Réflexions Dominicales

24º Dimanche du temps de l’Église A Los Angeles, 17 septembre 2017

posted Sep 16, 2017, 3:25 PM by German Sanchez   [ updated Sep 16, 2017, 3:36 PM ]

24º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Los Angeles, 17 septembre 2017

1ère lecture : du Livre de Ben Sirac le Sage 27,30—28,7

Psaume : 102(103) 1-2.3-4.9-10.11-12

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 14,7-9

Évangile : selon St Matthieu 18,21-35

La liturgie d’aujourd’hui nous invite à parler du pardon.

Demander pardon et pardonner aux autres sont deux attitudes indispensables dans la vie de tous.

Demander pardon :

Qui n’a jamais commis d’erreur ou fait du mal aux autres ?

Nous savons qu’il nous arrive souvent de blesser ceux et celles que nous aimons. Nous savons que parfois nous faisons souffrir, sans le vouloir, notre prochain. Nous devons le reconnaître pour être vrais avec nous-mêmes et avec les autres. Quand nous disons une parole qui blesse ou quand nous faisons quelque chose qui s’oppose à l’amour de l’autre, nous nous éloignons ou nous séparons de la personne que nous avons fait souffrir.

La séparation des autres, la rupture d’une amitié, les conflits avec nos frères et sœurs nous font souffrir parce que nous avons tous besoin de l’amitié, de l’amour, du respect et de l’affection des autres.

La demande de pardon est une démarche qui est toujours difficile et qui montre notre désir de vivre heureux et d’aimer les autres. La demande de pardon permet à l’autre de comprendre que nous avons commis une erreur et que nous n’avions pas l’intention de faire du mal. La demande de pardon est indispensable dans toutes les relations pour que la confiance perdue par une mauvaise parole ou par un acte malveillant soit rétablie.

Nous devons apprendre à demander pardon pour ne pas vivre dans l’orgueil et dans le mensonge. Nous ne sommes pas parfaits et nous devons le reconnaître devant les autres. Comme les autres, nous aussi, nous avons du mal à aimer toujours et à montrer cet amour dans toutes nos paroles et nos actes.

Dans le pardon il y a le premier pas qui est la demande de pardon et ensuite il y a le pardon.

Pardonner aux autres.

Les enfants, les parents, les couples, les professeurs, les étudiants et tous ceux et celles qui partagent une activité savent que dans la vie de tous les jours nous devons apprendre à pardonner. Pardonner aux autres parce que nous aussi nous avons besoin d’être pardonnés. Donner le pardon aux autres ou demander à Dieu de les pardonner pour nous débarrasser de sentiments mauvais comme la vengeance ou la haine qui nous font mal, qui font souffrir les autres et qui détruisent nos relations d’amitié, de travail et d’amour.

Il est indispensable d’apprendre à pardonner pour vivre en paix avec soi-même, avec Dieu et avec les autres. Refuser le pardon nous conduit à nous isoler, à nous couper des autres, à nous séparer de ceux et celles qui nous aiment et qui partagent avec nous leur amitié, leur connaissance, leur amour.

Dans la prière que nous disons tous les jours, nous demandons au Seigneur de nous pardonner, comme nous pardonnons autres. Le pardon de Dieu nous aide à nous relever chaque fois que nous tombons dans l’erreur ou dans le manque d’amour. Le pardon de Dieu nous rappelle que nous sommes capables de faire chaque fois mieux et que dans notre cœur il y a beaucoup d’amour et de bonté que nous pouvons partager avec les autres.

Demandons pardon et pardonnons aux autres pour vivre mieux.

Amen.  P Germán

Vous n’aurez pas ma haine

 

Je voudrais partager avec vous ce témoignage sur le pardon.  

La femme d’Antoine Leiris fut assassinée lors de l’attaque terroriste au Bataclan en novembre 2015. Ils ont un bébé de 17 mois. Antoine a écrit une lettre aux terroristes.

 « Vendredi soir vous avez volé la vie d’un être d’exception, l’amour de ma vie, la mère de mon fils mais vous n’aurez pas ma haine. Je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux pas le savoir, vous êtes des âmes mortes. Si ce Dieu pour lequel vous tuez aveuglément nous a fait à son image, chaque balle dans le corps de ma femme aura été une blessure dans son cœur.

