il y aura peu ou beaucoup de gens qui seront sauvés. Jésus ne répond pas à cette question mais il dit : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ».

Le cœur du message de ce dimanche comporte deux volets :

1.- Tous les hommes sont invités au festin et

2.- Chacun doit se préparer pour y rentrer.

1.- Tous les hommes sont invités au festin :

L’Évangile est bonne nouvelle et la bonne nouvelle d’aujourd’hui nous annonce que le salut est à la portée de tous. Hommes et femmes de tous les pays, de toutes les langues et de toutes les races, nous sommes tous invités et attendus au Festin.

Saint Luc dit dans l’Évangile de ce dimanche que l’on viendra de l’Orient et de l’Occident, du Nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.

Le Salut, la Vie éternelle, le Royaume de Dieu et le Paradis ont été préparés par Dieu pour toute l’humanité et Jésus est venu dans le monde pour nous montrer le chemin.

2.- Chacun doit se préparer pour y rentrer.

La deuxième partie du message de cette semaine dit que chacun doit se préparer. Dieu veut nous sauver mais il désire que nous nous préparions à participer à son Festin, pour entrer dans son Royaume. L’image de la porte étroite est bien claire. Il n’y a pas 36 chemins pour aller vers Dieu. La porte que nous devons traverser est le Christ lui-même. Tous ceux et celles qui désirent participer à la Fête que Dieu a préparée pour nous doivent suivre le chemin que le Christ nous a montré et ce chemin consiste à faire le bien. Le mal nous éloigne de Dieu et il nous empêche de traverser la Porte étroite qui conduit vers la Paix, vers la Joie, vers l’Amour, vers Dieu.

Il s’agit de faire le bien et non pas simplement de ne pas faire le mal. Demandons au Seigneur la force nécessaire pour faire le bien, pour être toujours au service des autres pour participer avec Lui à la grande fête réservée à ceux et celles qui suivent le Christ sur le chemin du service.

Toute l’humanité est invitée et chacun doit répondre à cette invitation en passant par la porte étroite du service.

Amen.

                        P Germán

20ème Dim du temps de l’Église C Los Angeles, le 18 août 2019

posted Aug 14, 2019, 10:37 AM by German Sanchez   [ updated Aug 17, 2019, 11:04 AM ]

20ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

Los Angeles, le 18 août 2019

1ère lecture : du livre de Jérémie 38,4-6.8-10

Psaume : 39(40) 2.3.4.18

2ème lecture : lettre aux Hébreux 12,1-4

Evangile : Saint Luc 12,49-53

La liturgie d’aujourd’hui nous invite à réfléchir sur la paix et sur l’unité de notre humanité.

Depuis le début de l’existence de l’homme sur la terre, la paix est toujours un défi que toute société doit affronter.

Aujourd’hui nous ne sommes pas pire qu’avant. Depuis toujours il y a eu des conflits, des divisions, des guerres, des attaques terroristes, de la violence.

L’histoire du prophète Jérémie que nous avons écoutée dans la première lecture nous rappelle que celui qui dénonce le mal et qui dit la vérité dérange ceux et celles qui désirent profiter des autres et qui ne respectent ni la loi, ni la justice, ni la vie de ses frères et sœurs.

Le Christ est venu et il a suivi le même sort que beaucoup d’autres justes. Il a été persécuté, condamné injustement et cloué sur la croix.

Mais Dieu l’a ressuscité pour montrer que le mal n’aura pas le dernier mot. Le Christ ressuscité nous a envoyé l’Esprit Saint pour qu’Il soit notre guide, notre force et notre défenseur dans cette lutte contre le mal, contre la division, contre la guerre, contre la violence, contre la haine.

La paix doit régner sur la terre et nous sommes des artisans de paix, des ouvriers de réconciliation, des ambassadeurs de Dieu pour construire un Royaume de justice, de paix et de fraternité.

Je voudrais que dans notre paroisse nous ayons tous les jours le souci de prier pour la paix. Je voudrais que dans tous les foyers de notre communauté il y ait des initiatives de réconciliation. Nous sommes tous capables d’inventer des occasions de rencontre entre ceux et celles qui sont séparés aujourd’hui.

