Réflexions Dominicales

20ème Dim du temps de l’Église C Los Angeles, le 18 août 2019

posted Aug 14, 2019, 10:37 AM by German Sanchez   [ updated ]

20ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

Los Angeles, le 18 août 2019

1ère lecture : du livre de Jérémie 38,4-6.8-10

Psaume : 39(40) 2.3.4.18

2ème lecture : lettre aux Hébreux 12,1-4

Evangile : Saint Luc 12,49-53

La liturgie d’aujourd’hui nous invite à réfléchir sur la paix et sur l’unité de notre humanité.

Depuis le début de l’existence de l’homme sur la terre, la paix est toujours un défi que toute société doit affronter.

Aujourd’hui nous ne sommes pas pire qu’avant. Depuis toujours il y a eu des conflits, des divisions, des guerres, des attaques terroristes, de la violence.

L’histoire du prophète Jérémie que nous avons écoutée dans la première lecture nous rappelle que celui qui dénonce le mal et qui dit la vérité dérange ceux et celles qui désirent profiter des autres et qui ne respectent ni la loi, ni la justice, ni la vie de ses frères et sœurs.

Le Christ est venu et il a suivi le même sort que beaucoup d’autres justes. Il a été persécuté, condamné injustement et cloué sur la croix.

Mais Dieu l’a ressuscité pour montrer que le mal n’aura pas le dernier mot. Le Christ ressuscité nous a envoyé l’Esprit Saint pour qu’Il soit notre guide, notre force et notre défenseur dans cette lutte contre le mal, contre la division, contre la guerre, contre la violence, contre la haine.

La paix doit régner sur la terre et nous sommes des artisans de paix, des ouvriers de réconciliation, des ambassadeurs de Dieu pour construire un Royaume de justice, de paix et de fraternité.

Je voudrais que dans notre paroisse nous ayons tous les jours le souci de prier pour la paix. Je voudrais que dans tous les foyers de notre communauté il y ait des initiatives de réconciliation. Nous sommes tous capables d’inventer des occasions de rencontre entre ceux et celles qui sont séparés aujourd’hui.

La paix ne s’impose pas avec les armes, les menaces, la prison, la peine de mort ou je ne sais avec quel autre moyen démagogue. Les instruments pour construire la paix sont la justice, le pardon, la réconciliation et la miséricorde.

Essayons durant cette année scolaire d’utiliser toujours des paroles qui rassemblent, des gestes qui construisent l’unité. Evitons tout commentaire qui divise et toute parole qui accuse ou qui blesse pour que la paix soit une réalité dans notre vie, dans notre famille, dans la communauté et dans la société.

Ne nous laissons pas tromper par ceux et celles qui veulent que nous vivions dans la peur et que nous réagissions à la violence par la violence.

Prions l’Esprit de Dieu pour qu’Il nous aide à construire la paix et pour que la fraternité soit une valeur appréciée et respectée par tous.

 

P Germán

19ème Dim du temps de l’Église C Los Angeles, le 11 août 2019

posted Aug 14, 2019, 10:35 AM by German Sanchez   [ updated Aug 14, 2019, 10:36 AM ]

19ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

Los Angeles, le 11 août 2019

1ère lecture : du livre de la Sagesse 18,6-9

Psaume : 32(33) 1.12.18-19.20-22

2ème lecture : lettre aux Hébreux 11,1-2.8-19

Evangile : Saint Luc 12,32-48

La liturgie de ce dimanche nous rappelle que nous les chrétiens, nous sommes un peuple de gens qui attendent et un peuple qui a reçu beaucoup de dons.

Un peuple de gens qui attendent.

Nous avons été baptisés pour faire partie de la famille de gens qui attendent la venue du Christ, la rencontre avec Dieu pour participer à la grande fête du banquet de l’Agneau. Fête à laquelle tous les hommes et les femmes de bonne volonté sont invités et fête qui n’aura pas de fin.

Nous vivons dans un monde qui n’aime pas attendre. De plus en plus, la société et le monde essaient de répondre à nos envies immédiatement et tuent nos désirs profonds.

La publicité et les médias nous ont habitué à nous donner tout et tout de suite. Par internet nous pouvons savoir ce qui se passe maintenant partout dans le monde. Quand nous voulons acheter quelque chose nous pouvons la commander par Amazon et si on paie un peu plus on la reçoit le lendemain. Nous ne voulons pas attendre et nous avons l’impression que nous avons le droit d’avoir tout ce que nous voulons immédiatement.