Alors non je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr… répondre à la haine par la colère ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes. Vous voulez que j’ai peur, que je regarde mes concitoyens avec un œil méfiant, que je sacrifie ma liberté pour la sécurité. Perdu… Bien sûr je suis dévasté par le chagrin, je vous concède cette petite victoire

Nous sommes deux, mon fils et moi, mais nous sommes plus fort que toutes les armées du monde. Je n’ai d’ailleurs pas plus de temps à vous consacrer, je dois rejoindre Melvil qui se réveille de sa sieste. Il a 17 mois à peine, il va manger son goûter comme tous les jours, puis nous allons jouer comme tous les jours et toute sa vie ce petit garçon vous fera l’affront d’être heureux et libre. Car non, vous n’aurez pas sa haine non plus.»

Ce beau témoignage de pardon peut nous aider à pardonner pour éviter la souffrance.

22º Dimanche du temps de l’Église Année Liturgique A OC/LA, 2-3 septembre 2017

posted Aug 28, 2017, 5:27 PM by German Sanchez

22º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

OC/LA, 2-3 septembre 2017

1ère lecture : du Livre de Jeremy 20,7-9

Psaume : 62(63)2.3-4.5-6.8-9

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 12,1-2

Évangile : selon St Matthieu 16,21-27

La liturgie d’aujourd’hui nous invite à découvrir trois caractéristiques de tout chrétien. Suivre le Christ, porter sa croix et donner sa vie.

Le Chrétien est quelqu’un qui suit le Christ. Dans l’Évangile de ce dimanche, Pierre laisse parler son cœur spontanément et invite Jésus à refuser le chemin de la croix. Jésus lui reproche ces propos. Nos pensées ne sont pas les pensées de Dieu. Le disciple ne doit pas aller devant le maître mais derrière lui.

Nous voudrions que Dieu soit comme nous. Qu’Il pense à lui-même. Qu’Il ne souffre pas. Qu’Il soit fort et qu’Il s’impose partout. Parfois nous voulons empêcher Dieu d’être Dieu pour qu’Il réponde à nos désirs et à nos aspirations de pouvoir, de domination, de bien-être. Nous ne pouvons pas marcher devant Dieu. Nous devons toujours marcher derrière Lui. La première caractéristique indispensable de tout chrétien est de suivre le Christ. Nous ne pouvons pas être chrétiens si nous n’utilisons pas tous les moyens que nous avons à notre disposition pour suivre le Seigneur tous les jours et dans toute situation. La lecture de la Parole de Dieu, la participation active à la vie de la communauté et la participation régulière aux sacrements que l’Église nous donne, sont les moyens qui nous permettent de marcher à la suite de Jésus.  

Le Chrétien est quelqu’un qui porte sa croix. Si nous suivons le Christ, si le Christ est notre guide et modèle, alors nous allons découvrir qu’Il nous aide peu à peu à comprendre notre propre identité, à connaître les croix que nous devons porter, les souffrances qui font partie de notre existence et les limites de notre personnalité.

Si nous marchons à la suite du Christ, Il nous donnera la force de porter nos croix et de marcher au lieu de nous laisser écraser par elles ou de nous immobiliser dans les lamentations, les refus, ou le découragement.

Prendre sa croix veut dire marcher et avancer toujours avec la conviction que le poids que nous portons nous ne le portons pas seuls et que notre croix est le chemin que Dieu a mis devant nous pour suivre l’exemple du Christ. La croix nous aide à vivre unis à Dieu et en communion avec nos frères et sœurs.

Le Chrétien est quelqu’un qui donne sa vie. Marcher derrière Jésus et porter sa croix nous conduit à donner notre vie pour les autres. La vocation de tout chrétien est d’aimer.  Saint Jean dit qu’« il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13). Nous sommes tous appelés à aimer comme le Christ nous a aimés et l’amour n’est jamais égoïste, limité ou intéressé. Donner sa vie pour les autres n’est pas un choix, c’est la conséquence logique de l’amour. Les parents donnent leur vie pour leurs enfants. Il y a des hommes et des femmes qui donnent leur vie pour leur conjoint. Il y  a beaucoup d’hommes et de femmes de bonne volonté qui donnent leur vie pour ceux qui souffrent. Le chrétien est quelqu’un qui suit le Christ, qui prend sa croix et qui donne sa vie. Si nous n’acceptons pas cette façon de vivre, nous allons entendre le Christ qui nous dit « ….tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ». Mt 16,23

Amen.  P Germán

20º Dimanche du temps de l’Église A Los Angeles, 20 août 2017

posted Aug 15, 2017, 7:04 PM by German Sanchez

20º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Los Angeles, 20 août 2017

1ère lecture : du Livre d’Isaïe 56,1.6-7

Psaume : 66(67)2-3.5-6.8

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 11,13-15.29-32

Évangile : selon St Matthieu 15,21-28

Le prophète Isaïe annonce que la maison du Seigneur sera appelée « Maison de prière pour tous les peuples » Is 56,7.  Saint Paul se donne le titre d’ « Apôtre des nations ». Et l’Évangile dit que Jésus quitte le lac de Galilée pour aller dans la région païenne de Tyr et de Sidon.

