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Message du P. Germán le 2 déc. 2012 Message au Peuple de Dieu du Synode...

posted Nov 30, 2012, 10:36 AM by German Sanchez   [ updated Nov 30, 2012, 10:37 AM ]

Message du P. Germán

Message au Peuple de Dieu du Synode des évêques pour la nouvelle évangélisation

 

Le synode des évêques sur la nouvelle évangélisation a touché à sa fin le dimanche 28 octobre 2012.

Un message a été adressé, par les 349 participants au synode, au peuple de Dieu.

Comme le message est un peu long et que je crois qu’il est important que tous les chrétiens puissent le lire, je me permets de publier l’intégralité du texte dans les prochains bulletins.

Bonne lecture et si ce texte vous donne des idées pour notre paroisse, n’hésitez pas à nous les communiquer.

 

…. Continuation du bulletin précédent.

6. Recueillir les nouvelles chances d’évangélisation dans le monde d’aujourd’hui

Ce courage serein inspire également notre regard sur le monde contemporain. Nous ne nous sentons pas intimidés par les conditions des temps que nous vivons. C’est un monde plein de contradictions et de défis, mais il reste création de Dieu, blessé certes par le mal, mais toujours aimé de Dieu, dans lequel peut germer à nouveau la semence de la Parole afin qu’elle donne un fruit neuf.

Il n’y a pas de place pour le pessimisme dans les esprits et dans les cœurs de ceux qui savent que leur Seigneur a vaincu la mort et que son Esprit œuvre avec puissance dans l’histoire. Avec humilité, mais aussi avec détermination - celle qui vient de la certitude que la vérité vaincra à la fin - nous rejoignons ce monde et voulons y voir une invitation de Dieu à être témoin de son Nom. Notre Église est vivante et affronte, avec le courage de la foi et le témoignage de tant de ses fils, les défis que l’histoire nous lance.

Nous savons que, dans le monde, nous devons faire face à l’âpre combat contre «les Principautés et les Puissances », «les esprits du mal » (Ep 6, 12). Nous ne nous cachons pas les défis des phénomènes de globalisation, ni ne les craignons. Ils doivent être pour nous une chance pour l’élargissement de la présence de l’Évangile. De même les migrations - avec le poids de souffrance qu’elles comportent et dont nous voulons sincèrement être proches par un authentique accueil des frères - sont des occasions, comme cela est déjà arrivé dans le passé, de diffusion de la foi et de communion à travers la variété des formes qu’elles prennent. La sécularisation, mais aussi la crise de l’hégémonie de la politique et de l’État, conduisent l’Église à repenser sa propre présence dans la société, mais sans renoncer à cette présence. Les nombreuses et toujours nouvelles formes de pauvreté ouvrent des espaces inédits au service de la charité : la proclamation de l’Évangile engage l’Église à être proche des pauvres et à faire sienne leur souffrance à la manière de Jésus. Même dans les formes les plus âpres de l’athéisme et de l’agnosticisme nous entendons pouvoir reconnaître, bien que sous la forme de contradictions, non un vide, mais une nostalgie, une attente qui espère une réponse adéquate.

Face à ces interrogations que les cultures dominantes posent à la foi et à l’Église, nous renouvelons notre confiance dans le Seigneur, sûrs que même dans ces contextes l’Évangile est porteur de lumière et capable de guérir chaque faiblesse de l’homme. Ce n’est pas nous qui conduisons l’œuvre de l’évangélisation mais Dieu. Comme le Pape nous l’a rappelé : «La première parole, l’initiative vraie, l’activité vraie, vient de Dieu et c’est seulement en nous insérant dans cette initiative divine, seulement en implorant cette initiative divine, que nous pouvons nous aussi devenir – par Lui et en Lui – évangélisateurs » (Benoît XVI, Méditation de la première Congrégation générale de la XIIIème Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques , Rome le 8 octobre 2012).

