Réflexions Dominicales

28ème Dim du temps de l’Église Année Liturgique B LA, 14 Octobre 2018

posted Oct 13, 2018, 4:05 PM by German Sanchez

28ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique B           LA, 14 Octobre 2018

1ère lecture : du livre de la Sagesse 7,7-11

Psaume : 89,12-13.14-15.16-17

2ème lecture: de la lettre aux Hébreux 4,12-13

Evangile: Saint Marc 10,17-30 ou 17-27

La liturgie d’aujourd’hui nous parle de la Sagesse, la richesse et la Parole de Dieu.

L’histoire de l’homme riche de l’Évangile est bien connue par les chrétiens et souvent nous l’utilisons pour dire que pour les riches il est difficile de suivre le Christ.

Mais dans cette parabole, nous pouvons découvrir aussi la place de la Sagesse dans notre vie, les dangers de la richesse et la lumière de la Parole de Dieu.

La Sagesse.

Nous avons tous besoin de sagesse, de discernement pour décider ce qui est beau, ce qui est bien et ce qui est nécessaire pour notre vie et pour notre bonheur.

Le jeune homme riche de l’Évangile était sage. Il cherchait le vrai bonheur. Il respectait tous les commandements et il voulait grandir encore dans sa proximité avec Dieu. Alors il demande à Jésus le chemin pour avoir le Royaume de Dieu. Jésus lui dit qu’il faut qu’il se détache de tout et qu’il le suive.

Il était très riche et quand Jésus l’invite à vendre tous ses biens pour les donner aux pauvres il devient triste et s’en alla.

La richesse.

Les biens matériels sont nécessaires et Dieu les a mis dans nos mains pour que nous en profitions. Mais la richesse devient dangereuse pour notre vie quand elle devient notre première préoccupation et notre raison de vivre.

La richesse est bonne quand nous savons nous détacher d’elle pour la partager avec les autres et pour l’utiliser toujours pour le bien commun. Elle est un moyen dans notre vie et non pas la fin de notre existence. Il ne faut pas oublier que jamais aucun vivant n’est parti de cette terre avec les richesses qu’il avait ici-bas.

Si la richesse nous empêche de vivre en harmonie avec tous nos frères et sœurs et si la richesse est un obstacle pour suivre le Christ, alors nous sommes en train de devenir esclaves d’elle. Nous avons besoin de nous réveiller avant que soyons complètement séparés du Christ.

La Parole de Dieu est comme une épée à deux tranchants nous dit Saint Paul. Elle est toujours présente dans notre cœur dans toute situation et elle a la lumière et la force pour que nous puissions utiliser la sagesse et le discernement pour choisir le chemin qui nous conduit vers Jésus et qui nous rapproche de nos frères et sœurs.

Il n’y a pas de meilleur conseiller pour nous aider à trouver une solution à tous nos doutes et interrogations. Il n’y a pas de meilleure arme pour nous aider à combattre tous les ennemis de la paix, de la justice et de l’amour. Il n’y a pas de meilleur chemin pour marcher vers le bonheur que la Parole de Dieu.

En cette semaine, essayons de lire la Parole de Dieu pour utiliser la Sagesse qui habite dans notre cœur et pour découvrir l’utilisation que nous devons faire de nos richesses.

Amen.  P. Germán

27ème Dim de l’Église Année Liturgique B Orange County-Los Angeles, 6-7 oct. 2018

posted Oct 5, 2018, 6:26 PM by German Sanchez

27ème Dim de l’Église

Année Liturgique B

Orange County-Los Angeles, 6-7 oct.  2018

1ère lecture : Livre de la Genèse 2,18-24

Psaume : 127 (128)1-2.3.4-5.6

2ème lecture: lettre aux Hébreux 2,9-11

Evangile: Saint Marc 10,2-16 ou 2-12

La liturgie d’aujourd’hui nous invite à parler de la famille.

Prenons quelques instants pour parler de la famille selon le dessein de Dieu et de la famille dans la société d’aujourd’hui.

La famille selon le dessein de Dieu. La première lecture nous rappelle le texte de la Genèse dans lequel, par amour, Dieu créa l’homme et la femme pour qu’ils soient les administrateurs de la création et collaborateurs de son projet. Il les créa homme et femme, deux personnes différentes qui partagent la même dignité, deux êtres de la même chair avec des caractéristiques physiques et psychologiques bien différentes.