La Liturgie de ce dimanche nous invite à réfléchir sur la Bonne Nouvelle et sa portée universelle.

La Bonne Nouvelle :

Nous parlons souvent de la Bonne Nouvelle et parfois nous ne comprenons pas son contenu. La rencontre de Jésus et la Cananéenne dans l’Évangile de ce dimanche nous révèle le contenu de la Bonne Nouvelle. Les psychologues et les psychiatres disent que la plus grande souffrance est celle d’une mère qui voit souffrir son enfant. Nous pouvons imaginer la souffrance de cette femme qui voit sa fille tourmentée par un démon. Elle a dû consulter des médecins, des magnétiseurs, des exorcistes et beaucoup d’autres gens qui luttent contre cette sorte de maladies. Et sa fille est toujours souffrante. Alors, cette femme, désespérée par la souffrance de sa fille vient demander de l’aide à Jésus. Elle ne fait pas partie du peuple d’Israël, elle n’est pas membre du groupe de personnes qui suivent Jésus mais elle a confiance en cet homme que beaucoup de gens admirent. Elle met toute sa confiance en Jésus. Elle dépasse tous les obstacles qu’elle trouve dans sa rencontre avec Jésus, elle traverse toutes les frontières qui la séparent de Jésus et elle lui confie sa souffrance.

Cette femme nous aide à découvrir que la Bonne Nouvelle est le fait de savoir que toute souffrance et toute difficulté peuvent être confiées à Jésus. La Bonne Nouvelle est le fait de savoir que depuis la venue de Jésus sur la terre, nous ne sommes pas seuls dans la lutte contre tout ce qui nous fait souffrir et nous empêche de vivre en paix. Suivons l’exemple de la Cananéenne. Allons vers Jésus avec un cœur plein de confiance et disons-lui : « Seigneur, prends pitié de moi ».

La portée universelle de la Bonne Nouvelle. Dans la Bible il y a beaucoup de passages qui nous invitent à comprendre que la Bonne Nouvelle, le Salut que Dieu est venu nous donner, est pour tous sans exception.  A plusieurs reprises, Jésus nous invite à démolir les frontières qui nous séparent pour construire des ponts qui nous unissent tous autour de Lui, animés par le même Esprit Saint. L’Église nous rappelle souvent que dans la famille de Dieu il ne peut pas y avoir des frontières, que nous avons tous un même Père et que Jésus est venu pour sauver toute l’humanité. Le Pape François invite l’Église à détruire les frontières qui séparent les chrétiens des autres. Le Pape dit souvent que nous devons aller dans les périphéries pour rencontrer nos frères et sœurs qui sont loin de l’Evangile et de l’Église. Aujourd’hui nous devons affirmer avec joie que la Bonne Nouvelle que nous portons dans nos cœurs est destinée à tous et surtout à ceux et celles qui ne se croient pas dignes ou qui se sentent exclus.

Présentons au Seigneur nos souffrances et celles du monde entier et ouvrons nos églises pour que tous découvrent la Bonne Nouvelle. Amen.

P Germán

19º Dimanche du temps de l’Église A Los Angeles, 13 août 2017

posted Aug 11, 2017, 9:37 AM by German Sanchez

19º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Los Angeles, 13 août 2017

1ère lecture : du 1er Livre des Rois 19,9a.11-13a

Psaume : 84(85) 9.10.11-12.13-14

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 9,1-5

Évangile : selon St Matthieu 14,22-33

L’Eglise nous invite ce dimanche à réfléchir sur la présence de Dieu dans notre vie et sur la foi.

La présence de Dieu dans notre vie. Le prophète Elie sort de sa caverne pour aller sur la montagne à la rencontre du Seigneur qui annonce qu’il va passer par là.

Pierre sort de sa barque pour aller à la rencontre du Christ qui marche sur les eaux du lac de Galilée.

Dieu est présent dans notre vie et dans le monde. Il nous appelle et attend que nous allions à sa rencontre.

En cette semaine nous pouvons réfléchir sur les lieux où Dieu nous donne rendez-vous pour nous rencontrer. Nous pouvons nous demander si nous écoutons chaque jour l’appel du Seigneur et si nous lui répondons.