Et pourtant, nous sommes des hommes et des femmes qui vivons dans l’attente. Il faut attendre neuf mois la naissance d’un bébé. Il faut attendre que les plantes grandissent, qu’elles fleurissent et que les fleurs se transforment en fruit. Et après il faut attendre que le fruit murisse pour que nous puissions le manger. L’hiver nous attendons le printemps, ensuite nous attendons l’été et puis nous attendons l’automne et après nous attendons l’hiver. Nous sommes faits pour attendre et nous ne pouvons pas changer cette loi qui est inscrite dans notre nature et dans la création.

Les chrétiens doivent rappeler à l’humanité que nous sommes sur la terre pour attendre le grand événement. Nous sommes en attente de la grande rencontre avec Dieu, notre créateur et notre sauveur.

Nous sommes un peuple qui a reçu beaucoup de dons.

Dans l’attente nous ne sommes pas démunis, pauvres, seuls ou abandonnés. Nous avons reçu beaucoup de talents, de dons et de cadeaux. Et Dieu nous demandera des comptes quand il viendra à notre rencontre. Nous devons remercier Dieu et inviter nos frères et sœurs à vivre dans la reconnaissance pour la vie que nous avons reçue, pour la création qui nous a été confiée, pour l’intelligence que nous possédons et qui nous permet de lutter contre le mal, contre la maladie, contre la souffrance et qui nous aide à vivre mieux chaque jour.  Nous avons reçu le don de l’amitié et de l’amour qui nous ouvrent le chemin du bonheur. Nous sommes les seules créatures qui ont le désir dans leur cœur de rencontrer Dieu. Nous sommes les seules dans la création à avoir reçu l’Esprit de Dieu. Nous sommes un peuple qui a beaucoup reçu et nous devons produire beaucoup de bons fruits pour notre bien-être et pour le bonheur de ceux et celles qui sont autour de nous.

En cette semaine, demandons-nous si nous sommes des gens qui attendent ou si nous avons laissé la société d’aujourd’hui tuer en nous tout désir d’attendre. Demandons-nous si nous sommes des gens qui reconnaissent et qui utilisent tous les dons que Dieu nous a donnés.

Rendons grâce à Dieu pour nous avoir choisi pour faire partie de ce peuple qui est son peuple et sa famille. Amen.   P Germán

18ème Dim du temps de l’Église C OC/LA, le 3/4 août 2019

posted Jul 31, 2019, 10:29 AM by German Sanchez

18ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

OC/LA, le 3/4 août 2019

1ère lecture : du livre de l’Ecclésiaste 1,2; 2,21-23

Psaume : 89(90) 3-4.5-6.12-13.14.17

2ème lecture : lettre de St Paul aux Colossiens 3,1-5.9-11

Evangile : Saint Luc 12,13-21

De la liturgie de ce week-end je vous invite à réfléchir sur deux phrases : « Vanité des vanités, tout est vanité » disait Qohélet et le cri de quelqu’un au milieu de la foule qui demande à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage ».

Vanité des vanités, tout est vanité.

Ces paroles du livre de Qohélet qui est un des livres de la Sagesse de la Bible et qui contient probablement des paroles du Roi Salomon, qui est considéré comme le grand sage du peuple d’Israël, nous rappellent que dans la vie tout est vanité.

Rien de ce que nous avons ou de ce que nous connaissons est définitif. Tout est passager.

Le travail, les études, les réussites de la vie et tout le mal que nous nous donnons jour après jour ne sont que des éléments passagers qui doivent nous aider à vivre mais qui ne doivent pas nous empêcher de vivre dans la paix et dans la confiance.

Nous faisons des calculs et nous nous donnons de la peine pour acquérir des connaissances, nous souffrons pour avoir un travail qui nous donne chaque jour une meilleure position sociale et un meilleur salaire, nous vivons inquiets et notre cœur est divisé quand notre première préoccupation est matérielle et nous oublions que l’essentiel dans la vie est l’amour que nous donnons et l’amour que nous recevons.

Tout est vanité et la seule réalité qui est solide et qui ne disparaît jamais est l’amour qui anime nos journées et nos relations.

Si dans notre cœur il y a de l’amour, alors, le travail, les études et les activités quotidiennes ne sont plus une source de souffrance mais un torrent de joie. Si l’amour est le moteur de notre existence alors nous allons écouter le cri de celui qui demande au Seigneur : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage ». Nous faisons partie des privilégiés de la terre. Nous ne pouvons pas fermer les oreilles au cri de tous les hommes et les femmes autour de nous et partout dans le monde qui manquent de recours pour vivre humainement. La distribution de la richesse dans le monde n’est pas juste. Nous avons beaucoup et il y a beaucoup qui n’ont rien. Parmi nos frères et sœurs, parfois dans la même famille, il y a des enfants, des personnes âgées, des jeunes, des hommes et des femmes de tous les âges qui n’ont pas de quoi manger, un toit pour s’abriter du soleil, un médecin pour soigner leurs maladies, une école pour développer leur intelligence et une maison pour vivre en famille.

