Réflexions Dominicales

20º Dimanche du temps de l’Église A Los Angeles, 20 août 2017

posted Aug 15, 2017, 7:04 PM by German Sanchez

20º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Los Angeles, 20 août 2017

1ère lecture : du Livre d’Isaïe 56,1.6-7

Psaume : 66(67)2-3.5-6.8

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 11,13-15.29-32

Évangile : selon St Matthieu 15,21-28

Le prophète Isaïe annonce que la maison du Seigneur sera appelée « Maison de prière pour tous les peuples » Is 56,7.  Saint Paul se donne le titre d’ « Apôtre des nations ». Et l’Évangile dit que Jésus quitte le lac de Galilée pour aller dans la région païenne de Tyr et de Sidon.

La Liturgie de ce dimanche nous invite à réfléchir sur la Bonne Nouvelle et sa portée universelle.

La Bonne Nouvelle :

Nous parlons souvent de la Bonne Nouvelle et parfois nous ne comprenons pas son contenu. La rencontre de Jésus et la Cananéenne dans l’Évangile de ce dimanche nous révèle le contenu de la Bonne Nouvelle. Les psychologues et les psychiatres disent que la plus grande souffrance est celle d’une mère qui voit souffrir son enfant. Nous pouvons imaginer la souffrance de cette femme qui voit sa fille tourmentée par un démon. Elle a dû consulter des médecins, des magnétiseurs, des exorcistes et beaucoup d’autres gens qui luttent contre cette sorte de maladies. Et sa fille est toujours souffrante. Alors, cette femme, désespérée par la souffrance de sa fille vient demander de l’aide à Jésus. Elle ne fait pas partie du peuple d’Israël, elle n’est pas membre du groupe de personnes qui suivent Jésus mais elle a confiance en cet homme que beaucoup de gens admirent. Elle met toute sa confiance en Jésus. Elle dépasse tous les obstacles qu’elle trouve dans sa rencontre avec Jésus, elle traverse toutes les frontières qui la séparent de Jésus et elle lui confie sa souffrance.

Cette femme nous aide à découvrir que la Bonne Nouvelle est le fait de savoir que toute souffrance et toute difficulté peuvent être confiées à Jésus. La Bonne Nouvelle est le fait de savoir que depuis la venue de Jésus sur la terre, nous ne sommes pas seuls dans la lutte contre tout ce qui nous fait souffrir et nous empêche de vivre en paix. Suivons l’exemple de la Cananéenne. Allons vers Jésus avec un cœur plein de confiance et disons-lui : « Seigneur, prends pitié de moi ».

La portée universelle de la Bonne Nouvelle. Dans la Bible il y a beaucoup de passages qui nous invitent à comprendre que la Bonne Nouvelle, le Salut que Dieu est venu nous donner, est pour tous sans exception.  A plusieurs reprises, Jésus nous invite à démolir les frontières qui nous séparent pour construire des ponts qui nous unissent tous autour de Lui, animés par le même Esprit Saint. L’Église nous rappelle souvent que dans la famille de Dieu il ne peut pas y avoir des frontières, que nous avons tous un même Père et que Jésus est venu pour sauver toute l’humanité. Le Pape François invite l’Église à détruire les frontières qui séparent les chrétiens des autres. Le Pape dit souvent que nous devons aller dans les périphéries pour rencontrer nos frères et sœurs qui sont loin de l’Evangile et de l’Église. Aujourd’hui nous devons affirmer avec joie que la Bonne Nouvelle que nous portons dans nos cœurs est destinée à tous et surtout à ceux et celles qui ne se croient pas dignes ou qui se sentent exclus.

Présentons au Seigneur nos souffrances et celles du monde entier et ouvrons nos églises pour que tous découvrent la Bonne Nouvelle. Amen.

P Germán

19º Dimanche du temps de l’Église A Los Angeles, 13 août 2017

posted Aug 11, 2017, 9:37 AM by German Sanchez

19º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Los Angeles, 13 août 2017

1ère lecture : du 1er Livre des Rois 19,9a.11-13a

Psaume : 84(85) 9.10.11-12.13-14

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 9,1-5

Évangile : selon St Matthieu 14,22-33

L’Eglise nous invite ce dimanche à réfléchir sur la présence de Dieu dans notre vie et sur la foi.

La présence de Dieu dans notre vie. Le prophète Elie sort de sa caverne pour aller sur la montagne à la rencontre du Seigneur qui annonce qu’il va passer par là.