 Malheureusement nous n’avons pas de cloches dans la plupart des églises américaines. Dans les villes et les villages où il y a des cloches, les gens savent que les cloches sonnent pour nous rappeler que le Seigneur nous appelle et qu’il nous attend dans l’église pour nous rencontrer. Les cloches sonnent aussi avant et après un baptême, un mariage ou des funérailles pour nous dire que le Seigneur va rencontrer ou vient de rencontrer quelqu’un qui a répondu positivement à son appel.

Dieu est présent dans notre vie et dans le monde. Cette affirmation est le début de la foi.

En cette semaine nous pouvons réfléchir aussi à la foi.

La rencontre de Pierre avec Jésus sur le lac de Galilée est une belle image de notre foi.

Nous savons que quand nous écoutons la voix du Seigneur et quand nous suivons ses conseils, nous sommes capables de faire des choses extraordinaires.

Comme Pierre nous pouvons marcher sur les eaux, affronter les difficultés et vivre dans la confiance et dans la paix quand nous avons notre regard fixé sur la présence du Seigneur.

Comme Pierre, il nous arrive aussi d’avoir des doutes, de nous sentir seuls et abandonnés. Il nous arrive d’avoir peur des tempêtes et des vents forts qui soufflent dans notre vie. Alors nous commençons à nous enfoncer, à perdre le calme, la patience et la paix. En ces moments difficiles nous devons relever la tête et regarder le Christ qui est toujours là, parfois caché par le bruit et les multiples occupations de notre vie, mais toujours présent et prêt à intervenir pour nous illuminer, nous guider et nous donner la main pour marcher avec nous.

Notre foi est comme la foi de Pierre. Nous sommes ici parce que nous avons répondu à l’appel du Seigneur. Nous faisons des choses merveilleuses quand nous nous laissons guider par la Parole de Dieu. Parfois nous avons des doutes sur la présence de Dieu. Souvent nous nous éloignons du Christ. Mais la foi nous rappelle toujours que le Seigneur ne nous abandonne jamais, qu’il nous appelle tous les jours, qu’avec Lui nous vivons dans la joie et en paix.

Découvrons la présence de Dieu aujourd’hui et laissons la porte de notre cœur ouverte pour que Jésus puisse entrer dans la barque de notre vie pour que le calme, la paix et l’amour remplissent notre existence.

Amen.

P Germán

LA TRANSFIGURATION DU SEIGEUR A OC/LA, 5/6 août 2017

posted Aug 2, 2017, 5:39 PM by German Sanchez

LA TRANSFIGURATION DU SEIGEUR

Année Liturgique A

OC/LA, 5/6 août 2017

1ère lecture : du Livre de Daniel 7,9-10.13-14

Psaume : 96(97)1-2.5-6.9

2ème lecture : de la 2ème lettre de Saint Pierre 1,16-19

Évangile : selon St Mathieu 17,1-9

 

La fête de la Transfiguration du Seigneur nous rappelle la divinité du Christ et nous invite à Transfigurer notre vie pour devenir comme le Christ.

La divinité du Christ.

Une des caractéristiques de la foi chrétienne est l’affirmation de la divinité du Christ.  Nous croyons que l’homme appelé Jésus, qui a vécu en Palestine, est la présence de Dieu sur la terre.

Nous croyons que dans le visage de Jésus Christ nous pouvons voir le visage de Dieu.

Dans l’événement de la Transfiguration Dieu a voulu nous révéler la vraie identité de Jésus. Il est homme à part entière. Il a une famille et des amis. Il mange et boit comme tout le monde. Il a des sentiments. Il aime et il souffre comme tout le monde. Il est égal à nous en tout excepté devant le péché. Son humanité le rapproche de nous. Il peut nous comprendre et nous pouvons le comprendre parce que nous faisons partie de la même nature humaine. En même temps cet homme de Palestine est aussi Dieu à part entière. Avec sa naissance, les cieux se sont ouverts et Dieu est venu lui-même habiter parmi nous. La gloire de Dieu s’est manifestée dans la Transfiguration du Seigneur pour permettre aux disciples de contempler sa divinité. Le Dieu de la création, le Dieu d’Abraham et de toute la Bible n’est plus lointain. Il s’est fait homme comme nous pour que nous puissions devenir comme lui.

La fête de la Transfiguration du Seigneur nous invite à Transfigurer notre vie pour devenir comme le Christ.