La paix ne s’impose pas avec les armes, les menaces, la prison, la peine de mort ou je ne sais avec quel autre moyen démagogue. Les instruments pour construire la paix sont la justice, le pardon, la réconciliation et la miséricorde.

Essayons durant cette année scolaire d’utiliser toujours des paroles qui rassemblent, des gestes qui construisent l’unité. Evitons tout commentaire qui divise et toute parole qui accuse ou qui blesse pour que la paix soit une réalité dans notre vie, dans notre famille, dans la communauté et dans la société.

Ne nous laissons pas tromper par ceux et celles qui veulent que nous vivions dans la peur et que nous réagissions à la violence par la violence.

Prions l’Esprit de Dieu pour qu’Il nous aide à construire la paix et pour que la fraternité soit une valeur appréciée et respectée par tous.

 

P Germán

19ème Dim du temps de l’Église C Los Angeles, le 11 août 2019

posted Aug 14, 2019, 10:35 AM by German Sanchez   [ updated Aug 14, 2019, 10:36 AM ]

19ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

Los Angeles, le 11 août 2019

1ère lecture : du livre de la Sagesse 18,6-9

Psaume : 32(33) 1.12.18-19.20-22

2ème lecture : lettre aux Hébreux 11,1-2.8-19

Evangile : Saint Luc 12,32-48

La liturgie de ce dimanche nous rappelle que nous les chrétiens, nous sommes un peuple de gens qui attendent et un peuple qui a reçu beaucoup de dons.

Un peuple de gens qui attendent.

Nous avons été baptisés pour faire partie de la famille de gens qui attendent la venue du Christ, la rencontre avec Dieu pour participer à la grande fête du banquet de l’Agneau. Fête à laquelle tous les hommes et les femmes de bonne volonté sont invités et fête qui n’aura pas de fin.

Nous vivons dans un monde qui n’aime pas attendre. De plus en plus, la société et le monde essaient de répondre à nos envies immédiatement et tuent nos désirs profonds.

La publicité et les médias nous ont habitué à nous donner tout et tout de suite. Par internet nous pouvons savoir ce qui se passe maintenant partout dans le monde. Quand nous voulons acheter quelque chose nous pouvons la commander par Amazon et si on paie un peu plus on la reçoit le lendemain. Nous ne voulons pas attendre et nous avons l’impression que nous avons le droit d’avoir tout ce que nous voulons immédiatement.

Et pourtant, nous sommes des hommes et des femmes qui vivons dans l’attente. Il faut attendre neuf mois la naissance d’un bébé. Il faut attendre que les plantes grandissent, qu’elles fleurissent et que les fleurs se transforment en fruit. Et après il faut attendre que le fruit murisse pour que nous puissions le manger. L’hiver nous attendons le printemps, ensuite nous attendons l’été et puis nous attendons l’automne et après nous attendons l’hiver. Nous sommes faits pour attendre et nous ne pouvons pas changer cette loi qui est inscrite dans notre nature et dans la création.

Les chrétiens doivent rappeler à l’humanité que nous sommes sur la terre pour attendre le grand événement. Nous sommes en attente de la grande rencontre avec Dieu, notre créateur et notre sauveur.

Nous sommes un peuple qui a reçu beaucoup de dons.

Dans l’attente nous ne sommes pas démunis, pauvres, seuls ou abandonnés. Nous avons reçu beaucoup de talents, de dons et de cadeaux. Et Dieu nous demandera des comptes quand il viendra à notre rencontre. Nous devons remercier Dieu et inviter nos frères et sœurs à vivre dans la reconnaissance pour la vie que nous avons reçue, pour la création qui nous a été confiée, pour l’intelligence que nous possédons et qui nous permet de lutter contre le mal, contre la maladie, contre la souffrance et qui nous aide à vivre mieux chaque jour.  Nous avons reçu le don de l’amitié et de l’amour qui nous ouvrent le chemin du bonheur. Nous sommes les seules créatures qui ont le désir dans leur cœur de rencontrer Dieu. Nous sommes les seules dans la création à avoir reçu l’Esprit de Dieu. Nous sommes un peuple qui a beaucoup reçu et nous devons produire beaucoup de bons fruits pour notre bien-être et pour le bonheur de ceux et celles qui sont autour de nous.