Pierre sort de sa barque pour aller à la rencontre du Christ qui marche sur les eaux du lac de Galilée.

Dieu est présent dans notre vie et dans le monde. Il nous appelle et attend que nous allions à sa rencontre.

En cette semaine nous pouvons réfléchir sur les lieux où Dieu nous donne rendez-vous pour nous rencontrer. Nous pouvons nous demander si nous écoutons chaque jour l’appel du Seigneur et si nous lui répondons.

 Malheureusement nous n’avons pas de cloches dans la plupart des églises américaines. Dans les villes et les villages où il y a des cloches, les gens savent que les cloches sonnent pour nous rappeler que le Seigneur nous appelle et qu’il nous attend dans l’église pour nous rencontrer. Les cloches sonnent aussi avant et après un baptême, un mariage ou des funérailles pour nous dire que le Seigneur va rencontrer ou vient de rencontrer quelqu’un qui a répondu positivement à son appel.

Dieu est présent dans notre vie et dans le monde. Cette affirmation est le début de la foi.

En cette semaine nous pouvons réfléchir aussi à la foi.

La rencontre de Pierre avec Jésus sur le lac de Galilée est une belle image de notre foi.

Nous savons que quand nous écoutons la voix du Seigneur et quand nous suivons ses conseils, nous sommes capables de faire des choses extraordinaires.

Comme Pierre nous pouvons marcher sur les eaux, affronter les difficultés et vivre dans la confiance et dans la paix quand nous avons notre regard fixé sur la présence du Seigneur.

Comme Pierre, il nous arrive aussi d’avoir des doutes, de nous sentir seuls et abandonnés. Il nous arrive d’avoir peur des tempêtes et des vents forts qui soufflent dans notre vie. Alors nous commençons à nous enfoncer, à perdre le calme, la patience et la paix. En ces moments difficiles nous devons relever la tête et regarder le Christ qui est toujours là, parfois caché par le bruit et les multiples occupations de notre vie, mais toujours présent et prêt à intervenir pour nous illuminer, nous guider et nous donner la main pour marcher avec nous.

Notre foi est comme la foi de Pierre. Nous sommes ici parce que nous avons répondu à l’appel du Seigneur. Nous faisons des choses merveilleuses quand nous nous laissons guider par la Parole de Dieu. Parfois nous avons des doutes sur la présence de Dieu. Souvent nous nous éloignons du Christ. Mais la foi nous rappelle toujours que le Seigneur ne nous abandonne jamais, qu’il nous appelle tous les jours, qu’avec Lui nous vivons dans la joie et en paix.

Découvrons la présence de Dieu aujourd’hui et laissons la porte de notre cœur ouverte pour que Jésus puisse entrer dans la barque de notre vie pour que le calme, la paix et l’amour remplissent notre existence.

Amen.

P Germán

LA TRANSFIGURATION DU SEIGEUR A OC/LA, 5/6 août 2017

posted Aug 2, 2017, 5:39 PM by German Sanchez

LA TRANSFIGURATION DU SEIGEUR

Année Liturgique A

OC/LA, 5/6 août 2017

1ère lecture : du Livre de Daniel 7,9-10.13-14

Psaume : 96(97)1-2.5-6.9

2ème lecture : de la 2ème lettre de Saint Pierre 1,16-19

Évangile : selon St Mathieu 17,1-9

 

La fête de la Transfiguration du Seigneur nous rappelle la divinité du Christ et nous invite à Transfigurer notre vie pour devenir comme le Christ.

La divinité du Christ.

Une des caractéristiques de la foi chrétienne est l’affirmation de la divinité du Christ.  Nous croyons que l’homme appelé Jésus, qui a vécu en Palestine, est la présence de Dieu sur la terre.

Nous croyons que dans le visage de Jésus Christ nous pouvons voir le visage de Dieu.

Dans l’événement de la Transfiguration Dieu a voulu nous révéler la vraie identité de Jésus. Il est homme à part entière. Il a une famille et des amis. Il mange et boit comme tout le monde. Il a des sentiments. Il aime et il souffre comme tout le monde. Il est égal à nous en tout excepté devant le péché. Son humanité le rapproche de nous. Il peut nous comprendre et nous pouvons le comprendre parce que nous faisons partie de la même nature humaine. En même temps cet homme de Palestine est aussi Dieu à part entière. Avec sa naissance, les cieux se sont ouverts et Dieu est venu lui-même habiter parmi nous. La gloire de Dieu s’est manifestée dans la Transfiguration du Seigneur pour permettre aux disciples de contempler sa divinité. Le Dieu de la création, le Dieu d’Abraham et de toute la Bible n’est plus lointain. Il s’est fait homme comme nous pour que nous puissions devenir comme lui.