Les chrétiens sont invités à contempler la vie de Jésus pour l’imiter et pour devenir comme Lui. Aujourd’hui les cieux se sont ouverts pour révéler que Jésus est le Fils de Dieu et que toute l’humanité est invitée à Transfigurer sa vie pour vivre pleinement son identité d’enfants bien aimés de Dieu.

Aujourd’hui la Parole de Dieu nous révèle la vraie identité de Jésus et notre vraie identité aussi. Nous sommes des enfants de Dieu et nous sommes tous des frères et des sœurs de Jésus.

La vie de Jésus et ses paroles sont pour nous un exemple.

L’attachement de Jésus à son Père, son obéissance à la voix de l’Esprit Saint et sa préférence pour les pauvres et pour les petits nous montrent le chemin que nous devons prendre pour Transfigurer notre vie et pour devenir le Corps du Christ visible sur la terre aujourd’hui.

L’Église nous rappelle souvent que pour être chrétiens nous devons avoir une relation d’amitié et de fraternité avec Jésus.

Il est notre frère, notre guide et notre modèle.

Laissons-nous illuminer et guider par l’Esprit de Dieu pour devenir comme Jésus la présence de Dieu sur la terre.

Amen.

P Germán

17º Dimanche du temps de l’Église A Los Angeles, 30 juillet 2017

posted Jul 27, 2017, 6:29 PM by German Sanchez

17º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Los Angeles, 30 juillet 2017

1ère lecture : du 1er Livre des Rois 3,5.7-12

Psaume : 118 (119)57.72.76-77.127-128.129-130

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 8,28-30

Évangile : selon St Matthieu 13,44-52 / 13,44-46

 

Salomon était très jeune quand il a été élu roi d’Israël. Le Seigneur lui est apparu en songe et lui a dit : « Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai ».

Imaginez-vous qu’un jour nous faisions un rêve ou que nous ayons une apparition et Jésus nous disant : « Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai. »

Que voulez-vous demander à Jésus pour vous sentir heureux, pour combler votre vie, pour réaliser tout ce que vous voulez accomplir dans votre existence ?

Probablement nous allons lui demander la santé. Il est important d’avoir une bonne santé. Nous savons que cela dépend en grande partie de notre façon de vivre mais qu’il y a des maladies, des accidents et des situations dans notre santé physique et psychologique qui nous dépassent et que nous ne pouvons pas contrôler.

Probablement que nous allons lui demander de l’argent. Une de nos préoccupations est souvent l’argent. Nous en avons besoin pour manger, pour nous loger, pour nous soigner, pour étudier, pour nous amuser,… c’est-à-dire pour vivre.

Probablement que nous allons lui demander l’amour. Trouver quelqu’un qui nous aime et que nous aimons. Nous avons besoin d’aimer et de nous sentir aimés pour vivre heureux. Le pape émérite Benoît XVI a dit à plusieurs reprises que nous sommes sur la terre pour apprendre à aimer.

Sûrement que vous avez d’autres idées sur ce que nous pouvons demander à Jésus si un jour il nous dit : « Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai. »

Je pense que les paroles de Salomon, qui est reconnu comme le roi de la sagesse, sont des paroles que nous pouvons utiliser pour dire à Jésus ce que nous voulons qu’il fasse pour nous.

« Seigneur, donne-moi un cœur attentif qui puisse m’aider à discerner entre le bien et le mal. Donne-moi Seigneur un cœur intelligent et sage ».

Si notre cœur est motivé par la sagesse et si notre cœur est attentif à la justice, à la paix et à l’amour, toutes nos activités et nos paroles nous conduiront vers le bonheur.

Nous avons besoin d’un cœur capable de discerner ce qui est primordial pour nous et pour les autres.

Si la sagesse est dans notre cœur nous allons découvrir le trésor, la perle précieuse, dont l’Évangile parle, et que le Seigneur met devant nous pour que nous soyons riches comme Dieu est riche.

La sagesse est indispensable pour reconnaître tout ce que Dieu nous donne pour construire une vie en paix, une vie pleine d’amour, une vie où la justice et le bonheur débordent dans nos paroles et nos actes.

Je vous invite à prier avec les paroles de Salomon. Notre prière sera exaucée et nous serons des disciples de Jésus qui savent demander ce dont ils ont besoin.

« Seigneur, donne-moi un cœur attentif qui puisse m’aider à discerner entre le bien et le mal. Donne-moi Seigneur un cœur intelligent et sage ».

Amen.