La pauvreté dans notre monde est tous les jours plus visible. Nous les riches, nous ne pouvons pas rester sourds au cri de ceux et celles qui nous invitent à partager.

N’oublions pas que tout ce que nous avons aujourd’hui, nous allons le laisser sur la terre le jour de la mort. Le Pape François dit qu’il n’a jamais vu une procession de funérailles suivie par un camion de déménagement. Aucun mort n’a emporté avec lui ses richesses.

Alors prenons le temps, en cette vie, pour regarder ce que nous possédons et pour partager avec ceux et celles qui sont autour de nous pour les aider à avoir un minimum pour vivre humainement.

Tout est vanité et la seule richesse qui ne disparaît pas dans la vie et que nous apporterons dans notre cœur pour la vie éternelle est l’amour. Amen.  P Germán

17ème Dim du temps de l’Église C Los Angeles, le 28 juillet 2019

posted Jul 23, 2019, 4:08 PM by German Sanchez

17ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

Los Angeles, le 28 juillet 2019

1ère lecture : du livre de la Genèse 18,20-32

Psaume : 137(138)1-2.2-3.6-7.7-8

2ème lecture: lettre de St Paul aux Colossiens 2,12-14

Evangile: Saint Luc 11,1-13

La liturgie de ce dimanche nous parle de la prière.

Nous savons qu’il y a différentes formes de prier. Chacun peut choisir le style de prière dans lequel il/elle se sent le mieux. Nous pouvons aussi passer d’une forme de prière à une autre. Notre façon de prier dépend aussi du moment, de la situation ou du lieu dans lequel nous nous trouvons. Il y a la prière de louange ou d’action de grâce, il y a la prière de contemplation, il y a la lectio divina ou méthode de prière qui utilise les Écritures, il y a la prière répétitive comme le chapelet ou la prière de Taizé, il y a la prière avec les psaumes, il y a la prière d’intercession ou de médiation, il y a la prière de demande, il y a la prière du dialogue, etc…

Aujourd’hui je vous invite à regarder la prière d’Abraham que le livre de la Genèse nous transmet.

Sa prière est une prière de demande, de médiation et d’intercession insistante auprès de Dieu pour les autres.

Abraham est inquiet. Dans sa prière nous percevons la souffrance profonde qui l’habite et la compassion qu’il sent pour ses frères et sœurs de Sodome.

Abraham n’est pas indifférent, il n’est pas insensible. Il ne peut pas dormir en paix en sachant que les gens de Sodome sont en train de se détruire.

Alors, il intervient auprès de Dieu, il dialogue et négocie avec Dieu pour éviter la perdition des habitants de Sodome.

La prière d’Abraham me fait penser à ce que le pape François écrit dans le livre : « Le nom de Dieu est miséricorde ». Il dit : « Ne tombons pas dans l’indifférence qui humilie, dans l’habitude qui anesthésie l’âme et empêche de découvrir la nouveauté dans le cynisme destructeur. Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide… Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière de l’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme. »

Le pape François nous invite à prier et à agir pour diminuer ou faire disparaître la souffrance de tant de frères et sœurs que nous connaissons et qui ont besoin d’aide.

La prière doit nous rendre solidaires. La prière doit être insistante pour que nous trouvions individuellement et en communauté des solutions pour aider ceux et celles qui souffrent autour de nous.

En ce temps de vacances, essayons de prier comme Abraham. Faisons de notre prière un cri vers Dieu pour qu’Il ouvre notre cœur pour accueillir l’Esprit Saint qui nous empêche de nous enfermer dans nos petits problèmes pour nous ouvrir aux besoins des autres.

Profitons de ce temps qui nous reste des vacances pour utiliser la prière d’intercession ou de demande pour les autres et nous engager dans une des œuvres de miséricorde. Amen.   P Germán

16ème Dim du temps de l’Église C Los Angeles, le 21 juillet 2019

posted Jul 20, 2019, 10:27 AM by German Sanchez

16ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

Los Angeles, le 21 juillet 2019

1ère lecture : du livre de la Genèse 18,1-10a

Psaume : 14(15) 2-3.3-4.5

2ème lecture : lettre de St Paul aux Colossiens 1,24-28

Evangile : Saint Luc 10,38-42

Juillet et Août sont riches en rencontres. Dans notre vie il y a beaucoup de rencontres. Grâce à des rencontres réussies nous avons connu des personnes qui ont été importantes pour nous. La liturgie de ce week-end nous parle de la rencontre entre Abraham et trois visiteurs au milieu du désert et de la rencontre entre Jésus, Marie et Marthe.