La fête de la Transfiguration du Seigneur nous invite à Transfigurer notre vie pour devenir comme le Christ.

Les chrétiens sont invités à contempler la vie de Jésus pour l’imiter et pour devenir comme Lui. Aujourd’hui les cieux se sont ouverts pour révéler que Jésus est le Fils de Dieu et que toute l’humanité est invitée à Transfigurer sa vie pour vivre pleinement son identité d’enfants bien aimés de Dieu.

Aujourd’hui la Parole de Dieu nous révèle la vraie identité de Jésus et notre vraie identité aussi. Nous sommes des enfants de Dieu et nous sommes tous des frères et des sœurs de Jésus.

La vie de Jésus et ses paroles sont pour nous un exemple.

L’attachement de Jésus à son Père, son obéissance à la voix de l’Esprit Saint et sa préférence pour les pauvres et pour les petits nous montrent le chemin que nous devons prendre pour Transfigurer notre vie et pour devenir le Corps du Christ visible sur la terre aujourd’hui.

L’Église nous rappelle souvent que pour être chrétiens nous devons avoir une relation d’amitié et de fraternité avec Jésus.

Il est notre frère, notre guide et notre modèle.

Laissons-nous illuminer et guider par l’Esprit de Dieu pour devenir comme Jésus la présence de Dieu sur la terre.

Amen.

P Germán

17º Dimanche du temps de l’Église A Los Angeles, 30 juillet 2017

posted Jul 27, 2017, 6:29 PM by German Sanchez

17º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Los Angeles, 30 juillet 2017

1ère lecture : du 1er Livre des Rois 3,5.7-12

Psaume : 118 (119)57.72.76-77.127-128.129-130

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 8,28-30

Évangile : selon St Matthieu 13,44-52 / 13,44-46

 

Salomon était très jeune quand il a été élu roi d’Israël. Le Seigneur lui est apparu en songe et lui a dit : « Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai ».

Imaginez-vous qu’un jour nous faisions un rêve ou que nous ayons une apparition et Jésus nous disant : « Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai. »

Que voulez-vous demander à Jésus pour vous sentir heureux, pour combler votre vie, pour réaliser tout ce que vous voulez accomplir dans votre existence ?

Probablement nous allons lui demander la santé. Il est important d’avoir une bonne santé. Nous savons que cela dépend en grande partie de notre façon de vivre mais qu’il y a des maladies, des accidents et des situations dans notre santé physique et psychologique qui nous dépassent et que nous ne pouvons pas contrôler.

Probablement que nous allons lui demander de l’argent. Une de nos préoccupations est souvent l’argent. Nous en avons besoin pour manger, pour nous loger, pour nous soigner, pour étudier, pour nous amuser,… c’est-à-dire pour vivre.

Probablement que nous allons lui demander l’amour. Trouver quelqu’un qui nous aime et que nous aimons. Nous avons besoin d’aimer et de nous sentir aimés pour vivre heureux. Le pape émérite Benoît XVI a dit à plusieurs reprises que nous sommes sur la terre pour apprendre à aimer.

Sûrement que vous avez d’autres idées sur ce que nous pouvons demander à Jésus si un jour il nous dit : « Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai. »

Je pense que les paroles de Salomon, qui est reconnu comme le roi de la sagesse, sont des paroles que nous pouvons utiliser pour dire à Jésus ce que nous voulons qu’il fasse pour nous.

« Seigneur, donne-moi un cœur attentif qui puisse m’aider à discerner entre le bien et le mal. Donne-moi Seigneur un cœur intelligent et sage ».

Si notre cœur est motivé par la sagesse et si notre cœur est attentif à la justice, à la paix et à l’amour, toutes nos activités et nos paroles nous conduiront vers le bonheur.

Nous avons besoin d’un cœur capable de discerner ce qui est primordial pour nous et pour les autres.

Si la sagesse est dans notre cœur nous allons découvrir le trésor, la perle précieuse, dont l’Évangile parle, et que le Seigneur met devant nous pour que nous soyons riches comme Dieu est riche.