P Germán

16º Dimanche du temps de l’Église A Los Angeles, 23 juillet 2017

posted Jul 21, 2017, 5:42 PM by German Sanchez

16º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Los Angeles, 23 juillet 2017

1ère lecture : du Livre de la Sagesse 12,13.16-19

Psaume : 85(86)5-6.9-10.15-16

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 8,26-27

Évangile : selon St Matthieu 13,24-43

 

Il me semble que la liturgie de ce dimanche nous invite à réfléchir sur le bien et le mal dans notre monde et sur les jugements que nous portons sur les actes de nos frères et sœurs.

Le bien et le mal existent et nous en sommes tous témoins. La première parabole de l’Évangile nous rappelle que la Création et tout ce qui a été fait par Dieu sont bons. Notre monde est bon, l’humanité est foncièrement bonne mais l’ennemi, le malin, le mauvais, le diable,… appelez-le comme vous voulez, est venu et a semé le mal dans notre monde et dans le cœur de l’humanité.

Aujourd’hui nous sommes dans un monde et nous faisons partie d’une humanité dans lesquels le bien et le mal coexistent. Comme dans la première parabole, dans laquelle la bonne semence, le bon grain de blé  grandit au milieu de l’ivraie, le bien et le mal sont présents dans notre monde et dans notre cœur.

Les deux dernières paraboles de l’Évangile nous rappellent que malgré les apparences, le bien vaincra le mal. La petite graine de moutarde est la plus petite de toutes les graines mais quand elle grandit, l’arbre est tellement grand que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. Le levain que l’on mélange à la farine n’est rien en comparaison avec la quantité de farine et pourtant c’est grâce à lui que toute la pâte va lever.

Le bien, la Parole de Dieu, la Justice et l’Amour qui existent dans notre monde grandissent discrètement et ils auront le dernier mot. Ils seront grands comme l’arbre de moutarde et toute l’humanité les connaîtra. Ils seront présents dans le cœur de tout homme et de toute femme et la paix et la fraternité régneront sur notre terre.

Dieu qui est un juge miséricordieux, bon, plein de tendresse, d’amour, de pitié et de vérité donne le temps au pécheur de se convertir.

Seul Dieu est capable de juger celui ou celle qui fait le mal. Dieu ne veut pas que nous soyons les juges de nos frères et sœurs car nos jugements sont souvent faux.

Nous n’avons ni la capacité, ni la connaissance suffisante, ni la miséricorde nécessaire, ni l’autorité pour juger qui que ce soit.

Dieu n’est pas venu dans le monde pour juger le monde mais pour le sauver. Laissons le temps à Dieu pour qu’Il sauve notre monde et ne nous précipitons pas dans le jugement des autres. Soyons miséricordieux comme Dieu est miséricordieux. Il est patient et il attend que ceux/celles qui font le mal découvrent la beauté et la joie d’aimer.

Travaillons pour que le bien grandisse en nous et autour de nous. Evitons tout jugement sur nos frères et sœurs.

Prions l’Esprit Saint qui connaît mieux que nous notre cœur et le cœur de nos frères et sœurs. Que Dieu nous donne ce dont nous avons besoin pour que le bien, la Parole de Dieu, la Justice et l’Amour soient les seuls moteurs de nos actions et les seules caractéristiques de notre monde.

Amen.

P Germán

15º Dimanche du temps de l’Église A Église St Hilaire de Mer (France) le 16 juillet 2017

posted Jul 21, 2017, 5:39 PM by German Sanchez

15º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Église St Hilaire de Mer (France) le 16 juillet 2017

1ère lecture : du Livre d’Isaïe 55,10-11

Psaume : Ps 64(65) 10,11.12-13.14

2ème lecture : lettre de St Paul aux Romains 8,18-23

Evangile : selon St Mathieu 13,1-23

L’Évangile de ce dimanche nous présente Jésus faisant un cours de catéchèse.

Son enseignement est très clair et riche. Il est très adapté pour faire un commentaire dans cette belle région de la France où beaucoup de gens connaissent, travaillent et aiment la terre.

Je vous invite à réfléchir quelques instants sur une idée prise de l’Évangile.

La Parole de Dieu est comme un grain semé qui doit donner des fruits.

Si nous sommes chrétiens, si nous avons été baptisés et si nous recevons le Corps et le Sang du Christ le dimanche c’est parce que la Parole de Dieu a été semé en nous.

Nos parents, nos grands-parents, des catéchistes, des amis, un prêtre dans la paroisse ou dans l’aumônerie,… ont semé la Parole dans notre cœur et dans notre intelligence.

La première chose que nous pouvons faire est de remercier ceux et celles qui nous ont permis de connaître la Parole de Dieu et qui nous ont aidé à la faire grandir en nous.