L’homme et la femme sont créés par Dieu pour qu’ils soient complémentaires et non pas pour qu’ils vivent dans la rivalité. 

 Dieu leur donne le pouvoir de se multiplier pour créer des familles qui habitent la terre, qui  profitent de la création, la protègent, l’aiment et l’embellissent.

Dans le projet de Dieu, l’homme et la femme doivent quitter leur père et leur mère pour devenir à leur tour des parents. Dans l’amour, de l’un pour l’autre, ils sont appelés par Dieu, pour former une famille et continuer le projet de création qu’Il partage avec nous.

Ce texte est choisi souvent par les couples qui désirent recevoir le sacrement du mariage.

L’Église bénit ces couples qui par amour acceptent de vivre le projet que Dieu nous propose, s’engagent à quitter les parents pour former une nouvelle famille et à chercher toujours avec son partenaire le meilleur chemin pour devenir co- créateurs avec Dieu et administrateurs de la création.

La complémentarité vécue tous les jours, le respect de l’autre et la responsabilité partagée de construire un monde meilleur pour tous aident le couple à développer l’amour de l’un pour l’autre et les conduisent vers le bonheur d’avoir une famille stable.

La famille dans la société d’aujourd’hui. Nous sommes témoins de la crise que vit la famille dans la société de notre époque. Nous connaissons tous des familles qui se sont formées avec des critères et des caractéristiques bien différents des critères et des caractéristiques de la famille traditionnelle. Nous ne sommes pas chargés de juger qui que ce soit.

Nous voulons simplement rappeler que dans le projet de Dieu il y a l’amour de l’un pour l’autre, le respect de la dignité de l’autre, le désir de participer avec Dieu dans la procréation et l’engagement de travailler en couple dans l’administration de la création.

La famille est indispensable dans la société aujourd’hui et demain. Le Pape Francois dit dans l’Exhortation Apostolique sur l’amour dans la famille, « Amoris Laetitia – La Joie d’aimer » : « la famille est la première école des valeurs, où on apprend l’utilisation correcte de  la liberté ». AL 274

Sans la famille, la société n’a plus l’école qui nous enseigne à aimer gratuitement, comme Dieu nous aime.

Amen    P Germán

26ème Dim du temps de l’Église B LA, 30 Septembre 2018

posted Sep 29, 2018, 3:46 PM by German Sanchez

26ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique B

LA, 30 Septembre 2018

1ère lecture : du livre des Nombres 11,25-29

Psaume : 18, 8.10.12-13.14

2ème lecture: de la lettre de St Jacques  5,1-6

Evangile: Saint Marc 9, 38-43.45.47-48

De la liturgie d’aujourd’hui je retiendrai cette affirmation de Jésus : « Qui n’est pas contre nous est avec nous ».

De cette phrase nous pouvons sortir  deux questions pour guider la réflexion de cette semaine :

1.- Sommes-nous avec Jésus ?

2.- Qui est avec nous ?

1.- Sommes-nous avec Jésus ?

Nous sommes baptisés et nous allons à la messe tous les dimanches. A priori, nous sommes avec Jésus. Mais le baptême et la messe ne sont pas suffisants pour déterminer que nous sommes de vrais disciples du Christ. L’appartenance au Christ demande un engagement.  Les vrais disciples du Christ sont ceux et celles qui luttent pour la justice, ceux et celles qui travaillent pour l’unité, pour la réconciliation, pour la paix dans la famille, dans la communauté et dans la société. Les disciples du Christ sont des hommes et des femmes qui cherchent toujours à aider les autres, à accueillir les personnes seules, à visiter les malades, à faire le bien partout.

Si nous sommes avec Jésus nous pouvons passer à la deuxième question de notre réflexion :

2.- Qui est avec nous ?

Le christianisme est une religion qui a toujours mis en valeur la communauté. Jésus a commencé sa mission sur la terre aidé par une petite communauté de disciples. Le développement de la foi se fait dans l’histoire grâce à des communautés qui se rassemblent pour prier, pour se nourrir de la Parole de Dieu et des sacrements et pour organiser le service des plus nécessiteux.