La sagesse est indispensable pour reconnaître tout ce que Dieu nous donne pour construire une vie en paix, une vie pleine d’amour, une vie où la justice et le bonheur débordent dans nos paroles et nos actes.

Je vous invite à prier avec les paroles de Salomon. Notre prière sera exaucée et nous serons des disciples de Jésus qui savent demander ce dont ils ont besoin.

« Seigneur, donne-moi un cœur attentif qui puisse m’aider à discerner entre le bien et le mal. Donne-moi Seigneur un cœur intelligent et sage ».

Amen.

P Germán

16º Dimanche du temps de l’Église A Los Angeles, 23 juillet 2017

posted Jul 21, 2017, 5:42 PM by German Sanchez

16º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Los Angeles, 23 juillet 2017

1ère lecture : du Livre de la Sagesse 12,13.16-19

Psaume : 85(86)5-6.9-10.15-16

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 8,26-27

Évangile : selon St Matthieu 13,24-43

 

Il me semble que la liturgie de ce dimanche nous invite à réfléchir sur le bien et le mal dans notre monde et sur les jugements que nous portons sur les actes de nos frères et sœurs.

Le bien et le mal existent et nous en sommes tous témoins. La première parabole de l’Évangile nous rappelle que la Création et tout ce qui a été fait par Dieu sont bons. Notre monde est bon, l’humanité est foncièrement bonne mais l’ennemi, le malin, le mauvais, le diable,… appelez-le comme vous voulez, est venu et a semé le mal dans notre monde et dans le cœur de l’humanité.

Aujourd’hui nous sommes dans un monde et nous faisons partie d’une humanité dans lesquels le bien et le mal coexistent. Comme dans la première parabole, dans laquelle la bonne semence, le bon grain de blé  grandit au milieu de l’ivraie, le bien et le mal sont présents dans notre monde et dans notre cœur.

Les deux dernières paraboles de l’Évangile nous rappellent que malgré les apparences, le bien vaincra le mal. La petite graine de moutarde est la plus petite de toutes les graines mais quand elle grandit, l’arbre est tellement grand que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. Le levain que l’on mélange à la farine n’est rien en comparaison avec la quantité de farine et pourtant c’est grâce à lui que toute la pâte va lever.

Le bien, la Parole de Dieu, la Justice et l’Amour qui existent dans notre monde grandissent discrètement et ils auront le dernier mot. Ils seront grands comme l’arbre de moutarde et toute l’humanité les connaîtra. Ils seront présents dans le cœur de tout homme et de toute femme et la paix et la fraternité régneront sur notre terre.

Dieu qui est un juge miséricordieux, bon, plein de tendresse, d’amour, de pitié et de vérité donne le temps au pécheur de se convertir.

Seul Dieu est capable de juger celui ou celle qui fait le mal. Dieu ne veut pas que nous soyons les juges de nos frères et sœurs car nos jugements sont souvent faux.

Nous n’avons ni la capacité, ni la connaissance suffisante, ni la miséricorde nécessaire, ni l’autorité pour juger qui que ce soit.

Dieu n’est pas venu dans le monde pour juger le monde mais pour le sauver. Laissons le temps à Dieu pour qu’Il sauve notre monde et ne nous précipitons pas dans le jugement des autres. Soyons miséricordieux comme Dieu est miséricordieux. Il est patient et il attend que ceux/celles qui font le mal découvrent la beauté et la joie d’aimer.

Travaillons pour que le bien grandisse en nous et autour de nous. Evitons tout jugement sur nos frères et sœurs.

Prions l’Esprit Saint qui connaît mieux que nous notre cœur et le cœur de nos frères et sœurs. Que Dieu nous donne ce dont nous avons besoin pour que le bien, la Parole de Dieu, la Justice et l’Amour soient les seuls moteurs de nos actions et les seules caractéristiques de notre monde.

Amen.

P Germán

15º Dimanche du temps de l’Église A Église St Hilaire de Mer (France) le 16 juillet 2017

posted Jul 21, 2017, 5:39 PM by German Sanchez

15º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Église St Hilaire de Mer (France) le 16 juillet 2017

1ère lecture : du Livre d’Isaïe 55,10-11

Psaume : Ps 64(65) 10,11.12-13.14

2ème lecture : lettre de St Paul aux Romains 8,18-23

Evangile : selon St Mathieu 13,1-23

L’Évangile de ce dimanche nous présente Jésus faisant un cours de catéchèse.