Il y a des gens qui ont semé la Parole de Dieu dans notre vie. Alors, demandons-nous quel genre de terreau la Parole de Dieu a trouvé en nous ? Comment accueillons-nous cette Parole qui a été semée et qui continue à être semée chaque fois que nous écoutons quelqu’un qui nous parle de Dieu ou qui témoigne de l’existence de Dieu dans sa vie?

Avons-nous un cœur suffisamment ouvert pour découvrir la nouveauté, la fraicheur et la puissance de la Parole de Dieu ?

La Parole de Dieu est très puissante mais elle a besoin d’une terre prête à l’accueillir et d’un jardinier soucieux de l’entretenir.

Quand la Parole de Dieu trouve une terre fertile, un cœur et une intelligence qui s’occupent d’elle alors elle produit beaucoup de fruits.

Les fruits de la Parole de Dieu sont la paix dans le cœur, la joie de vivre et l’engagement dans la construction d’un monde meilleur dans lequel la justice et la paix règnent.

Les fruits de la Parole de Dieu se mesurent dans l’amour que nous donnons et que nous sommes capables de recevoir.

Nous avons tous reçu la Parole de Dieu et le Seigneur attend que nous donnions beaucoup de fruits pour notre bonheur et pour le bonheur de ceux et celles qui habitent à côté de nous.

En sortant de cette Eucharistie engageons-nous à devenir de bons jardiniers pour que la Parole de Dieu qui a été semée en nous produise des fruits en abondance.

Ne laissons pas mourir la Parole de Dieu dans notre vie par manque de soins de notre part. Dieu veut que nous soyons heureux et que l’amour soit le moteur de notre existence. Prenons-soin de la Parole de Dieu qui est en nous et notre existence deviendra un beau jardin plein d’amour.

Amen.

   P Germán

14º Dimanche du temps de l’Église A Los Angeles, 8/9 juillet 2017

posted Jul 7, 2017, 4:49 PM by German Sanchez

14º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Los Angeles, 8/9 juillet 2017

1ère lecture : du Livre du prophète Zacharies 9,9-10

Psaume : Ps 144(145)1-2.8-9.10-11.13-14

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 8,9.11-13

Évangile : selon St Matthieu 11,25-30

 

La liturgie de ce dimanche nous invite à nous laisser conduire par l’Esprit Saint pour vivre dans la joie et pour devenir doux et humbles de cœur, comme Jésus.

L’Église nous rappelle, chaque fois qu’elle nous donne un sacrement, que l’Esprit de Dieu habite dans nos cœurs. Les baptisés, les confirmés et ceux et celles qui reçoivent l’Eucharistie, sont  des hommes et des femmes qui savent que l’Esprit Saint habite dans le cœur de tout homme et femme de bonne volonté.

Nous sommes habités par l’Esprit Saint mais il faut que nous nous laissions illuminer et guider par Lui pour que sa présence soit efficace. L’Esprit de Dieu ne force pas notre volonté mais il nous laisse libre d’agir selon ses chemins ou de refuser ses voies.

En cette semaine nous pouvons nous demander si notre premier conseiller est l’Esprit de Dieu. En cette semaine nous pouvons nous demander si nous puisons nos forces dans la puissance de l’Esprit Saint qui nous habite.

Si nous regardons la vie de ceux et celles qui se laissent illuminer et guider par l’Esprit de Dieu, nous allons découvrir en eux la joie de vivre, la douceur et l’humilité de Jésus.

Le prophète Zacharie invite les croyants à exulter d’allégresse et à pousser des cris de joie. L’Évangile que nous venons d’entendre se situe juste après que Jésus découvre que sa prédication en Galilée a échoué. Malgré cela il rend grâce à son Père et se réjouit parce que Dieu se révèle aux tout-petits et se cache aux sages et aux savants.

Aussi bien l’ancien que le nouveau Testament nous invitent à vivre dans la joie. Le Pape François nous invite souvent à découvrir la joie de l’Évangile. L’Esprit de Dieu est avec nous pour nous aider à transformer en positif tout ce qu’il y a de négatif dans notre vie et dans le monde. Les disciples du Christ, ceux et celles qui se laissent animer par l’Esprit de Dieu doivent être des prophètes du bonheur, des messagers d’espérance et des artisans de positivité.

La joie produite par la présence de l’Esprit de Dieu dans notre vie fait de nous des hommes et des femmes avec un cœur doux et humble comme Jésus.