La communauté paroissiale, l’Église, les groupes de prière, les associations, les personnes qui se rassemblent pour se battre pour un idéal humanitaire ou spirituel, tous ceux et celles qui se réunissent pour mettre en commun leurs talents et leurs richesses pour construire un monde meilleur, toutes ces personnes-là sont avec nous.

L’égoïsme ou la jalousie n’ont pas de place dans le christianisme. Nous devons chercher les autres, découvrir les bonnes activités autour de nous pour les soutenir avec notre engagement, avec notre prière et avec notre participation financière.

Il y a beaucoup de bonnes idées autour de nous. Il y a beaucoup de groupes dans la paroisse, dans la société et dans le monde qui cherchent des bénévoles pour travailler pour le bien des autres.

La liturgie et l’Église nous invitent aujourd’hui à nous engager avec tous les hommes et les femmes de bonne volonté dans la construction d’un monde meilleur.

Amen.   P. Germán

24ème Dim du temps de l’Église Année Liturgique B LA, le 16 Septembre 2018

posted Sep 12, 2018, 6:46 PM by German Sanchez

24ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique B

LA, le 16 Septembre 2018 

1ère lecture : du livre d’Isaïe 50,4c-9a

Psaume : 114 (115)1-2.3-4.5-6.8-9

2ème lecture: de la lettre de St Jacques  2,14-18

Evangile: Saint Marc 8,27-35

La question de Jésus à ses disciples : « Pour vous, qui suis-je ? » et l’affirmation de Saint Jacques dans sa lettre : « Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi » peuvent nourrir notre réflexion cette semaine et pour longtemps.

Qui est le Christ pour moi ? et par quelles œuvres je montre que je suis disciple du Christ ? Tout chrétien doit répondre à ces deux questions pour découvrir la beauté de la foi et l’importance de vivre, dans toutes nos relations, ce que nous croyons.

Jésus est un personnage de l’histoire et sa différence avec les autres personnages de l’histoire est d’être toujours vivant à côté de nous.

La science peut nous dire beaucoup de choses sur la personne de Jésus et sur ce qu’il a fait et dit en Palestine quand il est venu sur la terre. Mais, seulement la foi peut nous aider à avoir une relation vivante, joyeuse et sincère avec ce personnage de l’histoire qui est décédé à Jérusalem et qui trois jours après est revenu sur la terre pour habiter le cœur de ceux et celles qui croient en Lui et qui se font baptiser au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Pour moi, Jésus est la présence de Dieu dans le monde, il est mon frère, mon conseiller et mon défenseur.

La deuxième question de la liturgie d’aujourd’hui : « par quelles œuvres je montre que je suis disciple du Christ ? » est une conséquence de la première réponse.

Si nous avons une relation intime, honnête et sincère avec Jésus, nos paroles et nos actes vont être similaires aux paroles que Jésus a prononcées pendant sa vie et aux actes qu’il accomplit au milieu de nous.

Chaque fois que nous travaillons pour la justice et que nous refusons la violence nous sommes en train de montrer notre foi.

Quand nous partageons notre temps, nos talents et notre argent avec ceux et celles qui sont dans le besoin nous sommes en train de dire au monde entier que nous sommes disciples du Christ et que nous croyons à la fraternité universelle.

La foi est morte si elle n’est pas visible. Je suis sûr que cette semaine nous allons faire ressusciter notre foi. Si nous laissons agir l’Esprit de Dieu dans notre cœur nous allons connaître mieux Jésus et agir dans le monde comme ses disciples.

Amen. P. Germán

23ème Dim du temps de l’Église Année Liturgique B LA, le 9 Septembre 2018

posted Sep 8, 2018, 9:48 AM by German Sanchez

23ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique B

LA, le 9 Septembre 2018

1ère lecture : du livre d’Isaie 35,4-7a

Psaume : 145(146)7.8-9.9-10

2ème lecture: de la lettre de St Jacques  2,1-5

Evangile: Saint Marc 7,31-37

Le message de la liturgie se résume à ce mot : « Effata. Ouvre-toi ». La Parole de Dieu nous invite à ouvrir les oreilles et la bouche.