Son enseignement est très clair et riche. Il est très adapté pour faire un commentaire dans cette belle région de la France où beaucoup de gens connaissent, travaillent et aiment la terre.

Je vous invite à réfléchir quelques instants sur une idée prise de l’Évangile.

La Parole de Dieu est comme un grain semé qui doit donner des fruits.

Si nous sommes chrétiens, si nous avons été baptisés et si nous recevons le Corps et le Sang du Christ le dimanche c’est parce que la Parole de Dieu a été semé en nous.

Nos parents, nos grands-parents, des catéchistes, des amis, un prêtre dans la paroisse ou dans l’aumônerie,… ont semé la Parole dans notre cœur et dans notre intelligence.

La première chose que nous pouvons faire est de remercier ceux et celles qui nous ont permis de connaître la Parole de Dieu et qui nous ont aidé à la faire grandir en nous.

Il y a des gens qui ont semé la Parole de Dieu dans notre vie. Alors, demandons-nous quel genre de terreau la Parole de Dieu a trouvé en nous ? Comment accueillons-nous cette Parole qui a été semée et qui continue à être semée chaque fois que nous écoutons quelqu’un qui nous parle de Dieu ou qui témoigne de l’existence de Dieu dans sa vie?

Avons-nous un cœur suffisamment ouvert pour découvrir la nouveauté, la fraicheur et la puissance de la Parole de Dieu ?

La Parole de Dieu est très puissante mais elle a besoin d’une terre prête à l’accueillir et d’un jardinier soucieux de l’entretenir.

Quand la Parole de Dieu trouve une terre fertile, un cœur et une intelligence qui s’occupent d’elle alors elle produit beaucoup de fruits.

Les fruits de la Parole de Dieu sont la paix dans le cœur, la joie de vivre et l’engagement dans la construction d’un monde meilleur dans lequel la justice et la paix règnent.

Les fruits de la Parole de Dieu se mesurent dans l’amour que nous donnons et que nous sommes capables de recevoir.

Nous avons tous reçu la Parole de Dieu et le Seigneur attend que nous donnions beaucoup de fruits pour notre bonheur et pour le bonheur de ceux et celles qui habitent à côté de nous.

En sortant de cette Eucharistie engageons-nous à devenir de bons jardiniers pour que la Parole de Dieu qui a été semée en nous produise des fruits en abondance.

Ne laissons pas mourir la Parole de Dieu dans notre vie par manque de soins de notre part. Dieu veut que nous soyons heureux et que l’amour soit le moteur de notre existence. Prenons-soin de la Parole de Dieu qui est en nous et notre existence deviendra un beau jardin plein d’amour.

Amen.

   P Germán

14º Dimanche du temps de l’Église A Los Angeles, 8/9 juillet 2017

posted Jul 7, 2017, 4:49 PM by German Sanchez

14º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Los Angeles, 8/9 juillet 2017

1ère lecture : du Livre du prophète Zacharies 9,9-10

Psaume : Ps 144(145)1-2.8-9.10-11.13-14

2ème lecture : de la lettre de Saint Paul aux Romains 8,9.11-13

Évangile : selon St Matthieu 11,25-30

 

La liturgie de ce dimanche nous invite à nous laisser conduire par l’Esprit Saint pour vivre dans la joie et pour devenir doux et humbles de cœur, comme Jésus.

L’Église nous rappelle, chaque fois qu’elle nous donne un sacrement, que l’Esprit de Dieu habite dans nos cœurs. Les baptisés, les confirmés et ceux et celles qui reçoivent l’Eucharistie, sont  des hommes et des femmes qui savent que l’Esprit Saint habite dans le cœur de tout homme et femme de bonne volonté.

Nous sommes habités par l’Esprit Saint mais il faut que nous nous laissions illuminer et guider par Lui pour que sa présence soit efficace. L’Esprit de Dieu ne force pas notre volonté mais il nous laisse libre d’agir selon ses chemins ou de refuser ses voies.

En cette semaine nous pouvons nous demander si notre premier conseiller est l’Esprit de Dieu. En cette semaine nous pouvons nous demander si nous puisons nos forces dans la puissance de l’Esprit Saint qui nous habite.

Si nous regardons la vie de ceux et celles qui se laissent illuminer et guider par l’Esprit de Dieu, nous allons découvrir en eux la joie de vivre, la douceur et l’humilité de Jésus.