7. Évangélisation, famille et vie consacrée

Depuis la première évangélisation, la transmission de la foi dans la succession des générations a trouvé dans la famille un lieu naturel. À l'intérieur de celle-ci - avec un rôle tout spécial assumé par les femmes, sans oublier la figure et la responsabilité paternelle - les signes de la foi, la communication des premiers rudiments, l'éducation à la prière, le témoignage des fruits de l'amour ont été introduits dans l'existence des enfants et des jeunes par le soin que chaque famille réserve à la croissance de ses enfants. Dans la diversité des situations géographiques, culturelles et sociales, tous les Évêques du Synode ont confirmé ce rôle essentiel de la famille dans la transmission de la foi. On ne peut penser une nouvelle évangélisation sans ressentir une responsabilité spéciale pour l'annonce de l'Évangile aux familles et les soutenir dans leur devoir d'éducation.

Nous ne nous cachons pas le fait qu'aujourd'hui la famille, qui se constitue par le mariage d'un homme et d'une femme, faisant d’eux «une seule chair » (Mt 19, 6) ouverte à la vie, est traversée partout par des facteurs de crises, environnée de modèles de vie qui la pénalisent, négligée par les politiques de cette société dont elle est pourtant la cellule fondamentale, pas toujours respectée dans ses rythmes, ni soutenue dans ses engagements, parfois par les communautés ecclésiales elles-mêmes. C’est précisément cela qui nous pousse à dire que nous devons avoir un soin particulier pour la famille et pour sa mission dans la société et dans l'Église, en développant des parcours d'accompagnements spécifiques avant et après le mariage. Nous voulons aussi exprimer notre reconnaissance aux si nombreux époux et si nombreuses familles chrétiennes qui par leur témoignage continuent à montrer au monde une expérience de communion et de service qui est le germe d'une société plus fraternelle et plus pacifique.

Notre pensée va aussi vers les nombreuses situations familiales et de vie commune dans lesquelles n'est pas respectée cette image d'unité et d'amour pour toute la vie que le Seigneur nous a confiée. Il y a des couples qui mènent vie commune sans le lien sacramentel du mariage, les situations familiales irrégulières construites après l'échec de mariages antérieurs se multiplient : douloureux événements qui se répercutent aussi sur l'éducation des enfants à la foi. À tous ceux-là nous voulons dire que l'amour du Seigneur n'abandonne personne, que l’Église les aime aussi et reste une maison accueillante pour tous, qu’ils demeurent membres de l’Église même s’ils ne peuvent recevoir l’absolution sacramentelle et l’Eucharistie. Que les communautés catholiques soient accueillantes envers ceux qui vivent ces situations, et qu'elles favorisent des chemins de conversion et de réconciliation.

La vie familiale est le premier lieu dans lequel l'Évangile se rencontre dans le quotidien de la vie et montre sa capacité à transfigurer les conditions fondamentales de l'existence sous le signe de l'amour. Il n'est pas de moindre importance pour le témoignage de l'Église de montrer comment cette vie temporelle s'accomplit au-delà de l'histoire des hommes et rejoint la communion éternelle avec Dieu. Jésus ne se présente pas simplement à la Samaritaine comme celui qui donne la vie, mais comme celui qui donne la «vie éternelle » (Jn 4,14). Le don de Dieu, que la foi rend présent, n'est pas simplement la promesse de conditions meilleures dans ce monde, mais l'annonce que le sens ultime de notre vie est au-delà de ce monde, dans cette communion pleine avec Dieu que nous attendons à la fin des temps.

De cet horizon supraterrestre du sens de l'existence humaine, ceux qui ont été appelés à la vie consacrée par le Seigneur sont particulièrement témoins dans l’Église et dans le monde. Cette vie, justement parce que totalement consacrée à lui, dans l'exercice de la pauvreté, de la chasteté et de l'obéissance, est le signe d'un monde à venir qui relativise tout bien de ce monde. Que de l'Assemblée du Synode des Évêques parvienne à ces frères et sœurs notre reconnaissance pour leur fidélité à l'appel du Seigneur et pour la part qu'ils ont prise et prennent à la mission de l’Église, que leur parvienne aussi l'exhortation à l'espérance dans des situations difficiles pour eux aussi, en ces temps de changements; et enfin l'invitation à persévérer en tant que témoins et promoteurs de la nouvelle évangélisation dans les divers milieux de vie en lesquels le charisme de chacun de leurs instituts les a placés.

…à suivre dans les prochains bulletins…

 

Bonne année de la Foi

Bonne semaine.

 P Germán le 2 décembre 2012


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