Nous vivons dans une société qui nous pousse à fermer les oreilles et la bouche pour vivre comme si nous étions sourds à la Parole de Dieu et comme si nous étions muets pour annoncer les merveilles de Dieu dans la création.

Aujourd’hui nous devons demander à Jésus, en cette Eucharistie, de nous aider à ouvrir les oreilles et la bouche pour vivre comme des enfants de Dieu qui écoutent la voix du Seigneur et qui annoncent la Bonne Nouvelle.

Ouvrir les oreilles :

Je suis sûr que nous avons tous besoin d’un médecin pour ouvrir nos oreilles. Jésus a ouvert les oreilles de beaucoup de ses interlocuteurs. Demandons-lui de nous aider à ouvrir les oreilles pour écouter la voix de Dieu qui nous parle tous les jours. Le matin quand nous nous levons, le Seigneur nous dit : je t’aime et je serai avec toi toute la journée. Au milieu du jour quand nous sommes agités par le travail et troublés par les problèmes, le Seigneur nous dit : sois en paix, je suis avec toi, la lumière et la force de l’Esprit Saint t’accompagnent dans toute situation. Le soir quand nous rentrons à la maison, Dieu nous rappelle que la famille nous attend pour nous donner et pour recevoir un peu d’amour. Dieu nous parle tout le temps et souvent nous ne l’écoutons pas. Ouvre nos oreilles Seigneur.

Ouvrir la bouche :

Je suis sûr que nous avons tous besoin d’un bon médecin pour délier notre langue.

Nous avons honte ou nous sommes timides ou nous avons peur de déranger les autres. Alors nous ne parlons pas pour dire que la création est belle. Que nous sommes heureux d’avoir une famille qui nous aime. Que nous sommes fiers d’avoir des amis qui sont fidèles et qui peuvent compter sur nous comme nous pouvons compter sur eux. Notre langue a besoin de se délier pour annoncer toujours et partout la Bonne Nouvelle. Nous vivons dans un monde très beau, nous sommes heureux parce que Dieu habite notre terre et parce qu’il nous a confié la Création pour la partager avec les autres. Nous vivons en paix parce que nous avons un cœur capable d’aimer et de se laisser aimer.

Ouvre Seigneur notre bouche pour annoncer la Bonne Nouvelle.

Prions dans cette Eucharistie pour que Jésus qui est un bon médecin, nous aide à ouvrir les oreilles pour écouter sa Parole et à ouvrir la bouche pour annoncer au monde la joie de l’Evangile.  Amen. 
P. Germán

22ème Dim du temps de l’Église Année Liturgique B OC et LA, le 1 et 2 Septembre 2018

posted Aug 29, 2018, 10:33 AM by German Sanchez

22ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique B

OC et LA, le 1 et 2 Septembre 2018

1ère lecture : du livre du Deutéronome 4,1-2.6-8

Psaume : 14(15)2-3.3-4.4-5

2ème lecture: de la lettre de St Jacques  1,17-18.21b-22.27

Evangile: Saint Marc 7,1-8.14-15.21-23

 

Il y a dans les Evangiles plusieurs épisodes dans lesquels les évangélistes parlent des difficultés que Jésus a eues avec les scribes et les pharisiens de son époque.

Très souvent Jésus se fâche avec eux et souvent il reproche leur hypocrisie, leur superficialité et leur fausseté.

Les scribes et les pharisiens se croyaient supérieurs aux autres, critiquaient et jugeaient ceux et celles qui ne faisaient pas comme ils pensaient qu’il fallait faire.

Ils condamnaient et accusaient les autres sans se rendre compte qu’ils n’étaient pas meilleurs que les autres et que souvent ils étaient pires que les personnes qu’ils critiquaient ou condamnaient.

Aujourd’hui Jésus nous rappelle qu’un des plus grands maux qui détruit nos relations est l’habitude que nous avons de condamner, juger et critiquer les autres.

Jésus nous invite à accueillir les autres sans les juger, sans les critiquer et surtout sans les condamner. Nous devons chercher toujours à comprendre les autres et surtout éviter de faire des commentaires qui détruisent la réputation de nos frères et sœurs.

On raconte qu’un jour une personne est venue confesser à Saint François de Sales qu’elle avait critiqué un ami et quelques jours après avait découvert que sa critique était fondée sur un mensonge. C’était une diffamation.