Le prophète Zacharie invite les croyants à exulter d’allégresse et à pousser des cris de joie. L’Évangile que nous venons d’entendre se situe juste après que Jésus découvre que sa prédication en Galilée a échoué. Malgré cela il rend grâce à son Père et se réjouit parce que Dieu se révèle aux tout-petits et se cache aux sages et aux savants.

Aussi bien l’ancien que le nouveau Testament nous invitent à vivre dans la joie. Le Pape François nous invite souvent à découvrir la joie de l’Évangile. L’Esprit de Dieu est avec nous pour nous aider à transformer en positif tout ce qu’il y a de négatif dans notre vie et dans le monde. Les disciples du Christ, ceux et celles qui se laissent animer par l’Esprit de Dieu doivent être des prophètes du bonheur, des messagers d’espérance et des artisans de positivité.

La joie produite par la présence de l’Esprit de Dieu dans notre vie fait de nous des hommes et des femmes avec un cœur doux et humble comme Jésus.

Les chrétiens et l’Eglise tout entière doivent avoir un cœur qui ressemble à celui de Jésus.

La critique méprisante, les jugements téméraires, les condamnations et le mépris des pauvres et des malheureux ne sont pas compatibles avec l’action de l’Esprit Saint.

Les orgueilleux, les puissants, ceux et celles qui croient tout savoir, les gens qui se considèrent parfaits, sans faute et sans péché, ont un cœur trop fermé pour accueillir l’Esprit de Dieu.

L’Esprit Saint est dans notre cœur pour nous aider à devenir, comme Jésus, doux et humbles.

En cette semaine, ouvrons notre cœur à l’Esprit Saint pour que la joie de Dieu habite notre vie et pour que nos paroles et nos actions soient toujours inspirées par la douceur et l’humilité de notre frère Jésus. Amen.

P Germán

13ème dimanche du Temps de l’Eglise A

posted Jun 30, 2017, 5:55 PM by German Sanchez

13ème dimanche du Temps de l’Eglise A

Orange County/Los Angeles, le 1-2 juillet 2017

1ère lecture : du 2º Livre des Rois 4,8-11, 14-16a

Psaume 88(89) 2-3.16-17.18-19

2ème lecture : de la lettre de St Paul aux Romains 6, 3-4.8-11

Evangile : selon St Matthieu 10, 37-42

 

La liturgie nous invite aujourd’hui à réfléchir sur notre façon d’accueillir.

L’accueil est une attitude qui doit s’apprendre et qui doit se nourrir tous les jours.

L’accueil est une attitude qui nous permet de vivre en relation avec Dieu et avec les autres. Le contraire de l’accueil est l’égoïsme, l’enfermement, la solitude.

Pour accueillir il faut ouvrir la porte, vivre dans l’humilité et faire confiance.

Ouvrir la porte.

La première démarche que nous devons faire pour accueillir Dieu et les autres est d’ouvrir la porte de notre cœur et de notre maison. Dieu ne peut pas entrer dans un cœur fermé ou dans une maison qui n’est pas ouverte. La peur nous conduit toujours à fermer les portes, à nous isoler, à construire des murs qui nous séparent des autres et à vivre dans l’égoïsme.

Une porte ouverte est toujours une invitation, une porte fermée est le symbole du refus. Une porte ouverte invite à l’amitié, une porte fermée fait penser à la solitude.

Nous devons ouvrir les portes pour que l’Esprit de Dieu puisse souffler dans nos cœurs, dans notre vie et dans nos relations.

Nous devons ouvrir les portes de nos maisons pour que les autres puissent entrer dans notre vie et partager avec nous les richesses que Dieu leur a confiées. Seulement les portes ouvertes de la maison peuvent nous permettre de rencontrer et de dialoguer avec nos frères et sœurs pour construire ensemble un monde meilleur pour tous.

Dieu a ouvert les portes du ciel pour que nous puissions avoir une communication permanente avec Lui et nous invite à ouvrir nos portes pour vivre en communication avec les autres.

Dans l’accueil il est important aussi de vivre dans l’humilité. L’humilité est le sentiment noble qui nous permet de reconnaître que nous avons besoin de Dieu et des autres. Il est important de rester toujours humble pour ne pas croire que nous pouvons construire notre vie loin de Dieu et loin de nos frères et sœurs. Les personnes humbles se réjouissent dans l’accueil de Dieu et des autres parce qu’elles savent que dans la rencontre et dans le dialogue avec les autres elles grandissent.