En cette semaine, demandons-nous si nous sommes des gens qui attendent ou si nous avons laissé la société d’aujourd’hui tuer en nous tout désir d’attendre. Demandons-nous si nous sommes des gens qui reconnaissent et qui utilisent tous les dons que Dieu nous a donnés.

Rendons grâce à Dieu pour nous avoir choisi pour faire partie de ce peuple qui est son peuple et sa famille. Amen.   P Germán

18ème Dim du temps de l’Église C OC/LA, le 3/4 août 2019

posted Jul 31, 2019, 10:29 AM by German Sanchez

18ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

OC/LA, le 3/4 août 2019

1ère lecture : du livre de l’Ecclésiaste 1,2; 2,21-23

Psaume : 89(90) 3-4.5-6.12-13.14.17

2ème lecture : lettre de St Paul aux Colossiens 3,1-5.9-11

Evangile : Saint Luc 12,13-21

De la liturgie de ce week-end je vous invite à réfléchir sur deux phrases : « Vanité des vanités, tout est vanité » disait Qohélet et le cri de quelqu’un au milieu de la foule qui demande à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage ».

Vanité des vanités, tout est vanité.

Ces paroles du livre de Qohélet qui est un des livres de la Sagesse de la Bible et qui contient probablement des paroles du Roi Salomon, qui est considéré comme le grand sage du peuple d’Israël, nous rappellent que dans la vie tout est vanité.

Rien de ce que nous avons ou de ce que nous connaissons est définitif. Tout est passager.

Le travail, les études, les réussites de la vie et tout le mal que nous nous donnons jour après jour ne sont que des éléments passagers qui doivent nous aider à vivre mais qui ne doivent pas nous empêcher de vivre dans la paix et dans la confiance.

Nous faisons des calculs et nous nous donnons de la peine pour acquérir des connaissances, nous souffrons pour avoir un travail qui nous donne chaque jour une meilleure position sociale et un meilleur salaire, nous vivons inquiets et notre cœur est divisé quand notre première préoccupation est matérielle et nous oublions que l’essentiel dans la vie est l’amour que nous donnons et l’amour que nous recevons.

Tout est vanité et la seule réalité qui est solide et qui ne disparaît jamais est l’amour qui anime nos journées et nos relations.

Si dans notre cœur il y a de l’amour, alors, le travail, les études et les activités quotidiennes ne sont plus une source de souffrance mais un torrent de joie. Si l’amour est le moteur de notre existence alors nous allons écouter le cri de celui qui demande au Seigneur : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage ». Nous faisons partie des privilégiés de la terre. Nous ne pouvons pas fermer les oreilles au cri de tous les hommes et les femmes autour de nous et partout dans le monde qui manquent de recours pour vivre humainement. La distribution de la richesse dans le monde n’est pas juste. Nous avons beaucoup et il y a beaucoup qui n’ont rien. Parmi nos frères et sœurs, parfois dans la même famille, il y a des enfants, des personnes âgées, des jeunes, des hommes et des femmes de tous les âges qui n’ont pas de quoi manger, un toit pour s’abriter du soleil, un médecin pour soigner leurs maladies, une école pour développer leur intelligence et une maison pour vivre en famille.

La pauvreté dans notre monde est tous les jours plus visible. Nous les riches, nous ne pouvons pas rester sourds au cri de ceux et celles qui nous invitent à partager.

N’oublions pas que tout ce que nous avons aujourd’hui, nous allons le laisser sur la terre le jour de la mort. Le Pape François dit qu’il n’a jamais vu une procession de funérailles suivie par un camion de déménagement. Aucun mort n’a emporté avec lui ses richesses.

Alors prenons le temps, en cette vie, pour regarder ce que nous possédons et pour partager avec ceux et celles qui sont autour de nous pour les aider à avoir un minimum pour vivre humainement.

Tout est vanité et la seule richesse qui ne disparaît pas dans la vie et que nous apporterons dans notre cœur pour la vie éternelle est l’amour. Amen.  P Germán

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