Saint François lui a donné comme pénitence de lui amener une poule, la déplumer pendant le chemin et de jeter les plumes sur la route.

Quelques jours après, la pénitente est revenue avec la poule complètement déplumée et Saint François lui a dit : « maintenant retourne chez toi et ramasse toutes les plumes que tu as enlevées à ta poule ».

La personne lui a dit que cela était impossible parce que le vent avait dispersé les plumes.

Saint François lui a dit que ce qui était arrivé avec les plumes était la même chose qui arrive quand on dit du mal de quelqu’un. La rumeur se disperse comme les plumes se dispersent à cause du vent et ensuite il est impossible de réparer le mal que nous avons fait à la personne que nous avons critiquée.

Dire du mal de quelqu’un, participer dans les conversations dans lesquelles on détruit la réputation de quelqu’un, critiquer, juger ou condamner les autres sont les comportements des scribes et pharisiens de l’époque de Jésus que nous devons éviter.

Il est très agréable de dialoguer avec des gens qui disent toujours du bien des autres. Il est très inconfortable de se trouver dans des conversations dans lesquelles on se fait un plaisir de décrire les défauts et les erreurs des autres.

Essayons d’éviter toujours les critiques pharisiennes pour avoir des conversations positives et utilisons toujours des belles paroles pour parler de nos frères et sœurs.

Soyons toujours des artisans de paix et des ouvriers de réconciliation.

Amen. 

P. Germán

21ème Dim du temps de l’Église Année Liturgique B LA, le 26 août 2018

posted Aug 22, 2018, 11:14 AM by German Sanchez

21ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique B

LA, le 26 août 2018

1ère lecture : du livre de Josué 24,1-2a..15-17.18b

Psaume : 33(34) 2-3.16-17.18-19.20-21

2ème lecture: de la lettre de St Paul aux Ephésiens 5,21-32

Evangile: Saint Jean 6,60-69

L’athéisme n’existe presque plus dans la société d’aujourd’hui. Par contre le polythéisme est de plus en plus présent dans notre monde.

L’interpellation du prophète Josué dans la première lecture est une question d’actualité : « S’il ne vous plait pas de servir le Seigneur, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir………moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »

La question que Jésus pose à ses disciples dans l’Evangile d’aujourd’hui va dans le même sens : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »

La liturgie de ce dimanche nous invite à faire un choix important.

L’Église nous invite à choisir entre le Seigneur et la multitude de dieux que la société actuelle nous propose.

Je suis sûr que vous et moi nous avons choisi d’être avec Jésus et nous voulons aimer et servir l’unique Dieu, le Dieu que Jésus nous a révélé.

Mais nous devons être vigilants pour ne pas nous éloigner ou abandonner le Dieu de la Bible et devenir, sans nous en rendre compte, des polythéistes, des adorateurs de ces dieux que la société a inventés.

Nous disposons des éléments et des moyens qui peuvent être d’une grande utilité, si nous savons les utiliser. Ils peuvent aussi devenir des dieux très puissants et destructeurs si nous ne savons pas les contrôler.

Je parle de l’argent, du travail, de l’alcool, la drogue, le sexe, la télé, le téléphone portable, les réseaux sociaux, Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter, Ask…. etc.

Si la première préoccupation de notre vie est devenue le travail, l’argent, le sexe, la télé, le téléphone portable, Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter, Ask ou un autre objet du monde, il est temps de réagir pour mettre de l’ordre dans notre existence et pour revenir au vrai Dieu.

Je connais des adultes qui vivent seulement pour l’argent. Le travail est devenu leur dieu. La famille, l’Eglise et eux-mêmes passent après le travail et l’argent.

Je connais des enfants, des jeunes et des adultes qui ne peuvent pas vivre s’ils n’ont pas à côté d’eux leur téléphone portable. Il est triste de voir des personnes dont la première et la dernière chose qu’ils font dans la journée est de consulter leurs e-mails, les messages sur Facebook … etc. Leurs dieux sont présents au milieu du repas, dans l’école, pendant le travail et même pendant la nuit. Ils n’arrivent pas à dormir en paix sans se sentir obligés de contrôler plusieurs fois pendant leur sommeil ce qui se passe sur les réseaux.