Les chrétiens et l’Eglise tout entière doivent avoir un cœur qui ressemble à celui de Jésus.

La critique méprisante, les jugements téméraires, les condamnations et le mépris des pauvres et des malheureux ne sont pas compatibles avec l’action de l’Esprit Saint.

Les orgueilleux, les puissants, ceux et celles qui croient tout savoir, les gens qui se considèrent parfaits, sans faute et sans péché, ont un cœur trop fermé pour accueillir l’Esprit de Dieu.

L’Esprit Saint est dans notre cœur pour nous aider à devenir, comme Jésus, doux et humbles.

En cette semaine, ouvrons notre cœur à l’Esprit Saint pour que la joie de Dieu habite notre vie et pour que nos paroles et nos actions soient toujours inspirées par la douceur et l’humilité de notre frère Jésus. Amen.

P Germán

13ème dimanche du Temps de l’Eglise A

posted Jun 30, 2017, 5:55 PM by German Sanchez

13ème dimanche du Temps de l’Eglise A

Orange County/Los Angeles, le 1-2 juillet 2017

1ère lecture : du 2º Livre des Rois 4,8-11, 14-16a

Psaume 88(89) 2-3.16-17.18-19

2ème lecture : de la lettre de St Paul aux Romains 6, 3-4.8-11

Evangile : selon St Matthieu 10, 37-42

 

La liturgie nous invite aujourd’hui à réfléchir sur notre façon d’accueillir.

L’accueil est une attitude qui doit s’apprendre et qui doit se nourrir tous les jours.

L’accueil est une attitude qui nous permet de vivre en relation avec Dieu et avec les autres. Le contraire de l’accueil est l’égoïsme, l’enfermement, la solitude.

Pour accueillir il faut ouvrir la porte, vivre dans l’humilité et faire confiance.

Ouvrir la porte.

La première démarche que nous devons faire pour accueillir Dieu et les autres est d’ouvrir la porte de notre cœur et de notre maison. Dieu ne peut pas entrer dans un cœur fermé ou dans une maison qui n’est pas ouverte. La peur nous conduit toujours à fermer les portes, à nous isoler, à construire des murs qui nous séparent des autres et à vivre dans l’égoïsme.

Une porte ouverte est toujours une invitation, une porte fermée est le symbole du refus. Une porte ouverte invite à l’amitié, une porte fermée fait penser à la solitude.

Nous devons ouvrir les portes pour que l’Esprit de Dieu puisse souffler dans nos cœurs, dans notre vie et dans nos relations.

Nous devons ouvrir les portes de nos maisons pour que les autres puissent entrer dans notre vie et partager avec nous les richesses que Dieu leur a confiées. Seulement les portes ouvertes de la maison peuvent nous permettre de rencontrer et de dialoguer avec nos frères et sœurs pour construire ensemble un monde meilleur pour tous.

Dieu a ouvert les portes du ciel pour que nous puissions avoir une communication permanente avec Lui et nous invite à ouvrir nos portes pour vivre en communication avec les autres.

Dans l’accueil il est important aussi de vivre dans l’humilité. L’humilité est le sentiment noble qui nous permet de reconnaître que nous avons besoin de Dieu et des autres. Il est important de rester toujours humble pour ne pas croire que nous pouvons construire notre vie loin de Dieu et loin de nos frères et sœurs. Les personnes humbles se réjouissent dans l’accueil de Dieu et des autres parce qu’elles savent que dans la rencontre et dans le dialogue avec les autres elles grandissent.

L’humilité nous aide à découvrir la richesse que les autres partagent avec nous quand nous les accueillons. L’humilité nous aide à accueillir les autres tels qu’ils sont et à reconnaître que bien souvent nous n’arrivons pas à comprendre les paroles ou les actions des autres. L’humilité nous aide à grandir tous les jours parce qu’elle nous rappelle que nous n’avons pas tout, que nous ne connaissons pas tout et que nous avons besoin des autres pour compléter ce qui manque dans notre vie.

Dans l’accueil il faut aussi faire confiance. Seulement dans la confiance nous pouvons avoir des relations sincères et vraies. Si nous faisons confiance à Dieu et aux autres nous pouvons vivre en paix. La confiance est indispensable pour que l’autre puisse se sentir à l’aise et puisse partager le meilleur de lui/elle avec nous. La méfiance nous pousse à fermer les portes, à croire que nous n’avons pas besoin des autres et à nous retirer de la société pour vivre dans la solitude et dans la peur.

Nous avons besoin d’accueillir et d’être accueillis pour vivre heureux.

Amen.  P Germán

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