Si nous réfléchissons sur nos les rencontres les plus belles que nous avons eues dans la vie et si nous voyons les deux rencontres que la liturgie nous propose ce dimanche, nous allons découvrir que pour que la rencontre soit humaine, chrétienne et productive, il doit y avoir de l’écoute et du service.

Ecouter et servir la personne que nous rencontrons est essentiel pour qu’il y ait une vraie communication, un accueil de l’autre et un avenir pour les personnes qui se rencontrent.

Ecouter :

Le plus important quand nous rencontrons quelqu’un est de se mettre à son écoute. Il ne peut pas avoir de rencontre s’il n’y a pas d’écoute.

Écouter les autres n’est pas simple. Il s’agit d’un travail difficile qui nous demande de faire confiance à l’autre, penser toujours que l’autre, quel qu’il soit, a quelque chose d’important à dire. Pour écouter l’autre nous devons apprendre à faire silence. Très souvent nous sommes en train de parler avant même que l’autre ait fini de parler. Pour écouter l’autre nous devons réfléchir avant de répondre à ses questions. Parfois nous donnons des réponses avant même que la question ne soit formulée. L’écoute est un acte d’humilité qui nous oblige à croire et à accepter que la personne que nous rencontrons a quelque chose à nous apporter et sait quelque chose que nous ne savons pas encore. L’écoute profonde et sincère de l’autre est une façon de reconnaître que l’autre est un cadeau de Dieu et que Jésus se révèle dans la parole et de la personne que nous rencontrons.

Servir :

La rencontre d’Abraham avec les trois inconnus qui passent à côté de sa tente me fait penser à la façon d’accueillir de certaines familles. Quand Abraham aperçoit au loin les trois visiteurs, il court à leur rencontre et il se met à leur service. Il sait qu’ils doivent avoir soif et faim. Il sait qu’ils sont fatigués. Alors il appelle sa femme et ses serviteurs pour qu’ils l’aident à servir ses visiteurs. Il ne les connaît pas et il va découvrir, plus tard, qu’ils étaient des envoyés de Dieu.

Dans la rencontre entre Jésus, Marie et Marthe il y a Jésus qui parle, Marie qui écoute et Marthe qui sert. Ce texte nous parle d’une vraie rencontre dans laquelle il y a l’écoute et le service.

La bonne qualité de la rencontre entre Abraham et les trois visiteurs et entre Marie, Marthe et Jésus a permis à ces personnages d’écouter un message important. Sara et Abraham ont accueilli chez eux Dieu, qui est venu en trois personnes, comme la Trinité pour annoncer leur annoncer qu’ils ne seraient plus stériles mais qu’ils allaient concevoir un enfant. Grâce à l’écoute de Marie et au service de Marthe, Jésus se sent bien dans cette maison et la famille construit une vraie amitié avec le Fils de Dieu.

En ce temps de vacances nous devons nous demander si dans nos rencontres nous savons écouter et servir les personnes que nous rencontrons. Nous devons nous demander si dans notre rencontre avec Dieu nous savons l’écouter et nous mettre à son service pour construire avec Lui un monde meilleur. Je vous souhaite beaucoup de vraies rencontres en ce temps.

 Amen.   P Germán

14ème Dim du temps de l’Église C OC-LA, le 6-7 juillet 2019

posted Jul 3, 2019, 5:14 PM by German Sanchez

14ème Dim du temps de l’Église C

OC-LA, le 6-7 juillet 2019

1ère lecture : du livre d’Isaïe 66,10-14c

Psaume : 65(66) 1-3.4-5.6-7.16.20

2ème lecture: lettre de St Paul aux Galates 6,14-18

Evangile: Saint Luc 10,1-12.17-20

La liturgie de ce dimanche nous rappelle que par le baptême nous sommes envoyés en mission pour construire la paix autour de nous et pour vivre dans la joie.

Envoyés en mission.

Depuis que Jésus a choisi 72 disciples et les envoya en mission, l’Église continue à choisir des hommes et des femmes qu’elle baptise et confirme pour les envoyer accomplir la mission que Jésus leur a confiée.