Sans se rendre compte ces personnes sont en train de devenir polythéistes. Elles deviennent esclaves de ces dieux que la société actuelle adore. Ils sont en train d’abandonner le Seul qui nous montre le chemin de l’amour, de la paix, de la justice, du bonheur.

Probablement vous allez dire : oui, cela existe mais je ne suis pas concerné. Moi, j’ai décidé de suivre le Seigneur et j’adore un seul Dieu, le Dieu de Jésus-Christ. Si c’est ainsi, cela veut dire que les priorités de notre vie sont : la prière, l’engagement dans la communauté qui est le Corps du Christ et l’engagement dans le monde qui est le lieu dans lequel Dieu nous envoie pour témoigner.

Profitons de cette semaine pour répondre à la question que Jésus pose à chacun de ses disciples : « Voulez-vous partir, vous aussi ? ». Amen. 

P. Germán

20ème Dim de l’Église Année Liturgique B Los Angeles, le 19 août 2019

posted Aug 18, 2018, 12:58 PM by German Sanchez

20ème Dim de l’Église

Année Liturgique B

Los Angeles, le 19 août 2019

1ère lecture : Livre des Proverbes 9,1-6

Psaume : 33(34)1-3.10-11.12-13.14-15

2ème lecture: lettre de St Paul aux Éphésiens 5,15-20

Evangile: Saint Jean 6,51-58

Aujourd’hui la liturgie nous parle de l’Eucharistie.

La Messe ou l’Eucharistie est invitation et communion.

Invitation :

La première caractéristique de l’Eucharistie est d’être invitation de Dieu.  Tous les hommes et les femmes de bonne volonté sont invités à ce repas. Il y a ceux et celles qui acceptent, il y a ceux et celles qui refusent, il y a ceux et celles qui n’ont pas écouté l’invitation, il y a ceux et celles qui ont reçu l’invitation et croient qu’ils n’ont pas de temps pour aller dans une église une heure par semaine ou qui pensent qu’ils n’ont pas besoin de nourrir leur vie spirituelle avec le Pain qui vient du ciel.

L’invitation de Dieu arrive parfois directement dans notre cœur. Il y a des occasions pour lesquelles nous écoutons la voix de Dieu qui nous invite à laisser nos occupations ou nos diversions pour venir à l’église. Parfois l’invitation nous arrive par quelqu’un d’autre. Dieu compte sur tous les chrétiens pour que nous invitions ceux et celles que nous connaissons à venir dans l’église pour rencontrer Dieu, pour recevoir Jésus et pour partager un moment avec la communauté des chrétiens.

Tous les baptisés ont la mission d’aller dans le monde entier et inviter à ce repas tous les hommes et les femmes qui désirent rencontrer Dieu.

Tous les dimanches nous devons nous rappeler que Dieu nous invite et qu’il attend une réponse de notre part.

L’Eucharistie est communion.

Le grand mystère de l’Eucharistie est la communion. Pendant une heure, (ma prédication est en général très courte pour ne pas dépasser une heure de célébration), nous sommes dans l’église en communion avec Dieu et avec des hommes et des femmes de tous les âges et de tous les pays. Si nous ouvrons notre cœur, pendant l’Eucharistie, Dieu nous parle, il nous écoute, il nous pardonne, il nous accueille et il nous envoie. Pendant le temps de la Messe nous sommes dans les mains de Dieu. Chaque fois que nous participons à l’Eucharistie nous sommes à côté de personnes que nous ne connaissons pas mais qui sont, comme nous des chrétiens, des membres du Corps du Christ, des pierres vivantes de l’Église.

Quand nous venons à la Messe nous devons nous préparer pour accueillir Dieu et pour accueillir nos frères et sœurs. Nous sommes ensemble et nous présentons à notre Père les joies et les souffrances de nous tous, de nos familles et du monde entier. Dans la Messe il ne devrait pas y avoir des pensées égoïstes. Pendant la liturgie nous nous préparons pour venir devant l’autel, à la fin de la Messe et communier au même Pain et au même Vin, pour recevoir le même Corps et le même Sang du Christ.

La communion est complète quand nous repartons chez nous, après la Messe, et que nous portons tous dans notre corps le même Christ qui désire que nous allions le partager avec ceux et celles que nous allons rencontrer.