L’humilité nous aide à découvrir la richesse que les autres partagent avec nous quand nous les accueillons. L’humilité nous aide à accueillir les autres tels qu’ils sont et à reconnaître que bien souvent nous n’arrivons pas à comprendre les paroles ou les actions des autres. L’humilité nous aide à grandir tous les jours parce qu’elle nous rappelle que nous n’avons pas tout, que nous ne connaissons pas tout et que nous avons besoin des autres pour compléter ce qui manque dans notre vie.

Dans l’accueil il faut aussi faire confiance. Seulement dans la confiance nous pouvons avoir des relations sincères et vraies. Si nous faisons confiance à Dieu et aux autres nous pouvons vivre en paix. La confiance est indispensable pour que l’autre puisse se sentir à l’aise et puisse partager le meilleur de lui/elle avec nous. La méfiance nous pousse à fermer les portes, à croire que nous n’avons pas besoin des autres et à nous retirer de la société pour vivre dans la solitude et dans la peur.

Nous avons besoin d’accueillir et d’être accueillis pour vivre heureux.

Amen.  P Germán

12º Dimanche du temps de l’Église A Los Angeles, le 25 juin 2017

posted Jun 20, 2017, 2:34 PM by German Sanchez

12º Dimanche du temps de l’Église

Année Liturgique A

Los Angeles, le 25 juin 2017

Première communion de Maxime et Alexandra

1ère lecture : du Livre de Jérémie 20,10-13

Psaume : Ps 68(69) 8-10.14.17.33-35

2ème lecture : de la lettre de St Paul aux Romains 5,12-15

Evangile : selon St Matthieu 10,26—33

Avec la fête de la Trinité que nous avons célébrée il y a deux semaines, nous avons conclu le temps pascal et nous revenons au temps ordinaire ou temps de l’Église.

Maintenant, la liturgie nous invite particulièrement à réfléchir et à essayer de mettre en pratique la foi, à pratiquer la foi dans la vie de tous les jours.

La foi, la relation avec Jésus doit se pratiquer. C’est un non-sens, une contradiction de dire j’ai la foi mais je ne suis pas pratiquant.

La foi qui ne se manifeste pas dans les paroles et les actes de la vie de tous les jours est une foi morte. Elle n’est pas la foi en Jésus-Christ. Jésus est un Dieu d’hommes et de femmes qui agissent dans le monde illuminés, guidés et fortifiés par la présence de Dieu dans leur cœur.

Les lectures de ce dimanche nous rappellent que la foi est synonyme de confiance et que les chrétiens sont des messagers de la Bonne Nouvelle.

La foi est synonyme de confiance.

Croire en Dieu veut dire vivre dans la confiance. Dans l’Évangile de ce dimanche Jésus dit à ses disciples : « ne craignez pas. » Plusieurs fois dans la Bible la Parole de Dieu nous invite à dépasser la peur pour vivre dans la confiance.

Il est vrai que dans notre monde il y a beaucoup de situations et des événements qui peuvent nous conduire vers la peur. Nous ne sommes pas naïfs et nous savons que le mal existe autour de nous. Mais les chrétiens, les baptisés, ceux et celles qui se nourrissent du Corps et du Sang du Christ, ceux et celles qui ont reçu l’Esprit de Dieu, sont des hommes et des femmes qui voient et qui mettent en valeur tout ce qu’il y a de bon et de beau dans le monde. Nous vivons dans la confiance parce que nous savons que Dieu est avec nous et que le mal n’aura pas la dernière parole.

Le mal commis par des petits groupes fait souvent beaucoup de bruit. L’amour et la bonté qui existent dans le cœur de beaucoup d’hommes et de femmes de notre monde ne font pas de bruit mais ils agissent dans notre société et nous les chrétiens nous en sommes les témoins.

Le terrorisme et toutes les autres formes diaboliques de haine ne nous font pas peur. J’ai été heureux de voir les millions de jeunes qui se sont réunis en concert une semaine après les attentats de Manchester et de Londres. Ils chantaient ensemble : Love, love, love. Quel bonheur de savoir qu’il y a des millions et des millions de jeunes qui croient à l’amour et qui n’ont pas peur d’annoncer à tous que l’amour règnera dans notre monde.