Le chrétien est, avant tout, quelqu’un qui accepte l’invitation de Jésus à le suivre et qui s’engage avec Lui pour continuer sa mission.

Nous n’avons pas été baptisés pour avoir un diplôme accroché au mur de notre chambre ou pour avoir le droit de porter une belle croix au cou ou pour souscrire à une belle assurance de protection contre le mal. Nous avons été baptisés, avant tout, pour suivre le Christ et pour nous engager avec Lui dans la mission que Dieu le Père lui a confiée et qu’Il confie ensuite à ses disciples, avant de retourner chez le Père.

Comme les 72 premiers disciples, nous ne sommes pas très nombreux au milieu de toute l’humanité. Comme les 72 premiers envoyés, nous sommes comme des agneaux aux milieux de loup.

Comme les 72 nous devons prier pour que le Seigneur continue à envoyer des hommes et des femmes de plus en plus nombreux qui s’engagent avec nous dans la mission.

Construire la paix.

Pendant le temps pascal nous avons lu les apparitions de Jésus ressuscité au milieu de ses disciples. Dans toutes les apparitions, le ressuscité transmet la paix à ceux et celles qui l’accueillent. Notre mission est d’accueillir la paix de Dieu pour la transmettre autour de nous. Le monde a besoin, aujourd’hui plus que jamais des artisans de paix. Nous devons lutter contre tous les discours qui divisent l’humanité, qui séparent les riches des pauvres. Nous devons nous opposer à toutes les paroles et à toutes les actions qui produisent de la haine, du racisme, de la discrimination et du mépris des uns pour les autres. Les chrétiens doivent s’engager toujours à détruire les murs qui séparent pour construire des ponts qui rassemblent.

Nous sommes des artisans de paix et notre mission est de construire la paix toujours et partout.

Notre attachement au Christ doit se manifester dans notre action permanente et sans exception dans la construction de la paix dans nos familles, dans nos communautés, dans notre société et dans notre monde.

Vivre dans la joie.

Quand les chrétiens acceptent de vivre unis au Christ pour travailler avec Lui dans la construction de la paix, ils vivent dans la joie parce qu’ils savent que les noms des artisans de la paix sont inscrits dans le ciel.

Le pessimisme, le désespoir, le défaitisme, le catastrophisme et tous les sentiments ou les discours qui s’opposent à la joie sont la conséquence de la perte de la foi. Notre relation avec Dieu doit produire en nous la joie et la confiance. Nous savons que Dieu nous a envoyé construire la paix et nous savons aussi que nous serons les vainqueurs de ce combat difficile parce qu’Il est avec nous jusqu’à la fin des temps.

Chers chrétiens, nous avons été baptisés pour aller dans le monde entier pour construire la paix qui vient de Dieu et pour vivre dans la joie.

Amen

P. Germán

13ème Dim du temps de l’Église C Los Angeles, le 30 juin 2019

posted Jun 26, 2019, 5:07 PM by German Sanchez

13ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique C

Los Angeles, le 30 juin 2019

1ère lecture : 1er livre des Rois 19,16b.19-21

Psaume : 15(16)1-2.5.7-8.9-10,11

2ème lecture: lettre de St Paul aux Galates 5,1.13-18

Evangile: Saint Luc 9,51-62

Nous pouvons résumer la liturgie de ce dimanche en une phrase : « Les disciples du Christ doivent être des hommes et des femmes libres pour annoncer et vivre le commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres comme Jésus nous a aimés ».

Liberté et amour doivent guider la vie de tous les disciples du Christ.

Liberté :

Il nous arrive souvent d’écouter des personnes qui essaient d’annoncer l’Évangile avec des menaces ou d’attirer des gens vers le Christ par la peur.

Je crois que c’est une erreur de proposer l’Évangile ou la foi si nous ne respectons pas la liberté de la personne qui est en face de nous. Nous trouvons aussi des personnes qui croient en Dieu parce qu’elles ont peur du châtiment divin. Je pense que ces personnes sont aussi dans l’erreur. La foi, l’amitié avec Jésus et l’appartenance à l’Église doivent être des décisions prises en toute liberté. L’Esprit Saint, l’Esprit de Dieu que nous avons reçu au moment de notre baptême et que nous accueillons chaque fois que nous participons à l’Eucharistie ou quand nous recevons un sacrement est un Esprit qui fait de nous des personnes libres.

La liberté ne consiste pas à faire n’importe quoi dans la vie. C’est la capacité de rompre les chaînes qui nous enferment dans l’égoïsme. La liberté est la force qui nous permet d’ouvrir notre cœur pour aimer sans condition et sans limite.