Tous les dimanches nous avons une invitation et tous les dimanches nous entrons en communion avec Dieu et avec nos frères et sœurs chrétiens pour aller dans le monde entier inviter les autres à ce repas et pour partager avec eux la communion que nous avons reçue ici.

Amen

            P Germán

18ème Dim du temps de l’Église B OC et LA, le 4 et 5 août 2018

posted Aug 1, 2018, 6:21 PM by German Sanchez

18ème Dim du temps de l’Église B

OC et LA, le 4 et 5 août 2018

1ère lecture : du livre de l’Exode 16:2-4,12-15

Psaume : 77(78)3-4.23-24.25.54

2ème lecture: de la lettre de St Paul aux Ephésiens 4,17.20-24

Evangile: Saint Jean 6, 24-35

Dans la première lecture le peuple récrimine contre Aaron et Moïse : ils ont peur de mourir de faim dans le désert. L’acclamation de l’évangile dit : « l’homme ne vit pas que du pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». Et dans l’évangile Jésus dit qu’il est le pain de vie. La liturgie nous invite aujourd’hui à parler de la nourriture. Il y a la nourriture matérielle, intellectuelle et spirituelle. Les trois sont indispensables et nous avons besoin d’une bonne nourriture matérielle, intellectuelle et spirituelle pour vivre en bonne santé.

La nourriture matérielle fait partie de notre vie et la société nous invite de plus en plus à faire attention à ce que nous mangeons. Nous savons que la mauvaise nourriture est souvent à l’origine de beaucoup de maladies. Nous devons faire attention à la quantité et à la qualité d’aliments que nous consommons pour ne pas tomber dans la malnutrition ou l’obésité. Nous avons l’obligation morale d’aider les enfants et les jeunes à choisir ce qu’ils mangent pour éviter qu’ils se laissent séduire par tous les produits chimiques et artificiels qui séduisent nos papilles mais qui détruisent notre corps. Chaque fois que nous partageons un plat en famille ou avec des amis, nous devons remercier le Seigneur pour le pain de ce jour, nous devons penser à tous ceux et celles qui ne mangent pas à leur faim et nous devons lutter toujours contre le gaspillage de la nourriture matérielle. Il est scandaleux, c’est un péché mortel, de jeter des tonnes et des tonnes de nourriture quand il y a des milliers de gens qui meurent de faim dans le monde.

La nourriture intellectuelle est celle que nous recevons à l’école, à l’université, par la lecture des livres qui nous aident à grandir dans la connaissance. Nous avons besoin de cette nourriture pour développer l’intelligence que le Seigneur nous a confiée. Il y a des pays où l’éducation est obligatoire jusqu’à un certain âge. Nous les adultes, nous sommes responsables de l’éducation de nos enfants et de nos jeunes.

Nous ne pouvons pas laisser les enfants et les jeunes perdre leur temps toute la journée devant la télévision ou le téléphone portable. Ils peuvent utiliser ce temps pour apprendre un art, un sport ou une autre activité qui les aide à développer leurs talents. Une bonne nourriture intellectuelle est importante si nous voulons avoir un monde meilleur avec des hommes et des femmes capables de gérer leur vie, leur famille et la société. Remercions le Seigneur pour la bonne éducation que nous avons reçue ou que nous sommes en train de recevoir et prions pour tous les pays où l’éducation est un privilège de quelques-uns et non pas un droit fondamental de tous.

Enfin, nous avons la nourriture spirituelle. Elle est aussi très importante dans notre vie. Souvent nous ne lui donnons pas l’importance qu’elle mérite parce que nous avons oublié que notre vie intérieure est celle qui contrôle toutes nos activités. La nourriture spirituelle nous donne des principes pour agir toujours comme des enfants de Dieu que nous sommes. La nourriture spirituelle aide notre cœur à accueillir l’amour de Dieu et nous enseigne à partager cet amour avec les autres. La nourriture spirituelle illumine notre existence devant toutes les décisions que nous devons prendre et elle nous fortifie pour lutter contre toute adversité. Quand nous prions le Notre Père, nous demandons au Seigneur le pain de chaque jour. N’oublions pas que ce pain est matériel, intellectuel et spirituel.