Nous sommes des messagers de la Bonne Nouvelle. Le monde a besoin d’hommes et de femmes comme vous et moi qui annoncions par nos paroles et par nos actes que Dieu est amour, qu’Il est parmi nous, que nous sommes des prophètes de bonheur et que la paix et la justice règneront dans le monde quand l’humanité ouvrira les portes de son cœur à l’action de l’Esprit de Dieu. 

N’ayons pas peur. Allons annoncer à tous que Dieu est amour et que l’amour est l’arme la plus puissante pour vaincre le mal dans toutes ses formes.

P Germán

LE CORPS DU CHRIST A Los Angeles, le 18 juin 2017

posted Jun 16, 2017, 3:00 PM by German Sanchez

LE CORPS DU CHRIST A

Los Angeles, le 18 juin 2017

Première communion de Thomas D’Herbecourt

1ère lecture : du Livre du Deutéronome 8,2-3.14b-16a

Psaume : Psaume 147(147B) 12-13.14-15.19-20

2ème lecture : de la 1ère lettre de St Paul aux Corinthiens 10,16-17

Evangile: selon St Jean 6,51-58

La fête du Corps du Christ que nous célébrons aujourd’hui nous rappelle que l’Eucharistie est action de grâce, que nous sommes le Corps du Christ et que la foi a besoin de se nourrir de l’Eucharistie.

L’Eucharistie est action de grâce.

Moïse rappelle au peuple d’Israël tout ce que le Seigneur a fait pour eux. Aujourd’hui l’Eglise nous rappelle dans chaque Eucharistie que nous devons rendre grâce au Seigneur pour tout ce qu’Il a fait et qu’Il continue à faire pour nous.

La première raison pour laquelle les chrétiens se rassemblent le dimanche est  pour rendre grâce à Dieu.

Tous les dimanches nous pouvons faire une liste de tout ce que le Seigneur nous a donné dans la semaine pour lui rendre grâce. L’Eucharistie nous permet de laisser toutes les activités de côté pour remercier le Seigneur pour la création qu’il a mise dans nos mains, pour les talents qu’Il nous a confiés et pour la vie qu’Il nous prête tous les jours.

La fête d’aujourd’hui nous invite à vivre dans l’action de grâce.

L’Église nous rappelle souvent que nous sommes le Corps du Christ. Nous communions au Corps et au Sang du Christ pour devenir ce que nous mangeons et ce que nous buvons. La communauté chrétienne qui participe à l’Eucharistie est le Corps du Christ visible aujourd’hui. Par la participation à l’Eucharistie nous nous engageons à devenir les mains du Christ qui donnent aux pauvres, la voix du Christ qui console ceux et celles qui souffrent et les pieds du Christ qui vont de ville en ville annonçant la Bonne Nouvelle à toute la création.

Chaque fois que nous participons à l’Eucharistie, l’Eglise nous envoie dans le monde pour que nous soyons des ouvriers de paix et de justice et pour que nous annoncions à toute l’humanité que nous sommes tous des enfants de Dieu et des frères et sœurs de Jésus. La communauté chrétienne qui célèbre l’Eucharistie reçoit la mission de vivre au milieu des autres la fraternité pour que tous les hommes et les femmes comprennent que nous sommes de la même famille : la famille de Dieu.

Pour vivre comme chrétiens au milieu des autres nous avons besoin de recevoir le pain et le vin qui nourrissent la foi. 

La foi a besoin de se nourrir de l’Eucharistie. La foi s’étiole et disparaît si elle n’est pas nourrie par le Corps et le Sang du Christ. C’est une illusion de croire  que nous pouvons vivre la foi sans l’Eucharistie. Celui qui continue à croire et qui ne reçoit pas souvent l’Eucharistie construit son propre Dieu et invente une religion qui lui permet de faire tout ce qu’il veut. La foi sans l’Eucharistie est comme la vie sans la nourriture. Un chrétien qui ne participe pas à l’Eucharistie est un chrétien en danger. Il s’éloigne de Jésus, il n’écoute plus sa voix, il ne reçoit plus les sacrements qui illuminent, guident et fortifient nos paroles et nos actes.

Nous ne pouvons pas vivre en communion avec Dieu et avec la communauté chrétienne si nous ne participons pas à l’Eucharistie.

Remercions le Seigneur pour l’amour qu’il nous donne, soyons heureux d’être le Corps du Christ dans le monde d’aujourd’hui et vivons en communion avec Dieu et avec la communauté chrétienne.

L’Eucharistie est le plus grand cadeau que Dieu a fait à l’humanité.

Amen.  P Germán

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