Aimer.

La vraie liberté, la liberté que Dieu nous propose est la capacité de décider toujours et partout de faire le bien et d’aimer pour marcher sur la route du bonheur, sur le chemin de la paix, sur la voie de la fraternité.

Ceux et celles qui ont peur des autres, qui se méfient de l’avenir et qui s’enferment pour penser seulement à leur confort et à leur bien-être se rendent esclaves de beaucoup de fausses propositions que la société nous présente pour diriger notre vie et pour nous guider vers des chemins qui enrichissent les autres mais qui détruisent notre liberté.

L’amour est la richesse qui existe dans notre cœur et qui nous permet de donner et recevoir ce dont les autres et nous-même avons besoin pour mieux vivre. « Aimer-vous les uns les autres comme le Christ nous a aimés ». Voilà le commandement, la loi que nous devons tous suivre : aimer sans compter, aimer sans faire de différences, aimer ceux et celles qui sont proches et ceux et celles qui sont loin de nous.

Dans ce monde qui vit de plus en plus la mondialisation, nous ne pouvons pas fermer le cœur pour aimer seulement ceux et celles qui nous aiment. Dans ce monde où il n’y a plus de frontières parce que les médias nous permettent de vivre en communication avec tous les pays du monde, nous ne pouvons pas penser seulement au bonheur de notre famille, de notre communauté ou de notre pays. Aujourd’hui le message de Christ est important. Nous devons aimer et travailler pour le bonheur de tous parce que nous sommes tous dépendants les uns des autres et surtout parce que nous sommes tous, les gens de ce pays et les gens des pays que nous considérons comme pauvres ou peut être dangereux, nous sommes tous des enfants de Dieu.

Soyons libres. Essayons d’aimer comme le Christ. Les paroles d’exclusion et de haine n’ont pas de place dans la bouche des disciples du Christ.  

Amen.

P Germán

FÊTE DU CORPS DU CHRIST C LA, le 23 juin 2019

posted Jun 21, 2019, 9:23 AM by German Sanchez

FÊTE DU CORPS DU CHRIST

Année Liturgique C

LA, le 23 juin 2019

1ère lecture : du Livre de la Genèse 14,18-20

Psaume : Ps. 109(110) 1.2.3.4  

2ème lecture: de la 1ère lettre de St Paul aux Corinthiens 11,23-26

Evangile: Saint Luc 9,11b-17

Aujourd’hui nous célébrons la fête du Corps et du Sang du Christ. Nous célébrons la fête de l’Eucharistie.

L’Église, les communautés chrétiennes, les baptisés se rassemblent tous les dimanches pour recevoir le Corps et le Sang du Christ.

Tous les dimanches nous avons un prêtre qui préside la communauté, qui nous donne le Corps et le Sang du Christ et qui nous envoie dans le monde pour être le Corps du Christ pour les autres.

Parlons donc, ce dimanche du prêtre et du Corps du Christ.

Le prêtre :

Durant ces dernières années nous avons beaucoup entendu parler des prêtres et souvent ces discours ont été négatifs. C’est vrai qu’il y a eu des prêtres qui ont manqué à leur devoir et à leur mission et qui ont trahi l’Église, la communauté et la société qui leur avaient fait confiance. C’est très douloureux.

Il est vrai aussi qu’il y a beaucoup de prêtres qui ont consacré leur vie à servir les communautés, à éduquer les enfants et les jeunes et à s’occuper des plus pauvres et des plus petits de la société. Nous pouvons rendre grâce à Dieu pour tous les bons prêtres que nous avons connus et qui nous ont apporté quelque chose dans notre histoire.

La première lecture parle du premier prêtre dans l’histoire du Peuple de Dieu : Melchisédech. Le Livre de la Genèse dit qu’il prit du Pain et du Vin et qu’il bénit Abram.

Nous avons besoin de prêtres qui nous bénissent. La première mission du prêtre est de bénir tous les hommes et les femmes de bonne volonté pour que nous soyons bons comme Dieu est bon. Le prêtre nous bénit pour que nous puissions ouvrir notre cœur à l’Esprit de Dieu qui nous illumine, nous parle, nous guide, nous fortifie et nous défend.

Le Corps et le Sang du Christ.

La deuxième mission du prêtre est de consacrer le Pain el le Vin pour que les baptisés puissent se nourrir du Corps et du Sang du Christ.