Essayons d’avoir une bonne nourriture matérielle, intellectuelle et spirituelle pour vivre une vie saine, joyeuse et ouverte à Dieu et aux autres. Amen.

P Germán

16ème Dim du temps de l’Église Année Liturgique B LA, le 22 juillet 2018

posted Jul 20, 2018, 3:32 PM by German Sanchez

16ème Dim du temps de l’Église

Année Liturgique B

LA, le 22 juillet 2018

1ère lecture : du livre du Prophète Jérémie  23,1-6

Psaume : 22(23) 1-3.3-4.5-6

2ème lecture: de la lettre de St Paul aux Ephésiens 2,13-18

Evangile: Saint Marc 6,30-34

L’Évangile d’aujourd’hui nous donne une belle description de la personnalité de Jésus. Saint Marc dit que Jésus accueille ses disciples après une journée du travail. Il les écoute et leur propose un temps de repos. Mais la foule qui les cherche ne les laisse pas seuls. Elle les attend  de l’autre côté du Lac.

Alors, l’Evangéliste dit que Jésus les regarde, il est saisi de compassion et il enseigne.

Ces trois attitudes de Jésus décrivent bien la personne de Jésus et en même temps nous invitent à l’imiter.

Jésus regarde la foule, il nous regarde, il s’intéresse à notre vie, il observe nos sentiments, nos joies et nos souffrances. Jésus regarde le fond de notre cœur et il connaît mieux que nous ce qui nous fait vivre et ce qui nous empêche d’être en paix. Jésus regarde notre vie et il nous invite à regarder aussi la vie de nos frères et sœurs. Nous vivons dans une société où nous pouvons passer des années à côté de quelqu’un sans savoir qui est cette personne. Souvent nous voyons les voisins entrer et sortir de chez eux mais nous ne savons pas qui sont-ils. Chacun chez soi ! Nous devons apprendre à regarder comme Jésus, avec beaucoup de discrétion et beaucoup d’amour.

Le regard de Jésus est un regard sincère et c’est la raison pour laquelle il est saisi de compassion. Il ne critique pas, ne condamne pas, n’accuse pas. Jésus est un bon pasteur, il est un bon père, il a un cœur d’une bonne mère. Il est saisi de compassion devant notre humanité menacée par les guerres. Il souffre devant les familles qui sont déchirées à cause des lois inhumaines d’immigration qu’il y a dans plusieurs pays. Il pleure avec les familles qui ont perdu un enfant ou un mari à cause de la violence. Jésus se sent mal devant la pauvreté, la misère et l’injustice dans laquelle vivent beaucoup de gens sur la terre. Jésus n’est pas insensible face au drame de tous les gens qui se laissent tromper par la corruption, la drogue, la pornographie et toutes les illusions fausses qui nous détournent de la paix et du bonheur. Jésus est saisi de compassion devant la souffrance de toutes les personnes âgées qui sont abandonnées dans des lieux où elles attendent la mort et que nous appelons maisons de repos. Jésus est saisi de compassion et nous devons le regarder pour avoir le même sentiment devant tous nos frères et sœurs qui souffrent autour de nous. La foi doit saisir nos cœurs pour que nous agissions devant le mal. Nous ne pouvons pas rester insensibles devant la souffrance de notre monde. Nous pouvons faire beaucoup pour manifester notre compassion à ceux et celles qui attendent un regard, une parole, une présence ou un plat de nourriture.

Après avoir regardé la foule et se laisser saisir de compassion, Jésus enseigne la foule. Jésus agit devant le mal. Il nous enseigne à le combattre avec nos paroles et nos actes. Il nous dit que l’amour est l’arme la plus puissante pour lutter contre la haine. Il parle du pardon et il pardonne à ceux qui l’ont crucifié. Il nous enseigne que le pardon est indispensable pour continuer à vivre ensemble après une agression. Il nous invite à partager parce que nous avons reçu gratuitement et nous devons donner gratuitement. Les enseignements de Jésus sont les meilleures solutions pour construire un monde meilleur et une société plus juste.

Aujourd’hui laissons-nous regarder par Jésus, accueillons sa compassion et ses enseignements et essayons de l’imiter dans notre vie.

Amen. P Germán

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