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Message du P. Germán le 14 mai 2017 SACREMENT DE LA CONFESSION

posted May 9, 2017, 5:34 PM by German Sanchez

Message du P. Germán

SACREMENT DE LA CONFESSION

Le sacrement de la réconciliation (confession) est fréquenté par très peu de chrétiens. Ceux et celles qui ne vont plus voir le prêtre pour demander pardon à Dieu pour leur fautes et pour recommencer une vie nouvelle illuminée et fortifiée par l’Esprit Saint préfèrent aller voir le psychiatre, le psychologue, le thérapeute… des gens qu’il faut payer pour qu’ils nous écoutent et éventuellement nous donnent un conseil.

Si vous lisez ces extraits du discours du Pape François aux participants au XXIIIème cours sur le for intérieur organisé par le Tribunal Ecclésiastique Pénitentiaire du Vatican, vous allez redécouvrir la beauté et la richesse du sacrement de la réconciliation.

Le texte complet est en internet dans le site du Vatican 

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2017/march/documents/papa-francesco_20170317_corso-foro-interno.html

 

«  Chers frères,

…En réalité, je vous le confesse, le tribunal de la Pénitencerie est le type de tribunal que j’aime beaucoup ! Parce que c’est un « tribunal de la miséricorde » auquel on s’adresse pour obtenir ce médicament indispensable pour notre âme qu’est la miséricorde divine !

Votre cours sur le for intérieur qui contribue à la formation de bons confesseurs, est plus que jamais utile et je dirais même nécessaire de nos jours. Certes, on ne devient pas de bons confesseurs grâce à un cours, non : l’école du confessionnal est une « longue école » qui dure toute la vie.

Je voudrais indiquer trois aspects à ce propos.

1. Le « bon confesseur » est avant tout un véritable ami de Jésus, un bon pasteur. Un ministère de la Réconciliation « enveloppé de prière » sera le reflet crédible de la miséricorde de Dieu et évitera ces duretés et incompréhensions qui pourraient parfois naître également dans la rencontre sacramentelle.

Et la prière est donc la première garantie pour éviter toute attitude de dureté qui juge inutilement le pécheur et non le péché.

Dans la prière, il est nécessaire d’implorer le don d’un cœur blessé, capable de comprendre les blessures des autres et de les guérir avec l’huile de la miséricorde, celle que le bon Samaritain a versée sur les plaies de ce malheureux dont personne n’avait eu pitié (cf. Lc 10, 34).

Dans la prière, nous devons demander le don précieux de l’humilité, pour qu’il apparaisse toujours clairement que le pardon est un don gratuit et surnaturel de Dieu, dont nous sommes de simples administrateurs, bien que nécessaires, par la volonté même de Jésus ; et Il se réjouira certainement si nous faisons un large usage de sa miséricorde.

2. Le bon confesseur est, en second lieu, un homme de l’Esprit, un homme du discernement. Que de mal fait à l’Église par ce manque de discernement ! Que de mal fait aux âmes d’une action qui ne plonge pas ses racines dans l’écoute humble de l’Esprit Saint et de la volonté de Dieu…. Le discernement permet de voir clair sur la situation et ne pas faire de généralisations. Le discernement éduque le regard et le cœur, en permettant cette délicatesse d’esprit si nécessaire face à celui qui ouvre le sanctuaire de sa conscience pour en recevoir lumière, paix et miséricorde.

Le discernement est aussi nécessaire parce que celui qui s’approche du confessionnal, peut provenir de situations les plus disparates ; il pourrait également avoir des troubles spirituels, dont la nature doit être soumise à un discernement attentif, en tenant compte de toutes les circonstances existentielles, ecclésiales, naturelles et surnaturelles….

3. Enfin, le confessionnal est aussi un véritable lieu d’évangélisation. En effet, il n’y a pas d’évangélisation plus authentique que la rencontre avec le Dieu de la miséricorde, avec le Dieu qui est miséricorde. Rencontrer la miséricorde signifie rencontrer le véritable visage de Dieu, tel que le Seigneur Jésus nous l’a révélé…

Dans le dialogue, bien que bref, qu’il instaure avec le pénitent, le confesseur est appelé à discerner ce qui est le plus utile et ce qui est même nécessaire au chemin spirituel de ce frère ou de cette sœur ; il sera parfois nécessaire de ré-annoncer les vérités de la foi les plus élémentaires, le noyau incandescent, le kérygme, sans lequel l’expérience même de l’amour de Dieu et de sa miséricorde resterait comme muette; il s’agira parfois d’indiquer les fondements de la vie morale, toujours en rapport avec la vérité, le bien et la volonté du Seigneur. Il s’agit d’une œuvre de discernement prompt et intelligent, qui peut faire beaucoup de bien aux fidèles.

En effet, le confesseur est appelé quotidiennement à se rendre dans les « périphéries du mal et du péché » – c’est une périphérie laide ! – et son œuvre représente une authentique priorité pastorale. Confesser est une priorité pastorale. S’il vous plaît, qu’il n’y ait pas ce type de panneaux : « Les confessions se font uniquement le lundi, le mercredi de telle à telle heure ». Il faut confesser chaque fois qu’on te le demande.

Priez toujours pour vos frères et sœurs qui s’approchent du sacrement du pardon. Et s’il vous plaît, priez aussi pour moi.

Et je ne voudrais pas finir sans quelque chose qui m’est venu à l’esprit quand le cardinal-préfet a parlé. Il a parlé des clés et de la Vierge, et cela m’a plu et je dirai une chose… deux choses. Cela m’a fait beaucoup de bien, quand j’étais jeune, de lire le livre de saint Alphonse-Marie de Liguori sur la Vierge Marie : Les gloires de Marie. À la fin de chaque chapitre, il y avait toujours un miracle de la Vierge Marie, avec lequel elle entrait dans la vie et arrangeait les choses. Et la seconde chose. À propos de la Vierge, il y a une légende, une tradition qui, m’a-t-on dit, existe dans le sud de l’Italie : la Vierge des mandariniers. C’est une terre où il y a beaucoup de mandariniers, n’est-ce pas ? Et on dit que c’est la patronne des voleurs (le pape rit ; l’assemblée rit). On dit que les voleurs vont prier là-bas. Et la légende – c’est ce qu’on dit – explique que les voleurs qui prient la Vierge des mandariniers, lorsqu’ils meurent, font la queue devant Pierre qui a les clés et qui ouvre pour laisser passer quelqu’un, puis ré-ouvre pour laisser passer quelqu’un d’autre, etc; et, la Vierge, quand elle voit l’un des voleurs, lui fait signe de se cacher ; puis, lorsqu’ils sont tous passés, Pierre ferme et la nuit tombe. La Vierge l’appelle alors par la fenêtre et le fait entrer par cette même fenêtre. C’est un récit populaire, mais il est très beau : pardonner avec notre Mère à côté ; pardonner avec la Mère. Parce que cette femme, cet homme qui vient au confessionnal, a une Mère au ciel qui lui ouvrira la porte et l’aidera au moment d’entrer au ciel. Toujours la Vierge, parce que la Vierge nous aide aussi dans l’exercice de la miséricorde. Je remercie le cardinal pour ces deux signes : les clés et la Vierge Marie. Merci beaucoup.

Je vous invite – c’est l’heure – à prier ensemble l’Angelus : « Angelus Domini… »

(Bénédiction)

Ne dites pas que les voleurs vont au ciel ! Ne dites pas cela (le pape rit ; l’assemblée rit).

Bonne semaine.

P Germán le 14 mai 2017
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