Saint Paul nous rappelle dans la deuxième lecture de ce dimanche, que ce que nous faisons dans l’Eucharistie est la même chose que le Christ a fait avant sa mort. Et l’Évangile dit que Jésus a multiplié les pains et les poissons pour nourrir la foule qui le suivait. Jésus nourrit ces disciples avec son Corps et son Sang. Chaque fois que nous mangeons et buvons à la Table de l’Eucharistie, nous recevons le Christ qui vient dans notre vie pour nous transformer, pour nous faire devenir, comme Lui, des enfants de Dieu. Les chrétiens qui participent à l’Eucharistie deviennent le Corps du Christ présent dans la société d’aujourd’hui. Nous sommes le Corps du Christ et nous recevons tous les dimanches le Pain et le Vin qui nous nourrissent pour être dans le monde les mains du Christ qui travaillent pour la justice, la voix du Christ qui proclame la paix, le Corps du Christ qui accompagne tous les hommes et les femmes qui souffrent.

Prions cette semaine pour les vocations sacerdotales. Nous avons besoin de bons prêtres qui nous bénissent et qui nous donnent le Corps du Christ.

Prions pour tous les chrétiens pour que nous sachions profiter de l’Eucharistie pour être dans la société ce que nous sommes : des enfants bien aimés de Dieu envoyés pour faire ce que le Christ a fait quand il est venu dans le monde : aimer sans mesure.

Bonne fête du Corps du Christ.

 Amen.

P. Germán

LA TRINITÉ C Fêtes des Pères Los Angeles, le 16 juin 2019

posted Jun 21, 2019, 9:23 AM by German Sanchez

LA TRINITÉ 

 Année Liturgique C

Fêtes des Pères

Los Angeles, le 16 juin 2019

1ère lecture : du Livre des Proverbes 8, 22-31

Psaume : Ps. 8,4-5.6-7.8-9

2ème lecture: lettre de St Paul aux Romains 5,1-5

Evangile: Saint Jean 16,12-15

Aujourd’hui nous célébrons la fête de la Trinité. Nous sommes les seuls croyants monothéistes qui croient que Dieu est Trinitaire. Dieu est UN et il se manifeste en trois personnes différentes : le Père, le Fils et le Saint Esprit.

Dieu est amour. L’amour est un mystère tellement grand et compliqué que pour nous aider à le comprendre, Dieu se présente devant nous avec trois visages différents.

Regardons les trois visages de Dieu qui nous aident à mieux comprendre l’identité de Dieu et notre identité aussi puisque nous avons été créés à l’image de Dieu.

Dieu le Père :

Aujourd’hui nous célébrons la fête des Pères. Bonne fête à tous les pères. Je vous invite à regarder Dieu le Père pour être comme Lui. Le Pape François dit souvent que le nom de Dieu le Père est miséricorde. Il est Celui qui ne se fatigue pas de pardonner. Il est Celui qui attend toujours le retour de l’enfant qui est parti. Il est Celui qui ne fait pas de reproches mais qui fait la fête quand nous revenons vers Lui. Dieu le Père est le Créateur qui nous a tout donné pour que nous soyons comme Lui : miséricordieux. Il nous a donné son Fils pour qu’Il nous montre le chemin du bonheur.

Dieu le Fils :

Dans la Bible nous découvrons que Jésus est un homme qui passe sa vie à servir les autres. Il n’est pas venu dans le monde pour se faire servir mais pour servir. Il déteste le péché mais il aime les pécheurs et il les écoute, les regarde avec amour et tendresse et les aide à trouver le chemin de la paix. Jésus est Dieu au service des pauvres, des marginaux, des exclus, des malades et des gens qui souffrent. Jésus nous révèle l’humanité de Dieu et il nous aide à comprendre la divinité qu’il y a dans chacun de nous. Jésus se donne par amour pour nous et Il devient Pain pour nous nourrir et Vin pour réjouir notre existence.

Dieu, l’Esprit Saint :

Depuis le départ de Jésus vers le Père, la présence de Dieu sur la terre est manifestée par l’action de l’Esprit Saint.

L’Esprit Saint est Celui qui conduit l’Église pour qu’elle soit experte en humanité comme disait souvent le Pape Paul VI.

L’Esprit Saint est Dieu présent en nous chaque fois que nous faisons le choix de l’amour pour refuser la haine, chaque fois que nous décidons le pardon pour ne pas vivre dans la souffrance produite par la rancune. L’Esprit Saint est Celui qui illumine, guide et fortifie tous les hommes et les femmes de bonne volonté qui décident de donner leur vie pour servir les autres. L’Esprit Saint est Dieu manifesté au monde dans la vie de Saint François d’Assise, Thérèse de Calcutta, l’abbé Pierre, Jean Paul II, le Pape François et tant d’autres qui travaillent ou qui ont travaillé pour que la justice règne dans notre monde et pour que l’humanité fasse le choix de l’amour au lieu de se laisser tenter par le choix de la puissance, de l’argent et de l’égoïsme.

Regardons le Père, le Fils et l’Esprit Saint pour comprendre que Dieu est Amour donné gratuitement.

Célébrons la fête de la Trinité et réjouissons-nous parce que Dieu est en nous. Nous sommes l’image du Père, le Corps du Fils et l’action de l’Esprit dans le monde d’aujourd’hui.

Amen. P Germán

PENTECÔTE C Los Angeles, le 9 juin 2019

posted Jun 6, 2019, 3:12 PM by German Sanchez

PENTECÔTE C

Los Angeles, le 9 juin 2019

1ère lecture : du Livre des Actes des Apôtres 2,1-11

Psaume : Ps. 103(104)1.24.29-30.31.34  

2ème lecture : lettre de St Paul aux Romains 8,8-17

Evangile : Saint Jean 14,15-16.23b-26

Aujourd’hui nous célébrons le jour où l’Esprit Saint est venu sur la terre pour sanctifier l’Eglise, pour distribuer ses dons et pour re-inaugurer l’annonce de la Bonne Nouvelle.

Trois points de réflexion qui se trouvent dans la prière que nous avons récitée pour l’ouverture de cette célébration.

Sanctifier l’Église, distribuer ses dons et inaugurer ou re-inaugurer l’annonce de la Bonne Nouvelle.

Sanctifier l’Église.

Dieu a envoyé son Esprit pour sanctifier les hommes et les femmes de tous les peuples, de toutes les nations et de toutes les cultures pour qu’ils puissent se rassembler et former des communautés qui représentent dans le monde l’Eglise de Dieu. La présence de l’Esprit Saint dans toutes les nations nous oblige à condamner toute forme de racisme. Tous ceux et celles qui ont reçu l’Esprit Saint sont sanctifiés pour former le Corps du Christ.

Nous sommes sanctifiés par la présence de l’Esprit Saint dans la Parole de Dieu que nous proclamons, dans le Pain et le Vin que nous partageons, dans les bonnes œuvres que nous faisons pour vivre le commandement de l’amour et dans tous les sacrements que nous célébrons dans la communauté. Nous sommes des saints et des saintes en formation parce que l’Esprit de Dieu est en nous. Nous ne sommes pas encore complètement saints et saintes parce que nous avons encore beaucoup de progrès à faire pour que tout ce que nous faisons et disons soit animé par l’Esprit Saint qui nous habite.

Distribuer ses dons. Dieu a envoyé son Esprit sur la terre pour qu’Il partage avec nous ses dons. Nous devons découvrir les dons que Dieu a mis dans notre vie pour les développer et pour les mettre au service de la communauté. Les Eucharisties les plus belles, les prières les plus profondes et les activités pastorales les plus efficaces sont celles dans lesquelles tous les chrétiens qui participent mettent au service des autres les dons que le Seigneur leur a confiés. Parmi nous il y a des gens qui ont le don de la lecture et ils proclament clairement la Parole de Dieu avec joie et conviction. Il y a des gens qui ont le don de la musique et ils animent nos Eucharisties pour mettre de la joie dans notre prière et pour nous aider à chanter en communauté. Il y a des gens qui ont le don de la compassion et ils visitent les malades ou les personnes âgées.

Tous les chrétiens doivent découvrir aujourd’hui les dons que l’Esprit Saint leur a confiés pour les mettre au service de la communauté à partir de demain.

Re-inaugurer l’annonce de la Bonne Nouvelle. Tous les baptisés ont été sanctifiés par l’Esprit Saint et ont reçu ses dons. Nous sommes tous responsables de l’annonce de la Bonne Nouvelle aujourd’hui. La pentecôte nous invite à une renaissance. L’Église doit renaître aujourd’hui ici dans notre paroisse. Ne laissons pas disparaître la Bonne Nouvelle à cause de notre silence ou de notre manque d’engagement. Ne laissons pas que la Bonne Nouvelle soit étouffée par tous les discours matérialistes, pessimistes et racistes qui envahissent la société. Ne permettons pas que la Bonne Nouvelle soit interdite par les gens qui ont peur de la vérité et de la justice. Engageons-nous dans la renaissance de l’Église, dans les changements que l’Esprit de Dieu est venu faire dans le monde d’aujourd’hui. Amen.

P Germán

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